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Six historien·nes présentent leurs recherche et articles rédigés dans la revue Cahiers d’histoire n°152 : “Extrême droite: de la marginalité au pouvoir ?”.
À l’heure ou les idées de l’extrême droite sont banalisées dans le débat public et que le RN s’institutionnalise au terme des dernières élections législatives, les historiens et historiennes reviennent sur les fondement de cette culture politique nationaliste, xénophobe, violente et autoritaire. D’autres adjectifs peuvent être ajoutés. Mais depuis quelque décennies la définition de l’extrême droite semble s’être diluée dans l’imaginaire collectif à force de reprendre ses mots, de jouer tactiquement avec son parti et de lui offrir une dangereuse respectabilité.
L’extrême droite est plurielle mais cohérente dans les idées et les valeurs qu’elle défend. Et cela se révèle lorsqu’on analyse et restitue son histoire.
Le invités était donc Grégoire le Quang qui a coordonné le numéro de la revue.
Baptiste Roger Lacan dont l’article revient sur la biographie de Pierre Gaxotte, une figure intellectuelle qui est parvenu à faire oublier son engagement après la seconde Guerre Mondiale et à entrer à l’Académie Française.
Alexandre Dupont revient sur les mouvement contre-révolutionnaire du XIXe siècle, catholiques et royalistes dont certain principes irriguent les partis de notre époque.
Virginie Dubslaff enquête sur le terrorisme d’extrême droite en Allemagne et nous rappelle que la violence politique de ce mouvement ne s’est pas éteinte, au regard des tueries en Norvège en 2011, en Australie en 2019, de nombreux attentats en Allemagne ces dernières années et bien d’autres exemples.
À une autre échelle, Richard Vassakos nous parle des graffitis des militants d’extrême droite au début du XXe siècle et sous le régime de Vichy. Cette pratique se distingue historiquement des autres forces politiques qui use du graffiti comme un moyen de propagande tandis que l’extrême droite en fait une arme d’intimidation et de menace directe.
Enfin l’historienne Ludivine Bantigny était invitée en tant que coautrice de l’ouvrage Face à la menace fasciste rédigé avec Ugo Palheta aux éditions Textuel.
Serge Reggiani – Les loups sont entrés dans Paris
Six historien·nes présentent leurs recherche et articles rédigés dans la revue Cahiers d'histoire n°152 : « Extrême droite: de la marginalité au pouvoir ? ».
À l'heure ou les idées de l'extrême droite sont banalisées dans le débat public et que le RN s’institutionnalise au terme des dernières élections législatives, les historiens et historiennes reviennent sur les fondement de cette culture politique nationaliste, xénophobe, violente et autoritaire. D'autres adjectifs peuvent être ajoutés. Mais depuis quelque décennies la définition de l'extrême droite semble s'être diluée dans l'imaginaire collectif à force de reprendre ses mots, de jouer tactiquement avec son parti et de lui offrir une dangereuse respectabilité.
L'extrême droite est plurielle mais cohérente dans les idées et les valeurs qu'elle défend. Et cela se révèle lorsqu'on analyse et restitue son histoire.
Le invités était donc Grégoire le Quang qui a coordonné le numéro de la revue.
Baptiste Roger Lacan dont l'article revient sur la biographie de Pierre Gaxotte, une figure intellectuelle qui est parvenu à faire oublier son engagement après la seconde Guerre Mondiale et à entrer à l'Académie Française.
Alexandre Dupont revient sur les mouvement contre-révolutionnaire du XIXe siècle, catholiques et royalistes dont certain principes irriguent les partis de notre époque.
Virginie Dubslaff enquête sur le terrorisme d'extrême droite en Allemagne et nous rappelle que la violence politique de ce mouvement ne s'est pas éteinte, au regard des tueries en Norvège en 2011, en Australie en 2019, de nombreux attentats en Allemagne ces dernières années et bien d'autres exemples.
À une autre échelle, Richard Vassakos nous parle des graffitis des militants d'extrême droite au début du XXe siècle et sous le régime de Vichy. Cette pratique se distingue historiquement des autres forces politiques qui use du graffiti comme un moyen de propagande tandis que l'extrême droite en fait une arme d'intimidation et de menace directe.
Enfin l'historienne Ludivine Bantigny était invitée en tant que coautrice de l'ouvrage Face à la menace fasciste rédigé avec Ugo Palheta aux éditions Textuel.
Bibliographie/Filmographie/PodcastSerge Reggiani – Les loups sont entrés dans Paris
Notre invitée Raphaëlle Branche est professeur d'histoire à l'Université de Nanterre, spécialiste de la guerre d'Algérie. Elle est co-autrice du documentaire En guerre(s) pour l'Algérie avec Rafael Lewandowsky, diffusée sur arte.tv jusqu'au mois d'août 2022.
