Normalement, il n'est pas loin, à portée de votre main, sorte de remplacement high tech du doudou de votre enfance. Durant le confinement, le téléphone portable est devenu notre fenêtre sur le monde extérieur. Mais diriez vous que vous êtes accro à l'addiction au téléphone qui se nomme la nomophobie ? Elodie Gentina, professeur de marketing à l'Ieseg School of Management, nous la définit.
Ne pas avoir accès à l'information en direct, ne pas avoir accès aux données, ne pas avoir accès à une batterie, ne pas avoir accès au Tchat avec ses amis... On peut se poser la question. C'est un comportement addictif et exceptionnel aujourd'hui ça ne fait pas encore partie d'une addiction à proprement parler, mais c'est plutôt une angoisse, une phobie de ne pas avoir de téléphone portable à portée de main.
Et si cette addiction est déjà bien présente dans notre société, le confinement que vit actuellement l'Europe pourrait bel et bien la renforcer.
Concernant les jeunes, pour moi, ils étaient déjà avant le confinement dans l'ère du digital et dépendants au téléphone portable et pendant le confinement, l'Afrique, renforcée après l'école, reprendra. Ils retrouveront leurs copains. Ils seront toujours dans cette forme de dépendance. En revanche, je pense que ce sont plutôt des comportements nouveaux qui ont été adoptés pendant cette période. La relation au travail, la relation personnelle avec l'utilisation de Skype entre parents grands parents était moins connue auparavant. Et puis des nouveaux comportements comme les apéros tweets... des choses qu'on ne faisait pas avant et aujourd'hui, on prend plaisir à le faire et peut être que ce sont des choses qui perdureront par la suite.
Alors, demain, tous nomophobe ? A l'échelle mondiale, ce n'est pas en Europe que l'on trouve le plus de personnes dépendantes, mais en Asie. Un mal qu'il ne faut pas pour autant sous estimer. l'Organisation mondiale de la santé alerte sur ces dangers au même titre que l'alcool ou la drogue.