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Handicap et santé : quand se soigner devient un parcours du combattant.
Tomber malade n'est jamais une partie de plaisir. Mais quand on est en situation de handicap, accéder aux soins peut vite devenir une véritable épreuve. Prendre rendez-vous, trouver un cabinet médical, s'orienter dans un hôpital ou simplement consulter ses résultats d'examens… Autant de gestes du quotidien qui peuvent se transformer en obstacles.
Dans cet épisode de Tranche de Vue, Lise Wagner nous raconte les difficultés qu'elle rencontre au quotidien en tant que personne déficiente visuelle dans son parcours de santé. De la prise de rendez-vous sur Doctolib aux interphones impossibles à utiliser, en passant par les cabinets médicaux difficiles à localiser et les hôpitaux où trouver le bon service relève parfois de l'exploit, elle nous partage des situations concrètes, parfois absurdes, souvent révélatrices d'un manque d'accessibilité.
Mais tout n'est pas noir ! Certaines initiatives facilitent déjà considérablement l'accès aux soins. Lise revient notamment sur les progrès de l'accessibilité numérique, les notices de médicaments proposées par HandicapZéro, le braille sur les boîtes de médicaments ou encore les solutions de guidage indoor comme Evelity, développée par Okeenea.
Au-delà des outils et des aménagements, cet épisode soulève une question essentielle : celle de l'autonomie et de la vie privée. Car pouvoir se faire accompagner quand on en a besoin, c'est une chose. Être obligé de dépendre de quelqu'un pour accéder à ses propres informations médicales, c'en est une autre.
Alors, quels sont les obstacles rencontrés par les personnes déficientes visuelles dans leur parcours de santé ? Quelles solutions existent pour faciliter leur accès aux soins ? Et pourquoi l'autonomie reste-t-elle un enjeu fondamental, même lorsqu'il s'agit de santé ?
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Teleko : cette petite télécommande qui fait parler la ville.
Imaginez un monde où, pour trouver une entrée de métro, connaître le numéro d’un bus ou traverser une rue en sécurité, vous ne pouvez pas simplement lever les yeux. Pour les personnes déficientes visuelles, accéder à ces informations du quotidien demande souvent de chercher, de déduire ou de demander de l’aide. Mais un petit objet peut changer la donne : la Teleko.
Dans cet épisode de Tranche de Vue, Lise Wagner nous raconte l’histoire de cette télécommande qu’elle utilise depuis près de trente ans. Découverte en 1996 alors qu’elle était étudiante, la Teleko lui a permis de découvrir une nouvelle façon de se déplacer en autonomie. À l’époque, un simple bouton suffisait déjà à faire parler une porte d’amphithéâtre. Aujourd’hui, cet outil permet notamment de déclencher les feux sonores, de localiser des entrées de métro ou encore d’obtenir des informations sur les transports en commun.
Pour nous montrer tout ce que la Teleko change concrètement dans son quotidien, Lise nous emmène avec elle sur un trajet entre son domicile et la Maison des associations de Villeurbanne. Feux piétons, station de métro, arrêt de bus, identification d’un véhicule… À chaque étape, elle nous fait découvrir les informations sonores qui facilitent ses déplacements et renforcent son autonomie.
Mais malgré son utilité, la Teleko reste encore trop peu connue. Son accès dépend notamment des initiatives locales, et toutes les personnes qui pourraient en bénéficier ne savent pas qu’elle existe. Une situation qui pourrait évoluer : lors de la Conférence nationale du handicap du 4 septembre, Emmanuel Macron a annoncé la généralisation des télécommandes de feux sonores.
Alors, comment fonctionne la Teleko ? Comment permet-elle aux personnes déficientes visuelles de se déplacer plus facilement ? Et comment faire pour que cet outil, essentiel à l’autonomie, soit accessible à toutes celles et ceux qui en ont besoin ?
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À chaque rentrée scolaire, on reparle des difficultés liées à l’accueil des enfants handicapés à l’école : manque d’AESH, accompagnement insuffisant, familles en difficulté… Et pourtant, cela fait plus de vingt ans que l’école inclusive est devenue obligatoire. Alors, que signifie réellement être inclus quand on est un enfant déficient visuel ?
Dans cet épisode, je vous emmène dans mes souvenirs d’écolière, dans une petite école de village des Hautes-Alpes où les mots « AESH » et « école inclusive » n’existaient pas encore. Entre lignes de cahier repassées au stylo noir, consignes lues par ma voisine, tableaux impossibles à déchiffrer, cartes de géographie et systèmes D en tout genre, j’ai grandi en inventant mes propres stratégies pour suivre le rythme des autres.
