Marchand histoires

Une journée sans mon smartphone


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Il y a toujours un contretemps le matin.
Je m’éloigne de la maison, il fait encore nuit. Au volant de mon véhicule à 6h30 du matin, je suis pourtant bien réveillé. Mon attention est attirée par une icône sur mon tableau de bord. Mon smartphone Bluetooth ne se connecte pas. Pour moi qui suis commercial, c’est un outil de travail que je considère comme indispensable. Comment faisait-on avant ? Je ne veux pas le savoir, il faut que je le récupère. Je stoppe donc mon véhicule. Il est encore temps de faire demi-tour, je n’ai parcouru qu’à peine 800 m. Suis-je bête ! Je l’ai mis en mode avion, c’est la raison pour laquelle il reste invisible pour mon auto. Je fouille donc dans mes poches, les retourne, les secoue. Où est-il ?
Un smartphone sait tout faire.
Tous les vendredis, je me rends à une réunion de chefs d’entreprises. Elle se déroule avant la journée de travail. Mon lever et par conséquent avancée de deux heures. J’utilise donc mon smartphone comme de réveil matin parce que je ne veux pas dérégler mon antique radio-réveil qui est un peu compliqué. Je préfère alors le mode non connecté, je ne tiens pas à ce que des ondes malfaisantes m’attaquent pendant mon sommeil donc je bloque les émissions. Ensuite, par discrétion, je l’utilise comme lampe de poche pour respecter les ronflements de mon épouse.
J’aurai dû mieux m’organiser.
Ce matin je dois en outre préparer mes affaires de tennis de table. Hier soir la flemme m’a attrapé, je me suis dit on verra demain. Mais maintenant c’est demain. Il faut tout préparer sans rien oublier. C’est au radar que j’attrape dans la lingerie le maillot de l’équipe. Où est mon short ? Je fouille un peu il est resté dans mon sac depuis le dernier tour. Je le sniffe, c’est correct l’odeur n’est pas trop répugnante. Ne pas oublier les tennis ! Je fourre le tout dans un cabas. Un petit déjeuner avalé en deux temps trois mouvements et je me glisse au volant de mon véhicule.
Retour au bercail.
Pas pour longtemps, je reviens donc précipitamment à la maison pour tenter de mettre la main sur ce satané engin qui nous tient en laisse. J’arpente la maison dans tous les sens en tentant de reproduire mon parcours. Il me nargue quelque part c’est certain. Rien à faire. Dans ma précipitation, je ne pense même pas à Saint-Antoine qui aurait certainement pu me dépanner. C’est plus que l’heure de partir. Tant pis, je vais devoir m’en passer. C’est donc un peu agacé contre moi-même que je repars.
Utilise tes enseignements.
Je dois positiver. Une conférence à laquelle j’ai assisté il y a quelques temps, avait la solution à ce genre de petit souci. L’animateur affirmait que pour toutes les situations, il en sort obligatoirement quelque chose de constructif. Mais dans le même temps, il complète son argument en précisant qu’il est difficile sur le moment de le déceler. Effectivement, j’ai beau me creuser la tête sur un avantage potentiel, je ne vois rien. D’un autre côté, je ne serai pas dérangé aujourd’hui, c’est peut-être ça.
Une journée détendue.
La journée avance et ce n’est pas la fin du monde comme je l’avais redoute. Je dirais même que je suis plus détendu. Cette bestiole est vraiment trop envahissante et là, elle ne peut rien contre moi. Elle va se venger dès que je mettrai la main dessus. Je prédis au moins quinze appels en absence et six messages, c’est le minimum. Pas de panique, je gérerai.
Finir sa journée avec du sport, rien de meilleur.
J’arrive dans la salle de sport directement en sortant du travail.
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