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Or


Le 1er novembre 2020, lors d'une interview télévisée en réaction à l'attentat terroriste de Conflans-Sainte-Honorine, le Premier Ministre Jean Castex y est allé de sa tirade :
Je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu'il y a eues pendant trop d'années, les justifications à cet islamisme radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore
Cette phrase témoigne d'un profond mépris pour les chercheurs et chercheuses dont le travail est de comprendre un phénomène complexe et d'analyser ses conséquences toujours présentes aujourd'hui.
D'autant plus que ce travail est de plus en plus présent, de plus en plus accessibles et « populaire ». Au sens où l'histoire critique se diffuse et qu'une génération dépasse les tabous d'antan, pour chercher à comprendre son passé.
Les études décoloniales ont mis vingt ans à sortir de leur tour d'ivoire, dans laquelle de nombreux acteur cherchaient à les cantonner. Elles sont toujours méprisée, en témoigne ce discours glorifiant « Notre histoire ».
Cette roue libre n'est qu'une modeste interprétation de textes dont la simple lecture nous fait mesurer à quel point une partie de nos gouvernants sont définitivement tombés dans la pensée facile.
Ces extraits ne sont qu'une parcelle d'un travail immense dans toute les disciplines de science-humaines, de productions culturelles qui ne cessent de rendre compte de la violence de l'histoire coloniale contre le déni, la nostalgie de l’empire, la peur de l'autre, etc.
Œuvres citées :Décolonisation du sang et des larmes par Pascal BLANCHARD et David KORN-BRZOZA diffusé le 6 octobre 2020 sur France 2
By Radio Cause CommuneLe 1er novembre 2020, lors d'une interview télévisée en réaction à l'attentat terroriste de Conflans-Sainte-Honorine, le Premier Ministre Jean Castex y est allé de sa tirade :
Je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu'il y a eues pendant trop d'années, les justifications à cet islamisme radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore
Cette phrase témoigne d'un profond mépris pour les chercheurs et chercheuses dont le travail est de comprendre un phénomène complexe et d'analyser ses conséquences toujours présentes aujourd'hui.
D'autant plus que ce travail est de plus en plus présent, de plus en plus accessibles et « populaire ». Au sens où l'histoire critique se diffuse et qu'une génération dépasse les tabous d'antan, pour chercher à comprendre son passé.
Les études décoloniales ont mis vingt ans à sortir de leur tour d'ivoire, dans laquelle de nombreux acteur cherchaient à les cantonner. Elles sont toujours méprisée, en témoigne ce discours glorifiant « Notre histoire ».
Cette roue libre n'est qu'une modeste interprétation de textes dont la simple lecture nous fait mesurer à quel point une partie de nos gouvernants sont définitivement tombés dans la pensée facile.
Ces extraits ne sont qu'une parcelle d'un travail immense dans toute les disciplines de science-humaines, de productions culturelles qui ne cessent de rendre compte de la violence de l'histoire coloniale contre le déni, la nostalgie de l’empire, la peur de l'autre, etc.
Œuvres citées :Décolonisation du sang et des larmes par Pascal BLANCHARD et David KORN-BRZOZA diffusé le 6 octobre 2020 sur France 2