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Or


Le 7 janvier dernier, à Minneapolis, une femme nommée Renee Good a été abattue par un agent fédéral. Le tireur appartenait à l’ICE, l’Immigration and Customs Enforcement, la police américaine chargée du contrôle des frontières et de l’expulsion des sans-papiers. Ce drame a ravivé une polémique qui ne faiblit plus aux États-Unis : celle des méthodes de cette agence, accusée par de nombreuses associations de fonctionner comme une force quasi paramilitaire, multipliant interventions brutales et contrôles arbitraires.
L’agence n’est pourtant pas nouvelle. Elle a été créée sous l’administration Bush, après les attentats du 11 septembre 2001, dans le cadre du vaste dispositif de sécurité intérieure. Mais aujourd’hui, ses moyens financiers ont changé d’échelle. Son budget annuel, estimé à un peu plus de 9 milliards de dollars en 2025, devrait grimper à 11 milliards en 2026. Derrière ces chiffres, il y a toute une économie. Car cette manne profite à un vaste réseau d’entreprises privées qui fournissent équipements, services numériques, centres de détention ou transports. Autrement dit, la politique migratoire est devenue un véritable marché.
Parmi ces prestataires, un nom surprend côté français : Capgemini, fleuron du CAC 40. Sa filiale américaine, Capgemini Government Solutions, vient de décrocher un nouveau contrat de 4,8 millions de dollars avec l’ICE. Objet du marché : fournir des services dits de « skip tracing », c’est-à-dire des recherches approfondies pour localiser des personnes à l’échelle nationale. En clair, aider à retrouver des individus recherchés en vue d’arrestation ou d’expulsion.
Ce n’est pas un coup d’essai. D’après les bases de données gouvernementales américaines, Capgemini collabore avec l’ICE depuis au moins 2007, avec des contrats parfois chiffrés en dizaines de millions de dollars. Ses prestations vont de la planification logistique des détentions — par exemple le nombre de lits nécessaires dans les centres — jusqu’au support informatique. Sur son site web, l’entreprise s’est même félicitée d’aider l’agence à « minimiser le temps et le coût de la déportation des étrangers illégaux ».
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By Premier RegardLe 7 janvier dernier, à Minneapolis, une femme nommée Renee Good a été abattue par un agent fédéral. Le tireur appartenait à l’ICE, l’Immigration and Customs Enforcement, la police américaine chargée du contrôle des frontières et de l’expulsion des sans-papiers. Ce drame a ravivé une polémique qui ne faiblit plus aux États-Unis : celle des méthodes de cette agence, accusée par de nombreuses associations de fonctionner comme une force quasi paramilitaire, multipliant interventions brutales et contrôles arbitraires.
L’agence n’est pourtant pas nouvelle. Elle a été créée sous l’administration Bush, après les attentats du 11 septembre 2001, dans le cadre du vaste dispositif de sécurité intérieure. Mais aujourd’hui, ses moyens financiers ont changé d’échelle. Son budget annuel, estimé à un peu plus de 9 milliards de dollars en 2025, devrait grimper à 11 milliards en 2026. Derrière ces chiffres, il y a toute une économie. Car cette manne profite à un vaste réseau d’entreprises privées qui fournissent équipements, services numériques, centres de détention ou transports. Autrement dit, la politique migratoire est devenue un véritable marché.
Parmi ces prestataires, un nom surprend côté français : Capgemini, fleuron du CAC 40. Sa filiale américaine, Capgemini Government Solutions, vient de décrocher un nouveau contrat de 4,8 millions de dollars avec l’ICE. Objet du marché : fournir des services dits de « skip tracing », c’est-à-dire des recherches approfondies pour localiser des personnes à l’échelle nationale. En clair, aider à retrouver des individus recherchés en vue d’arrestation ou d’expulsion.
Ce n’est pas un coup d’essai. D’après les bases de données gouvernementales américaines, Capgemini collabore avec l’ICE depuis au moins 2007, avec des contrats parfois chiffrés en dizaines de millions de dollars. Ses prestations vont de la planification logistique des détentions — par exemple le nombre de lits nécessaires dans les centres — jusqu’au support informatique. Sur son site web, l’entreprise s’est même félicitée d’aider l’agence à « minimiser le temps et le coût de la déportation des étrangers illégaux ».
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