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Le risk management repose sur la donnée, le contrôle et la réglementation. Sur le papier, c’est l’un des métiers les plus exposés à l’IA. Benoît Joseph, Conducting Officer en charge du Risk Management au sein d’une société de gestion luxembourgeoise, ne voit pourtant pas ce métier évoluer sans l’humain.
Passé par l’audit chez PwC avant de rejoindre l’industrie des fonds alternatifs à Luxembourg, Benoît présente sa fonction comme une aide à la décision plutôt qu’un simple contrôle : mettre des drapeaux au bon moment pour que le gestionnaire décide en pleine conscience du risque.
Dans cet épisode, nous parlons de :
Un échange franc, sans jargon technique, sur la transmission de l’expérience et le rôle des seniors et des mentors à l’ère de l’IA.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
EDHEC, audit en Big Four, puis un article dans le Parisien qui change tout : Samir intègre Saint-Cyr par recrutement parallèle. Quinze ans plus tard, il a été parachutiste, déployé au Kosovo et en Afghanistan, a commandé jusqu'à 120 personnes et a piloté depuis l'état-major l'envoi de troupes et de matériel pour Serval, Sangaris et le lancement de Sentinelle.
Puis il bascule dans le civil : transports publics, restauration collective, et depuis juin, le Luxembourg.
Dans cet épisode de WeAre le Podcast, Samir déconstruit le cliché du manager ex-militaire rigide et autoritaire. Il explique pourquoi l'exécution bat la stratégie, comment la subsidiarité crée des leaders à tous les échelons, et pourquoi un feedback factuel et dépersonnalisé est la clé de la sécurité psychologique.
On parle aussi de Saint-Cyr comme « école de savoir-être », de ce que Sciences Po lui a apporté pour comprendre les jeux d'acteurs, de l'implémentation des méthodes 5S dans un atelier militaire, et du point commun inattendu entre un régiment, un réseau de bus et une cuisine collective : une mission perçue comme sacrée.
Enfin, son regard de nouvel arrivant sur le Luxembourg, et un conseil à tous ceux qui hésitent sur leur orientation : aucun choix n'est irréversible.
Un épisode pour les dirigeants, managers opérationnels et professionnels en reconversion qui veulent comprendre comment transposer une expérience d'un monde à l'autre.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de WeAre le Podcast, Romain Tisné reçoit Mohamed Ourdane, Chief Security Officer de POST Luxembourg et CISO of the Year 2025, pour une conversation qui dépasse largement le cadre technique de la cybersécurité.
Ensemble, ils interrogent ce que l'intelligence artificielle change réellement : est-elle une nouvelle forme d'intelligence ou une technologie parmi d'autres ? Mohamed Ourdane introduit une distinction essentielle entre objectif et intention, seule capable d'expliquer pourquoi une IA isolée peut contourner ses propres contraintes sans jamais avoir « voulu » le faire.
La discussion aborde ensuite un risque encore peu documenté : l'autophagie cognitive, ce phénomène par lequel l'IA, en s'entraînant sur ses propres productions, pourrait appauvrir progressivement le corpus de connaissances humaines. Sur le terrain de la cybersécurité, Mohamed Ourdane détaille l'asymétrie fondamentale entre attaque et défense : il suffit d'une brèche pour l'attaquant, quand la défense doit réussir à chaque instant.
L'échange se conclut sur une question très concrète : comment se protéger individuellement face aux deepfakes et à la désinformation, quand vérifier chaque source coûte le temps qu'on croyait gagner ? Pour Mohamed Ourdane, la réponse tient moins dans des certitudes que dans la capacité à se poser les bonnes questions.
Un épisode dense, à la croisée de la philosophie, de la cybersécurité et du management, par l'un des experts cyber les plus reconnus du Luxembourg.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marianna Van Kempen a grandi à Kazan, en Russie, vécu en Chine puis aux États-Unis, avant de poser ses valises à Paris puis à Toulouse. Après un parcours en finance (PwC Transaction Services, Spie Batignolles), elle rachète en 2024, avec son mari, une entreprise familiale d'installation d'échafaudages spécialisée dans les monuments historiques, près de Rodez.
Dans ce hors-série consacré à la reprise d'entreprise, Marianna revient sans filtre sur les critères qui comptent vraiment pour choisir une cible — le financier, mais surtout la capacité à s'engager sur dix ans — sur la relation avec le cédant, qui vient encore chaque matin prendre le café deux ans après la vente, et sur les moments les plus durs : une banque qui ferme leurs comptes du jour au lendemain, la difficulté de préserver son couple quand on reprend à deux, la solitude du dirigeant.
