Bienvenue dans Work In Progress, épisode 08 et dernier épisode de cette saison.
Vous aurez certainement reconnu l’intro' du troisième volet de " Pirates des Caraïbes" . Pirate de pirates, soit celui qui tente ou qui s’aventure.
Pour comprendre la piraterie, sans sombrer dans le romantisme Hollywoodien, il faut remonter au 17ème siècle et les prémisses du capitalisme. Les monarchies européennes se partagent alors difficilement le nouveau monde et afin de ne pas engendrer de guerres totales, qui risqueraient de se déverser aussi bien aux caraïbes que sur le vieux continent, les différents couronnes décident de faire appel aux flibustier. Soit des corsaires, mandatés par les gouvernements, autorisés à piller les navires étranger en contrepartie d’une commission sur les captures.
La flibusterie, qui vît l’apparition de capitaine légendaire comme le célèbre capitaine Morgan, eût son âge d’or dans les prémisses du capitalisme mondialisé. Active en période de paix afin d’attaquer sans pavillon, comme en période de guerre pour venir en aide aux marines nationales.
Seulement, les grandes compagnies commerciales comme la compagnie des Indes, ainsi que les propriétaires terriens et d’esclaves, commencent à voir d’un mauvais œil ces pillages légaux qui entravent le commerce. Au fil des guerres, les flibustiers sont de plus en plus encadrés, hiérarchisés, et les écarts de richesse se creusent entre les matelots et les capitaines.
Le capitalisme devient peu à peu le système économique fort, des traités sont signés entre les différentes couronnes européennes, la traite des esclaves s’accélèrent, et la promesse d’une vie meilleure met à marche forcée des milliers d’ouvriers européens qui désenchantent rapidement.
Les conditions de la classe ouvrière, dont font parti les marins, se dégradent. Ceux-ci sont sous alimentés, déconsidérés.
Le XVIIIème siècle connait alors l’âge d’or de la piraterie.
Plus question d’allégeance à telle ou telle monarchie. Ceux que l’on désigne comme ennemi de toutes les nations sont épris d’indépendance, de justice et de liberté. Les marins se révoltent est arborent comme pavillon le jolly roger. Les capitaines sont déchus, à présent sur nombre de navire les décisions deviennent collective, les officiers élus et le partage du butin est égalitaire.
La piraterie est donc somme de mini révolte d’une classe bafouée qui, comme leurs oppresseurs, ont décidé de prendre leur part dans ce nouveau monde capitaliste.
Aujourd’hui nous nous intéressons aux aventurier économiques du moment. Ceux que l’on retrouve dans ce que l’on nomme précipitamment tiers-lieu. Des lieux portés par les indépendants, free-lance, artistes et artisans qui les composes…
Et c’est bien notre sujet du jour : la hiérarchie des indépendants.
Comme les corsaires du XVIIème, à qui ont promettait indépendance et opulence, et qui finalement étaient subordonnés et désavoués au point de devenir pirate.
Car finalement, hier comme aujourd’hui, l’indépendance n’est-t-elle pas un leurre dans une société où tout est hiérarchisé.
Une société qui à horreur de l’horizontalité ?
Pour répondre à ces questions, nous interviewons Paulo, sérigraphe subversif, plus connu sous le nom de Charles-Henry de La Fensch, loin de la particule de noblesse, où alors d’une noblesse d’âme , épris d’indépendance, de justice et de liberté !
Le mieux resterait encore de s’interroger.
Réalisation : Julia Richard et Florian Tonnon
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Musique : FloatingArms
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Extrait du film : Pirates des Caraïbes : Jusqu'au bout du monde - Gore Verbinski
Le Château 404 : https://www.facebook.com/chateau404/