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Or


Nous passons en moyenne environ 5 ans de notre vie dans des non lieux, comme les salles d’attente, à attendre quelque chose …et il ne se passe rien.
Chez les excellents journalistes suisses de RTS, voilà un très beau papier sur une exposition qui rappelle le très beau morceau de John Cage 4’33”, ça vous parle ?
Au Musée de la communication à Berne, une exposition temporaire est consacrée à un concept particulier : le "rien". Cette initiative vise à susciter une réflexion sur des notions telles que le vide, l'absence et toutes ces petites choses qui passent souvent inaperçues.
La directrice du musée, Jacqueline Strauss, explique que cette exposition se veut un défi audacieux. Les musées sont habituellement associés à la plénitude. Ici, ils cherchent à montrer que dans ce que l'on considère comme du vide, il y a en réalité beaucoup à découvrir.
Elle souligne que le "rien" est omniprésent, mais il faut être ouvert d'esprit et attentif pour le remarquer, et c'est précisément l'objectif de cette exposition.
Jacqueline Strauss met en avant le fait que le concept de "rien" occupe plus nos pensées qu'on ne le pense. Les gens rêvent de moments de calme, pourtant ils travaillent dur, car ils considèrent que rien n'arrive sans raison, même si au final, ils ne peuvent rien emporter avec eux.
Les œuvres exposées mettent en lumière l'absence, le vide, le néant. Le projet a été initié par Kurt Stadelmann, qui avait depuis longtemps l'idée de créer une machine qui ne produirait rien, mais n'a jamais osé concrétiser cela.
Kurt Stadelmann explique que le "rien" n'est pas vraiment inexistant. C'est simplement ce que l'on attribue aux choses que l'on ne comprend pas, que l'on craint. En réalité, le "rien" n'est pas possible en soi, car il est toujours entouré de quelque chose qui met en contraste ce vide. Cette exposition intitulée "Riens" est visible jusqu'en juillet à Berne. Les organisateurs conseillent de ne pas s'attendre à grand-chose pour en apprécier pleinement l'expérience.
Tiens tiens, ce n'est pas sans nous rappeler la délicieuse exposition sur la lenteur, au MAIF social club... où Nova est allé ! À travers la présentation du travail de douze artistes, l’exposition Le temps qu’il nous faut propose d’arrêter nos courses folles pour s’intéresser ensemble aux paradoxes du temps à vivre, à l’absurdité de nos rythmes frénétiques et aux vertus de la lenteur. Elle est toujours ouverte à la visite, jusqu'au 24 février prochain.
Image : Affiche de l'exposition, Musée de la communication
By Radio NovaNous passons en moyenne environ 5 ans de notre vie dans des non lieux, comme les salles d’attente, à attendre quelque chose …et il ne se passe rien.
Chez les excellents journalistes suisses de RTS, voilà un très beau papier sur une exposition qui rappelle le très beau morceau de John Cage 4’33”, ça vous parle ?
Au Musée de la communication à Berne, une exposition temporaire est consacrée à un concept particulier : le "rien". Cette initiative vise à susciter une réflexion sur des notions telles que le vide, l'absence et toutes ces petites choses qui passent souvent inaperçues.
La directrice du musée, Jacqueline Strauss, explique que cette exposition se veut un défi audacieux. Les musées sont habituellement associés à la plénitude. Ici, ils cherchent à montrer que dans ce que l'on considère comme du vide, il y a en réalité beaucoup à découvrir.
Elle souligne que le "rien" est omniprésent, mais il faut être ouvert d'esprit et attentif pour le remarquer, et c'est précisément l'objectif de cette exposition.
Jacqueline Strauss met en avant le fait que le concept de "rien" occupe plus nos pensées qu'on ne le pense. Les gens rêvent de moments de calme, pourtant ils travaillent dur, car ils considèrent que rien n'arrive sans raison, même si au final, ils ne peuvent rien emporter avec eux.
Les œuvres exposées mettent en lumière l'absence, le vide, le néant. Le projet a été initié par Kurt Stadelmann, qui avait depuis longtemps l'idée de créer une machine qui ne produirait rien, mais n'a jamais osé concrétiser cela.
Kurt Stadelmann explique que le "rien" n'est pas vraiment inexistant. C'est simplement ce que l'on attribue aux choses que l'on ne comprend pas, que l'on craint. En réalité, le "rien" n'est pas possible en soi, car il est toujours entouré de quelque chose qui met en contraste ce vide. Cette exposition intitulée "Riens" est visible jusqu'en juillet à Berne. Les organisateurs conseillent de ne pas s'attendre à grand-chose pour en apprécier pleinement l'expérience.
Tiens tiens, ce n'est pas sans nous rappeler la délicieuse exposition sur la lenteur, au MAIF social club... où Nova est allé ! À travers la présentation du travail de douze artistes, l’exposition Le temps qu’il nous faut propose d’arrêter nos courses folles pour s’intéresser ensemble aux paradoxes du temps à vivre, à l’absurdité de nos rythmes frénétiques et aux vertus de la lenteur. Elle est toujours ouverte à la visite, jusqu'au 24 février prochain.
Image : Affiche de l'exposition, Musée de la communication