
Sign up to save your podcasts
Or


Cette semaine, cela fait bientôt 100 jours que le conflit avec l'Iran dure, sans qu'aucun accord ne se concrétise malgré les promesses répétées de Washington. En Asie, le bras de fer entre la Chine et le Japon franchit un nouveau cap autour de Taïwan, faisant planer une menace sur les chaînes d'approvisionnement régionales.
🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les dernières données sont contrastées. Le rapport JOLTS fait état de 7,6 millions d'offres d'emploi en avril, soit une progression de 10% sur un seul mois, tandis que l'indice ISM manufacturier remonte à 54, son plus haut niveau depuis 2022, signe d’une activité industrielle en expansion. Dans le même temps, le dernier Beige Book de la Réserve fédérale confirme une inflation qui accélère dans l’ensemble du pays, jusqu'à atteindre 3,80% en avril. Cette situation éloigne le scénario d'un assouplissement monétaire et pourrait bien compliquer la tâche de Kevin Warsh, nommé spécifiquement par Donald Trump pour faire baisser les taux. Il fait désormais face à un marché du travail qui se porte bien et à une inflation qui s’emballe, si bien qu'il pourrait être contraint de les relever au cours de l'année 2026.
Enfin, Jerome Powell s'est exprimé le week-end dernier. Désormais simple gouverneur après avoir dirigé la Fed pendant huit ans, il a fait le choix de conserver son siège plutôt que de partir comme l'ont fait tous ses prédécesseurs. Il en a profité pour mettre en garde contre les pressions exercées sur la banque centrale et a rappelé qu'une baisse des taux décidée pour des raisons politiques ferait courir un risque sérieux à l'économie américaine, alors que l'inflation accélère.
🇪🇺 Europe
En Europe, l'inflation accélère encore d'un cran, avec l’indice des prix à la consommation qui passe de 3,00% à 3,20% au mois de mai en rythme annuel. En France, le PIB se contracte de 0,10% au premier trimestre, et un nouveau repli ferait entrer le pays en récession. Dans la foulée, le PMI manufacturier repasse sous les 50, ce qui traduit une contraction de l'activité industrielle. En Allemagne, les nouvelles sont plus encourageantes, avec un chômage en léger repli et une inflation qui ralentit à 2,60% en mai contre 2,90% auparavant, ce qui pourrait constituer un signal accommodant pour la BCE.
Au Royaume-Uni, lors d'un discours, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a estimé qu'une hausse du taux directeur pourrait ne pas être nécessaire, malgré le choc inflationniste lié au conflit au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit. Selon lui, une telle hausse serait injustifiée compte tenu de la faiblesse des perspectives économiques britanniques. Parallèlement, la BOE accepte de tolérer temporairement une inflation supérieure à la cible de 2,00%. Toutefois, il faudra rester vigilant face au risque qu'une inflation persistante finisse par fragiliser durablement la croissance.
🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, les tensions entre la Chine et le Japon ont franchi un nouveau cap cette semaine. Lors d'un forum sur la défense à Singapour, Tokyo a accusé Pékin de manquer de transparence militaire, sur fond de désaccord autour de Taïwan, île que la Chine cherche à contrôler. Fin 2025, le Japon avait déclaré qu'il pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise contre l'île. Depuis, la Chine multiplie les sanctions économiques et le tourisme chinois vers l'archipel s'est effondré. Si le dialogue ne se rétablit pas dans les prochaines semaines, la situation pourrait fragiliser durablement les chaînes d'approvisionnement régionales.
🛢️ Matières premières
Du côté du Moyen-Orient, Donald Trump assure une nouvelle fois qu'un accord avec l'Iran est imminent. Pourtant, Téhéran a suspendu l'ensemble des négociations et s'engage à maintenir la fermeture totale du détroit d'Ormuz, allant jusqu'à envisager de bloquer aussi celui de Bab el-Mandeb, autre artère du commerce pétrolier. Cela fait désormais bientôt 100 jours que l'on entend la promesse d'un accord sur le point d'aboutir, sans qu'il ne se concrétise. Dans l'intervalle, le baril oscille toujours autour des 100 dollars, ravivant la crainte d'un choc énergétique durable.