En six épisodes, la série revient sur la guerre d'indépendance entre 1954 et 1962. Ce sont 66 témoins qui racontent cette histoire : des jeunes français d'Algérie, de Métropole, des Algériens mobilisés au sein du FLN ou auprès de Messali Hadj, militant.es pacifiste, de l'OAS, militaires gradés, jeunes conscrits, Harkis ; ils et elles nous livrent leurs récits d'expérience et restituent comment ils ont vécus ces évènements.
Ce sont autant de trajectoires qui nous donnent à voir la pluralité des acteurs et des perceptions de la guerre. Raphaëlle Branche revient sur ce projet de documentaire, l'importance d'un récit par le bas de ce conflit et explicite, à l'aune de ses recherches sur les jeunes français mobilisés, différents aspects de ces générations « Guerre d'Algérie ».
Bibliographie/Filmographie/PodcastsFrancis Lemarque – Quand un soldat
Notre invitée Raphaëlle Branche est professeur d’histoire à l’Université de Nanterre, spécialiste de la guerre d’Algérie. Elle est co-autrice du documentaire En guerre(s) pour l’Algérie avec Rafael Lewandowsky, diffusée sur arte.tv jusqu’au mois d’août 2022.
En six épisodes, la série revient sur la guerre d’indépendance entre 1954 et 1962. Ce sont 66 témoins qui racontent cette histoire : des jeunes français d’Algérie, de Métropole, des Algériens mobilisés au sein du FLN ou auprès de Messali Hadj, militant.es pacifiste, de l’OAS, militaires gradés, jeunes conscrits, Harkis ; ils et elles nous livrent leurs récits d’expérience et restituent comment ils ont vécus ces évènements.
Ce sont autant de trajectoires qui nous donnent à voir la pluralité des acteurs et des perceptions de la guerre. Raphaëlle Branche revient sur ce projet de documentaire, l’importance d’un récit par le bas de ce conflit et explicite, à l’aune de ses recherches sur les jeunes français mobilisés, différents aspects de ces générations “Guerre d’Algérie”.
Francis Lemarque – Quand un soldat
Elle fut violemment réprimée par la police parisienne sous les ordre du Préfet Maurice Papon, le bilan officiel est de 9 morts et plus de 250 blessés.
Muriel KS : Parce que je craignais qu’on ne les oublie,
Parce que finalement, la République leur a rendu hommage …mais en 5 lignes,
Parce que leur mémoire est plus importante que jamais aujourd’hui.
Je remercie vivement toutes les personnes qui m’ont permis de réaliser ce documentaire :
et mon père, José Luis Sanchez, manifestant.
“Charonne, 1962” est un documentaire de création de Muriel KS . Extraits des films « Diabolo Menthe » de Diane Kurys et de « Mourir à Charonne, pourquoi? » de Daniel Kupferstein.
Elle fut violemment réprimée par la police parisienne sous les ordre du Préfet Maurice Papon, le bilan officiel est de 9 morts et plus de 250 blessés.
Muriel KS : Parce que je craignais qu’on ne les oublie,
Parce que finalement, la République leur a rendu hommage …mais en 5 lignes,
Parce que leur mémoire est plus importante que jamais aujourd’hui.
Je remercie vivement toutes les personnes qui m’ont permis de réaliser ce documentaire :
et mon père, José Luis Sanchez, manifestant.
“Charonne, 1962” est un documentaire de création de Muriel KS . Extraits des films « Diabolo Menthe » de Diane Kurys et de « Mourir à Charonne, pourquoi? » de Daniel Kupferstein.
Les invité.es étaient Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau auteurs de l'ouvrage Universalisme publié aux éditions Anamosa.
Mame-Fatou Niang est maîtresse de conférence à Carnegie Mellon University en Pennsylvanie, elle s'intéresse aux questions urbaines, raciales et à l'universalisme en France.
Julien Suaudeau est cinéaste et écrivain. Il enseigne à Bryn Mawr College à côté de Philadelphie. Ses travaux porte sur le refoulement des questions coloniales dans les discours politique en France et dans l'histoire culturelle.
Tout deux nous invite à repenser l'Universalisme. Le concept étant brandit contre toutes celle et ceux qui questionnent l'héritage de l'esclavage et de la colonisation en France, il résonne comme un terme conservateur et excluant.
Comment se réapproprier ce mot et lui donner un souffle émancipateur ? En dessinant un humanisme à la mesure du monde qui intègre l'histoire mosaïque de la France sans occulter son impérialisme et les discriminations raciales enracinées de siècles en siècles.
Bibliographie/PodcastsPaul Maneuvrier-Hervieu a rédigé et soutenu une thèse d'histoire économique et sociale intitulée <em>La Normandie dans l'économie Atlantique au XVIIIe siècle. Production, commerce et crises.
