Nous continuons notre tour du monde des meilleures pratiques marketing. Après l'interview de Bryan Meszaros sur les vitrines interactives immobilières, nous restons aux Etats-Unis avec Stephen SCHWEICKART, président de VScreen, leader de la vidéo immobilière automatisée sur le continent nord-américain. Cette interview sera découpée en 3 parties, nous démarrons cette semaine avec un point général sur la place de la vidéo dans l'approche commerciale de l'immobilier. Plus loin des généralités, vous allez découvrir un véritable retour d'expérience d'une personne qui est largement contribué au développement de la vidéo immobilière, qui a testé beaucoup de formules différentes et qui nous livre aujourd'hui les clés de ce qui marche réellement.
Lionel LATHAM : Bonjour. Je suis vraiment ravi de vous rencontrer aujourd’hui sur Skype.
Stephen SCHWEICKART : Moi de même.
Lionel LATHAM: Je voulais un peu parler de votre vaste expérience dans Ie domaine des vidéos immobilières. Pourriez-vous vous présenter brièvement et nous parler de VScreen, l’entreprise que vous avez fondée ?
Stephen SCHWEICKART : Avec plaisir. VScreen est le pionnier de l’industrie du marketing vidéo, mais aussi du contenu vidéo en général. Nous sommes dans le milieu depuis sept ans. Je ne sais pas si vous connaissez bien les entreprises aux États-Unis, mais nous travaillons beaucoup sur des vidéos pour Realtor.com, Century 21, ainsi que d’autres entreprises d’envergure dot.com, tel que Homes.com.
Par ailleurs, nous avons également deux produits : Listingvideos.com, entièrement basé sur la technique informatisée, et Marketvideos.com. Nous travaillons dans le domaine depuis un certain temps.
Lionel LATHAM : Ok, je mettrai les liens en-dessous de la publication. Depuis combien de temps l’entreprise existe-t-elle ? Quand a-t-elle été fondée ?
Stephen SCHWEICKART : Elle a été fondée vers 2007 – 2008. Dans les premières années, nous avons fait beaucoup de visites de propriétés en vidéo (property tours). Nous travaillions alors à l’extérieur et envoyions des équipes pour filmer des propriétés extrêmement luxueuses, car au moment où on commençait, on n’avait pas spécialement de moyen moins coûteux pour le faire.
Après avoir procédé ainsi pendant quelques années, notre entreprise a fini par intégrer des technologies plus évolutives qui nous ont permis de produire de manière plus économique, tout en garantissant une très haute qualité de nos produits. Les coûts de déplacement pour ne faire qu’une vidéo à la fois se comptent en plusieurs milliers de dollars, ce qui revient extrêmement cher pour un grand nombre d’agents et d’entreprises immobilières. C’est la raison pour laquelle nous ne faisons plus de visites vidéo. À la place, nous proposons des « vidéos annonces » (listing-videos) à travers des techniques informatisées. Le principe consiste à extraire toutes les données et à générer automatiquement des vidéos en grande quantité. Nous en produisons des centaines par mois.
Lionel LATHAM : Parlons donc de l’immobilier et de la vidéo. Tout d’abord, pourriez-vous nous donner une idée de l’importance de la vidéo en 2014, aux États-Unis, notamment dans l’approche commerciale immobilière ? Peut-on dire qu’elle tient une place importante, qu’elle s’impose de plus en plus dans le domaine, ou qu’elle ne se limite qu’à certaines agences et qu’aux réseaux importants ?
Stephen SCHWEICKART : C’est une très bonne question. À nos débuts, j’ai l’impression que durant ces 3 ou 4 dernières années, nous n’arrêtions pas de parler aux gens de vidéo, encore et encore ; tout le monde va dans cette direction. Les vidéos sont mieux référencées par Google et les taux de clics sont plus élevés que pour toute autre forme de contenu.