By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, cela fait bientôt 100 jours que le conflit avec l'Iran dure, sans qu'aucun accord ne se concrétise malgré les promesses répétées de Washington. En Asie, le bras de fer entre la Chine et le Japon franchit un nouveau cap autour de Taïwan, faisant planer une menace sur les chaînes d'approvisionnement régionales.
🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les dernières données sont contrastées. Le rapport JOLTS fait état de 7,6 millions d'offres d'emploi en avril, soit une progression de 10% sur un seul mois, tandis que l'indice ISM manufacturier remonte à 54, son plus haut niveau depuis 2022, signe d’une activité industrielle en expansion. Dans le même temps, le dernier Beige Book de la Réserve fédérale confirme une inflation qui accélère dans l’ensemble du pays, jusqu'à atteindre 3,80% en avril. Cette situation éloigne le scénario d'un assouplissement monétaire et pourrait bien compliquer la tâche de Kevin Warsh, nommé spécifiquement par Donald Trump pour faire baisser les taux. Il fait désormais face à un marché du travail qui se porte bien et à une inflation qui s’emballe, si bien qu'il pourrait être contraint de les relever au cours de l'année 2026.
Enfin, Jerome Powell s'est exprimé le week-end dernier. Désormais simple gouverneur après avoir dirigé la Fed pendant huit ans, il a fait le choix de conserver son siège plutôt que de partir comme l'ont fait tous ses prédécesseurs. Il en a profité pour mettre en garde contre les pressions exercées sur la banque centrale et a rappelé qu'une baisse des taux décidée pour des raisons politiques ferait courir un risque sérieux à l'économie américaine, alors que l'inflation accélère.
🇪🇺 Europe
En Europe, l'inflation accélère encore d'un cran, avec l’indice des prix à la consommation qui passe de 3,00% à 3,20% au mois de mai en rythme annuel. En France, le PIB se contracte de 0,10% au premier trimestre, et un nouveau repli ferait entrer le pays en récession. Dans la foulée, le PMI manufacturier repasse sous les 50, ce qui traduit une contraction de l'activité industrielle. En Allemagne, les nouvelles sont plus encourageantes, avec un chômage en léger repli et une inflation qui ralentit à 2,60% en mai contre 2,90% auparavant, ce qui pourrait constituer un signal accommodant pour la BCE.
Au Royaume-Uni, lors d'un discours, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a estimé qu'une hausse du taux directeur pourrait ne pas être nécessaire, malgré le choc inflationniste lié au conflit au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit. Selon lui, une telle hausse serait injustifiée compte tenu de la faiblesse des perspectives économiques britanniques. Parallèlement, la BOE accepte de tolérer temporairement une inflation supérieure à la cible de 2,00%. Toutefois, il faudra rester vigilant face au risque qu'une inflation persistante finisse par fragiliser durablement la croissance.
🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, les tensions entre la Chine et le Japon ont franchi un nouveau cap cette semaine. Lors d'un forum sur la défense à Singapour, Tokyo a accusé Pékin de manquer de transparence militaire, sur fond de désaccord autour de Taïwan, île que la Chine cherche à contrôler. Fin 2025, le Japon avait déclaré qu'il pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise contre l'île. Depuis, la Chine multiplie les sanctions économiques et le tourisme chinois vers l'archipel s'est effondré. Si le dialogue ne se rétablit pas dans les prochaines semaines, la situation pourrait fragiliser durablement les chaînes d'approvisionnement régionales.
🛢️ Matières premières
Du côté du Moyen-Orient, Donald Trump assure une nouvelle fois qu'un accord avec l'Iran est imminent. Pourtant, Téhéran a suspendu l'ensemble des négociations et s'engage à maintenir la fermeture totale du détroit d'Ormuz, allant jusqu'à envisager de bloquer aussi celui de Bab el-Mandeb, autre artère du commerce pétrolier. Cela fait désormais bientôt 100 jours que l'on entend la promesse d'un accord sur le point d'aboutir, sans qu'il ne se concrétise. Dans l'intervalle, le baril oscille toujours autour des 100 dollars, ravivant la crainte d'un choc énergétique durable.