Elle explique aussi ce qu'est un "build-up" : la stratégie de croissance externe qui consiste à racheter des entreprises complémentaires pour construire un groupe, comme le font les grands noms du BTP (Vinci, Bouygues, Eiffage). Message clé qu'elle veut transmettre : arrêtez d'intellectualiser, passez à l'action, même imparfaitement.
Un épisode pour tous ceux qui envisagent une reprise d'entreprise, qui s'interrogent sur le repreneuriat en couple, ou qui veulent comprendre comment une transmission peut se passer dans le respect plutôt que dans la rupture.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pasquale Esposito dirige le département Data Protection, IA et Whistleblowing Compliance chez Grant Thornton Luxembourg. Napolitain de naissance, juriste de formation, il a construit son parcours entre Vilnius, Bruxelles (Commission européenne, Parlement européen) et Luxembourg, où il s'est installé fin 2020. En 2025, il a été élu DPO of the Year par la Luxembourg House of Cybersecurity.
Dans cet épisode, Pasquale démystifie le rôle de DPO : pourquoi il doit, selon lui, être avant tout un juriste épaulé par des experts techniques ; pourquoi le DPO n'est pas un "bloqueur" mais un conseiller indépendant sans pouvoir de décision finale ; et comment aborder la conformité IA sans reproduire les erreurs de 2018, quand la GDPR avait donné une nouvelle casquette à des personnes non préparées. Il propose une piste concrète : la mise en place d'une "AI Committee" réunissant DPO, legal, sécurité de l'information et IT.
Il revient aussi sur son expérience du concours DPO of the Year : le processus de candidature, les retombées concrètes (visibilité, réseau, crédibilité commerciale), et son message à ceux qui hésitent encore à postuler : la candidature est confidentielle et ne coûte rien.
Un épisode pour les professionnels de la data protection, les décideurs qui travaillent avec un DPO, et tous ceux qui s'interrogent sur la conformité IA en entreprise.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Gil Katz est cofondateur de PanIAM, une startup luxembourgeoise qui réinvente la cybersécurité grâce à l'intelligence artificielle.
Docteur en théorie de l'information (CentraleSupélec), ancien data scientist chez SAP puis chief data officer chez Intescia, il a suivi un parcours atypique avant de se lancer dans l'entrepreneuriat aux côtés de deux amis, Jean-Yves (CSO) et Arthur (CTO).
Dans cet épisode de WeAre le Podcast, Gil revient sur les raisons qui l'ont poussé à faire un MBA à HEC après dix ans de carrière technique, sur le déclic qui l'a mené vers l'entrepreneuriat, et sur les choix qui ont conduit PanIAM à s'installer à Luxembourg plutôt qu'en France. Il détaille aussi le fonctionnement d'une association à trois, la réalité du "zero to one" — pas de support RH, pas de service IT, tout est à construire — et le rôle qu'a joué le prix Innovation de la Luxembourg House of Cybersecurity : de pré-revenue à post-revenue en un an, un accès privilégié à des programmes de renom, des relations stratégiques nouées lors du gala.
Un épisode pour tous ceux qui s'intéressent à l'entrepreneuriat tech à Luxembourg, à la cybersécurité pilotée par l'IA, ou qui hésitent à se lancer avec des associés.
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Faut-il craindre le chômage de masse provoqué par l'intelligence artificielle ? David Marguerie, chercheur au LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research) et tout juste diplômé d'un doctorat sur l'IA et le marché du travail, répond avec les données plutôt qu'avec les peurs.
Dans cet épisode inaugural de la catégorie Skills Explorer de WeAre le Podcast, David retrace l'histoire des grandes révolutions technologiques (la roue, l'électricité, l'informatique) pour expliquer un mécanisme contre-intuitif : elles détruisent des métiers, mais en créent toujours davantage qu'elles n'en suppriment.
Il partage les résultats de ses recherches menées notamment aux États-Unis : effets contrastés de l'IA selon le niveau de qualification, explosion de la demande en compétences techniques (IA, data, prédiction) entre 2018 et 2023, et un résultat inattendu : la demande en compétences sociales (soft skills) tendrait à reculer dans les offres d'emploi, un phénomène inédit par rapport aux précédentes révolutions technologiques.
