Chers frères et sœurs,
Permettez-moi de donner aujourd’hui la parole à quelques personnes qui vivent dans la rue. Ils n’ont pas le courage de venir ici pour dire leur vie.
- Hier, Vincent, un toxicomane, est venu au presbytère pour demander un sac de couchage. Je lui ai donné et il a répondu : "cela me réchauffe le cœur. Oui, ils sont dans le besoin, besoin de nourriture, d’habits, mais besoin surtout d’écoute, d’être accepté, respecté avec leur addiction à la drogue ou à l’alcool."
- Jonathan : aussi toxicomane, a dit un jour : j’ai une femme et un petit garçon. J’ai commencé à consommer toujours plus de drogues. J’ai vu que mon fils mon épouse en souffraient. Je ne voulais pas qu’ils souffrent à cause de mes erreurs. Alors j’ai décidé de quitter notre appartement. Un soir, je suis parti. Mon fils m’a vu avec mon sac et il m’a dit : » Papa, prends une valise plus grande pour m’emmener avec toi. Cela m’a déchiré le cœur.
- Un toxicomane a dit à un de nos bénévoles, lors d’une de nos sorties en soirée : en venant chez nous, vous nous montrez qu’on a encore de la valeur.