Mais l’entrée au collège a changé la donne. Nouveaux bâtiments, trajets en car, changements de salles, couloirs bondés… autant de situations qui ont fait émerger une autre question : jusqu’où peut-on demander à un enfant de s’adapter à une école qui n’a pas été pensée pour lui ?
Je partage aussi mon regard sur l’école spécialisée, sur les apprentissages spécifiques comme le braille ou les déplacements, et sur cette opposition entre école ordinaire et école spécialisée qui n’a, selon moi, pas lieu d’être. Car une école réellement inclusive ne devrait pas imposer un modèle unique, mais être capable de s’adapter aux besoins de chaque enfant, au bon moment.
Alors, l’école inclusive est-elle vraiment inclusive ? Quels moyens faut-il mettre en place pour qu’elle le soit réellement ? Et surtout, comment faire en sorte que les choix soient pensés d’abord pour l’enfant concerné ?
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après vous avoir emmenés à la plage dans le précédent épisode, je vous propose aujourd’hui de poursuivre notre escapade estivale… direction les festivals. Concerts en plein air, théâtre, cinéma, gastronomie ou encore bande dessinée : ces événements sont synonymes de découvertes et de moments partagés. Mais quand on est une personne déficiente visuelle, l'expérience peut rapidement se compliquer. Réserver ses places, se repérer dans la foule, accéder aux différents espaces ou simplement retrouver la sortie après un concert… autant de défis qui restent encore bien réels.
Pourtant, les lignes bougent. Accès prioritaires, billetteries adaptées, accompagnement sur place, balises sonores, cheminements tactiles, audiodescription ou équipes dédiées : de plus en plus de festivals repensent leur accueil pour le rendre plus inclusif. Si tout n'est pas encore parfait, certaines initiatives montrent qu'il est possible de concilier culture, autonomie et accessibilité.
Dans cet épisode, je partage avec vous mes souvenirs des Nuits de Fourvière, mes aventures à Jazz à Vienne, quelques déconvenues mémorables et aussi de très belles rencontres. L'occasion de parler d'accessibilité, bien sûr, mais aussi d'entraide, d'organisation, de liberté… et de ces petits détails qui peuvent transformer une sortie culturelle en véritable plaisir.
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La plage évoque souvent le soleil, le farniente et le bruit des vagues. Mais quand on est une personne déficiente visuelle, ce décor de carte postale peut vite se transformer en un véritable défi d'orientation. Perdre le fil des bruits de la mer, voir son repère visuel s'envoler, slalomer entre les serviettes ou s'éloigner du rivage sans savoir comment revenir… Autant de situations qui, pendant longtemps, rendaient la baignade en autonomie bien complexe. Aujourd’hui, des solutions concrètes existent pour ouvrir de nouveaux horizons. Des dispositifs comme l’Audioplage aux applications connectées, en passant par une réflexion globale sur la chaîne de déplacement, l'accès à la mer devient plus sûr et plus libre. Mais comment s'orienter efficacement sur le sable ? Quelles sont les technologies et les aménagements qui changent la donne… et quelles en sont les limites ? Dans cet épisode, je vous partage mes souvenirs d'enfance, mes anecdotes de vacances et des pistes très concrètes pour rendre les plages accessibles à tous, entre quête d'autonomie, sensations de liberté et indispensables repères fixes.
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L’intelligence artificielle a changé ma vie. Et c’est peu de le dire.
Accéder à un document, comprendre une facture, lire un menu, décrire une image, choisir ses vêtements…
Autant d’actions du quotidien qui, pendant longtemps, demandaient du temps, de l’énergie… ou l’aide de quelqu’un.
Aujourd’hui, l’IA ouvre des possibilités inédites.
Elle permet de gagner en autonomie, en confort, en efficacité.
Mais jusqu’où peut-on vraiment aller ?
Qu’est-ce que l’IA rend possible aujourd’hui… et qu’est-ce qu’elle ne remplace pas encore ?
Dans cet épisode, je vous partage très concrètement comment j’utilise l’intelligence artificielle au quotidien en tant que personne déficiente visuelle — entre révolution, limites… et nouvelles perspectives.
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de Tranche de Vue, je vous emmène dans une tranche de rêve.
Comment rêve-t-on quand on est aveugle ?
C’est une question qu’on me pose très souvent… et à laquelle je réponds aujourd’hui en toute simplicité.
Je vous parle d’abord de mes rêves nocturnes : ceux qui nous plongent dans des histoires intenses, parfois étranges, souvent très réelles. Est-ce qu’il y a des images ? Des sons ? Des sensations ? Est-ce que je ressens mon handicap dans mes rêves ? Je vous partage mon expérience, entre souvenirs, émotions et situations parfois… angoissantes.
