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Sommet des océans à Nice : quelles avancées ? | Ça vous regarde - 12/06/25


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GRAND DÉBAT / Sommet des océans à Nice : quelles avancées ?  

« Le récap » par Marco Paumier  

À l’occasion de l’Unoc3, la Conférence des Nations Unies sur l’océan, le président Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, ont multiplié les annonces. Sur le plan national, la France prévoit de porter à 78 % la part de ses eaux classées en aires marines protégées (AMP), en assurant une « protection forte » pour 4 % d’entre elles — contre seulement 0,1 % aujourd’hui. Ce texte prévoit notamment la tenue régulière de COP pour coordonner les efforts de protection de la haute mer. En parallèle, Emmanuel Macron soutient, avec 37 autres pays, la mise en place d’un moratoire sur l’extraction minière des fonds marins. Ces annonces traduisent une volonté affichée de protéger les océans, mais leur mise en œuvre soulève plusieurs interrogations. Au niveau national, la notion de « protection forte » reste floue, ce que dénoncent les associations environnementales. Le traité BBNJ devra composer avec la vingtaine d’organisations régionales de gestion des pêches déjà en place, et ses effets ne se feront sentir qu’après les premières COP. Enfin, le moratoire sur l’extraction minière, bien que soutenu par une coalition de pays, reste fragile : moins de 40 États y ont adhéré, et son efficacité semble incertaine face à des puissances comme les États-Unis, où un décret signé par Donald Trump autorise déjà l’exploitation des fonds marins. Dans ce contexte, que peut-on réellement attendre des engagements pris lors de l’Unoc3 ?

Invités :

- Éléonore Caroit, députée apparentée « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France

- Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine

- Maître Sébastien Lootgieter, avocat spécialiste du droit maritime

- Véronique Andrieux, directrice générale de WWF


INTERVIEW FRANC-PARLER / Denis Gravouil : entre rapport et conclave, l’heure de vérité sur les retraites… 

Présenté jeudi 12 juin 2025, le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit une dégradation du déficit qui devrait atteindre 0,2 point de PIB en 2030 et 1,4 point de PIB en 2070 dans la situation actuelle. Afin de rééquilibrer le système de financement des retraites, le COR mentionne 4 leviers d’action : trois pistes considérées comme étant « récessives », qui toucheraient au revenu net, à la demande des ménages et au coût du travail, et une dernière « expansive » préférée, qui reculerait l’âge de départ à la retraite offrant ainsi un accroissement du taux d’emploi et l’enrichissement du pays. L’âge de départ à la retraite serait donc porté à 64,3 ans en 2030, 65,9 ans en 2045 et 66,5 ans en 2070. Les syndicats ont été nombreux à réagir à ce report de l’âge de départ à la retraite. La CGT accuse le président du COR, Gilbert Cette, d’être un proche d’Emmanuel Macron et suggère qu’il « devrait démissionner de son poste de Président » car il aurait failli en ne respectant pas les opinions diverses à ce sujet. Après le départ de la plupart des participants, le résultat du conclave sur les retraites ira-t-il à l’encontre des recommandations du COR ? 


Grand invité : Denis Gravouil, secrétaire confédéral CGT en charge des négociations sur les retraites


GRAND ANGLE / Correction des copies : et si l’IA remplaçait les professeurs ?  

Invités : 

- Bastien Blain, professeur junior d’économie à l’université Panthéon-Sorbonne

- Dimitri Nicolas, co-fondateur de l’application « Examino »

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