Hello! Je suis de retour avec un nouvel épisode du ME-MI project ( le 9ème du podcast il me semble !!) et aujourd’hui je choisis de parler d’un sujet qui me tient à cœur, la racialisation et spécifiquement l’expérience et les effets de cette catégorisation sociale sur les vies des personnes qui en font l’objet. Étant une femme noire, afro descendante, à la peau sombre et évoluant dans une société occidentale construite sur une racialisation subordonnant les personnes de couleur à une catégorie minoritaire, en nombre, en représentativité, en légitimité, je voulais aborder le fait qu’exister en tant que personne racisée et spécifiquement en tant que femme noire, n’est pas chose aisée. Il existe de nombreux stéréotypes réducteurs qui nous enferment et nous limitent à des caricatures, définissent les démarcations de notre identité supposée. Et je refuse cet état de fait. Je refuse le fait qu’une espèce de moule préétabli, d’espace délimité circonscrive la façon dont les personnes noires doivent agir, se mouvoir dans le monde, exister. Je parle des nombreux stéréotypes attachés à cette racialisation et de son impact sur mon rapport à mon identité. Les phrases telles « tu es trop noire », « tu parles comme une blanche », « tu n’es pas assez noire » sont quelques phrases blessantes, réductrices qui ont été prononcées et reçues par de nombreuses personnes noires et blanches, entre autres ethnicités, et participant à conditionner de façon injuste les caractéristiques supposément généralisables des personnes noires. Je tenais à mettre en lumière le caractère problématique de cette espèce de carcan dans lequel on est enfermés, consciemment ou non. S’il y a une chose que vous devez retenir de cet épisode, il s’agit notamment de son titre donc ça tombe bien; c’est qu’il n’y a pas une seule façon d’être noir.e. Il n’y a pas une seule façon d’être, tout court. Et il est temps que cette évidence soit partagée par plus de personnes.