Puis, j’élargis la réflexion aux rêves de vie.
Ceux qu’on fait enfant, quand on imagine ce que l’on deviendra plus tard. Est-ce que les enfants aveugles rêvent comme les autres ? Est-ce qu’on leur laisse vraiment la place de rêver grand ?
Un épisode intime et universel à la fois, qui questionne notre rapport au rêve, à l’imaginaire… et au regard que la société porte sur le handicap.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, je vous parle d’un droit que l’on dit fondamental : le droit de vote.
Je reviens sur son histoire, sur ce qu’il représente… et surtout sur ce qu’il implique concrètement quand on est déficiente visuelle.
S’inscrire sur les listes, s’informer sur les candidats, trouver l’entrée du bureau de vote, choisir son bulletin, préserver le secret de son choix… Autant d’étapes qui semblent évidentes pour beaucoup, mais qui peuvent devenir un véritable parcours d’obstacles.
Je vous partage mes expériences, mes galères, mes petites stratégies, mais aussi les bonnes pratiques que j’ai pu observer.
Parce qu’avoir le droit de voter, c’est une chose.
Pouvoir l’exercer en toute autonomie et dignité, c’en est une autre.
Bonne écoute !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La canne blanche est souvent perçue comme un symbole du handicap. Mais quand on est malvoyant, qu’est-ce qu’elle représente vraiment : une contrainte, un stigmate… ou une clé de liberté ?
Dans cet épisode, je raconte ma relation longue, complexe et évolutive avec la canne blanche. Du rejet viscéral de mes débuts, quand je l’ai enfouie au fond de mon sac pendant des années, jusqu’à son adoption progressive comme outil indispensable de mon autonomie.
Je reviens sur l’histoire de la canne blanche, sur ce qu’elle signifie dans le regard des autres, et sur les raisons pour lesquelles tant de personnes malvoyantes hésitent à l’utiliser. Je partage aussi des moments très concrets de mon quotidien : mes premières traversées de rue hésitantes, mon apprentissage en Allemagne avec une instructrice en locomotion, les regards, les maladresses, mais aussi les petits soulagements et les grandes victoires.
Je parle des bénéfices réels de la canne : la sécurité, la liberté de mouvement, la possibilité de demander de l’aide plus simplement, l’élargissement du périmètre de déplacement… mais aussi de ses limites, de son esthétique discutée, des innovations, des cannes électroniques et de la question du chien guide.
Au fond, cet épisode est une invitation à changer de regard sur la canne blanche : elle n’est pas une régression, mais un outil d’émancipation. Derrière chaque canne, il y a une personne, une histoire, une personnalité qui ne se résume pas à un handicap.
Et vous, quelle relation entretenez-vous avec la canne blanche ?
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
On parle souvent de spectacle comme de quelque chose « qui s’offre au regard ». Mais quand on ne voit pas, ou très peu, est-ce que le spectacle reste un spectacle ?
Dans cet épisode, je vous embarque dans ma vie de spectatrice sans le regard.
Théâtre, danse, concerts, jeux de lumière… Je raconte comment ces expériences, a priori ultra-visuelles, peuvent devenir accessibles — et même profondément émouvantes — grâce à l’audiodescription, aux visites tactiles, aux chuchotines et aux bénévoles qui décrivent à l’oreille ce qui se joue sur scène.
Je partage mes premières fois : mon premier spectacle audiodécrit, où j’ai ri exactement au même moment que tout le monde (et pour les bonnes raisons), mes découvertes à la Maison de la Danse, où comprendre un mouvement passe parfois par le corps plutôt que par les yeux, ou encore ma réconciliation avec la Fête des Lumières grâce à une visite guidée pensée pour les personnes en situation de handicap.
Je parle aussi des limites, des maladresses, des bonnes intentions qui ne remplacent pas le travail des professionnels, et de cette conviction forte : l’audiodescription est un métier, et l’accessibilité culturelle commence bien avant le lever de rideau, dès l’information, la billetterie et l’entrée du bâtiment.
Au fond, cet épisode est une invitation à changer de point de vue : le spectacle n’est pas réservé aux yeux. Il se vit avec l’écoute, le ressenti, l’émotion… et quand l’accessibilité est au rendez-vous, le plaisir est total.
Et vous, à quoi ressemble votre vie de spectateur ou spectatrice ?
Si vous avez une salle accessible, une initiative inspirante ou une pépite culturelle à partager, écrivez-moi à [email protected].
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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