Deux pays, deux façons radicalement différentes de gérer leurs fractures internes, et au milieu de tout ça : le football. Côté espagnol, les tensions catalanes et basques ne s'arrêtent jamais aux portes du vestiaire : entre les sifflets pour l'hymne, les joueurs qui hésitent à porter le maillot "national", et les polémiques qui ressurgissent à chaque grand tournoi, la Roja reste un miroir tendu des fractures identitaires du pays.
Côté belge, l'histoire est presque inversée : la sélection, tiraillée entre Flamands et Wallons, a fini par trouver dans... l'anglais, une langue tierce, le ciment qui manquait au néerlandais et au français pour faire vestiaire commun. Un pays qui n'arrive pas à se parler dans ses propres langues, mais qui gagne des matchs ensemble.
Décryptage !