L'épisode aborde aussi des questions plus larges : pourquoi le Luxembourg adopte l'IA plus vite que ses voisins, ce que pense l'économiste Daron Acemoğlu du risque de captation des revenus de l'IA par les GAFAM, le débat sur le revenu universel, et les conseils de David, jeune père de famille, pour préparer ses enfants à ce monde en mutation.
Un échange dense, documenté, sans posture alarmiste ni angélisme.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À vingt-deux ans, Isabel Alvarez a pris quatre pages et a dessiné sa vie. Manager d'une petite équipe à l'international. Elle l'a retrouvé ce papier des années plus tard — et tout s'était réalisé.
Aujourd'hui, elle est CEO de Victor Buck Services à Luxembourg, après plus de dix ans comme Managing Director à Singapour dans la même société, une présidence de la chambre de commerce belgo-singapourienne montée de zéro, et une carrière débutée chez Banca de Suez où elle est passée en treize ans de comptable de fond à manager de managers avec des projets à Hong Kong et en Suisse.
Dans cet épisode, Isabel parle de ce que l'international lui a vraiment appris sur le leadership — et pourquoi son seul regret est d'y être allée trop tard. Elle détaille sa conviction sur les forces d'équipe (on travaille d'abord les forces, pas les faiblesses), son rapport à l'ego ("j'ai pas d'ego — si la meilleure idée n'est pas la mienne, on la prend"), et comment elle pilote aujourd'hui une société en pleine transformation digital/print avec 150 personnes et autant de cerveaux pensants.
Un épisode ancré dans l'expérience concrète, avec une invitée qui a eu tous les rôles — opérationnelle, manager, CEO, présidente d'une communauté de bénévoles — et qui en tire une lecture très pratique de ce que diriger signifie vraiment.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cédric Brignon est Directeur Financier de Banijay Entertainment, l'un des plus grands groupes de production audiovisuelle au monde. Vingt-deux ans après une école de commerce commune, Romain le retrouve pour décortiquer ce qu'il a appris sur le leadership à travers quatre organisations radicalement différentes : PwC, Technicolor (6 ans aux États-Unis), Warner Bros, Netflix (Amsterdam), et aujourd'hui Banijay.
Ce qui ressort, c'est une philosophie simple, testée dans des environnements exigeants : l'authenticité comme fondation, le feedback constant comme moteur, et la capacité à construire une relation de confiance suffisamment solide pour "disagreer and commit" sans abîmer le collectif.
Cédric parle sans filtre de ce que Netflix lui a vraiment appris — la différence entre une culture de famille et une culture d'équipe, la vulnérabilité du top management, le "no brilliant jerk", et ce que signifie être un "leader of leaders" qui prend finalement peu de décisions. Il aborde aussi ce qu'il a découvert en arrivant chez Banijay : une organisation décentralisée de 130 entités entrepreneuriales où l'humilité n'est pas un choix, c'est une condition d'entrée.
Un épisode dense, direct, calibré pour ceux qui managent des équipes sous pression dans des industries qui se transforment vite.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cindy Tereba est Chief Transformation Officer à la Chambre de Commerce de Luxembourg. Avant d'en arriver là, elle a sculpté. Au sens propre. Études d'arts plastiques, Académie des beaux-arts, un passage en Angleterre, un autre en Allemagne, puis trois ans et demi aux Émirats arabes unis à Abu Dhabi en plein basculement économique post-2008. Et enfin, sept ans en solo à Berlin pour lancer un bureau de la Chambre de commerce — sans équipe, sans filet.
Ce parcours non-linéaire donne à Cindy une lecture de la transformation radicalement différente de ce qu'on entend habituellement. Pour elle, transformer une organisation, ce n'est pas changer des processus ou des organigrammes. C'est amener des êtres humains vers quelque chose de nouveau. Et ça, ça se fait à la cadence, avec la patience d'une sculpture qui émerge progressivement.
Dans cet épisode, elle détaille son approche pratique : comment elle identifie et active les early adopters (les 20% qui embarquent d'emblée), comment elle installe des rituels de cadence pour maintenir l'élan quand l'enthousiasme du lancement est retombé, et comment elle dose transformation nécessaire et transformation choisie pour ne pas épuiser ses équipes.
Un épisode rare, avec une invitée qui a réellement eu les deux postures — celle du solo sans équipe et celle du leader en collectif — et qui en tire des convictions très claires.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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