À rebours des représentations d'une Normandie rurale, la région entre de plein pied dans la révolution industrielle. Les ports de Rouen et du Havre jouent un rôle de premier plan dans le commerce extérieur du Royaume de France, deuxième puissance commerciale avec l'Angleterre. Le coton importé des Antilles dynamise le territoire et l'industrie devient la principale activité pour de nombreux habitants.
Paul a étudié ces transformations économiques du territoire en mesurant la dépendance croissante des normands à l'industrie et au commerce extérieur. Ainsi les révoltes de subsistances normandes du XVIIIème siècle ne sont pas seulement conséquentes de mauvaises récolte. Paul montre que des crises sociales éclatent alors que le prix du grain ne monte pas ou à l'inverse des hausses de prix ne provoque pas d'émeutes. Le commerce et l'industrie sont donc déterminants dans ce territoire à l'aube de la Révolution française. La Normandie connectée au monde renouvelle les regards sur les crises du XVIIIème siècle et la dépendance au commerce s'éclaire lors de la signature du premier traité de libre échanges en 1783, de la révolution de Saint-Domingue de 1791 et des guerres contre l'Angleterre.
Bibliographie/Filmographie/PodcastsThe Diasonics – Almandine
Paul Maneuvrier-Hervieu a rédigé et soutenu une thèse d’histoire économique et sociale intitulée <em>La Normandie dans l’économie Atlantique au XVIIIe siècle. Production, commerce et crises.
À rebours des représentations d’une Normandie rurale, la région entre de plein pied dans la révolution industrielle. Les ports de Rouen et du Havre jouent un rôle de premier plan dans le commerce extérieur du Royaume de France, deuxième puissance commerciale avec l’Angleterre. Le coton importé des Antilles dynamise le territoire et l’industrie devient la principale activité pour de nombreux habitants.
Paul a étudié ces transformations économiques du territoire en mesurant la dépendance croissante des normands à l’industrie et au commerce extérieur. Ainsi les révoltes de subsistances normandes du XVIIIème siècle ne sont pas seulement conséquentes de mauvaises récolte. Paul montre que des crises sociales éclatent alors que le prix du grain ne monte pas ou à l’inverse des hausses de prix ne provoque pas d’émeutes. Le commerce et l’industrie sont donc déterminants dans ce territoire à l’aube de la Révolution française. La Normandie connectée au monde renouvelle les regards sur les crises du XVIIIème siècle et la dépendance au commerce s’éclaire lors de la signature du premier traité de libre échanges en 1783, de la révolution de Saint-Domingue de 1791 et des guerres contre l’Angleterre.
The Diasonics – Almandine
Anaïs Albert est historienne, maîtresse de conférence en histoire contemporaine à l'Université de Paris et autrice de La vie à crédit. La consommation des classes populaire à Paris (1880-1920). L'ouvrage, issus de sa thèse, revient sur les facteurs qui permettent l'accès des classes populaire à la consommation lors de la « Belle Époque ». Si les Grands Magasins construits au Second Empire incarnent les débuts de la société de consommation moderne, ces derniers s'adressaient d'abord à une clientèle bourgeoise. À la fin du XIXe siècle les salaires sont en hausse pour les ouvriers, employés ou les petits fonctionnaires parisiens. Parallèlement, un homme de commerce, Georges Dufayel, met en œuvre un système de crédit à la consommation qui ciblent directement les classes populaires.
Or des pauvres qui consomment suscitent dés cette époque des commentaire moraux ou négatifs dont on retrouve des échos de nos jours. Consommer est un vice qui fragiliserait encore plus les classes populaires (qui feraient donc mieux d'épargner) pour les uns; une aliénation qui éloigne les individus de toute lutte d'émancipation pour les autres. Cette histoire sociale de la consommation est un moyen de sortir de ces discours.
L'enquête s'attelle ainsi à interroger cette nouvelle culture matérielle qui mêle l'acquisition moderne d'objet neuf à crédit et les moyens alternatifs de diffusion de biens, les brocantes et les marchés d'occasion. C'est aussi une période de transition lors de laquelle différents domaines (comme la santé ou la mort) qui relevaient de solidarités familiales ou de voisinages sont désormais marchandisés. Toutefois, le phénomène n'est pas linéaire et les populations étudiées demeurent socialement fragiles. En cas de crise, de soucis de santé ou de travail, beaucoup retrouve des forme plus traditionnelle d'entretiens des biens, d'économie etc.. Ce sont autant de savoirs pratiques de la pauvreté ancré dans l'habitus des classes populaires étudiées par Anaïs Albert.
Bibliographie/filmographie/podcastFréhel – Où est-il donc ?
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