Écrire et être Lu

2 outils puissants pour terminer son roman


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Est-ce que vous avez un manuscrit inachevé qui dort dans un coin de votre ordinateur sans savoir comment le terminer ? Je vous rassure, vous êtes loin d’être le seul. Commencer l’écriture est rarement un problème, mais terminer son roman… ça, c’est une autre paire de manches.
À titre personnel, j’ai environ 75 000 mots qui roupillent au fond d’un dossier de mon ordinateur malgré une préparation des plus précises et des plus assidues et une motivation en béton armé.
Alors que s’est-il passé ? Quelles sont les 3 grandes raisons (déclinables en une infinité de petites) qui peuvent empêcher un auteur de terminer son roman ?
Les 3 « bonnes » raisons de ne pas terminer son roman
1 — « J’ai la trouille »
C’est bonne vieille peur qui certes, nous sauve la vie quand on tombe nez à nez avec un grizzli en pleine forêt, mais qui nous met des bâtons dans les roues dès qu’il s’agit de terminer son roman.
Elle peut prendre diverses formes : peur d’être lu, peur de ne pas être lu, peur d’être rejeté, peur de ne pas y arriver, peur d’échouer, peur de réussir, peur, peur, peur, peuuuuuuur.
2 — « Je suis coincé »
Frappé par le syndrome de la page blanche, l’auteur est paralysé devant son clavier. Il ne sait plus quoi inventer pour continuer son histoire :
– soit parce qu’il a mis son protagoniste dans une situation inextricable et qu’il ne sait pas comment l’en sortir,
– soit parce qu’il n’a plus d’idée. La panne sèche.
– soit parce qu’il s’est perdu en chemin et que son histoire ne ressemble plus du tout à ce qu’il avait prévu au départ.
Les 3 raisons ci-dessus sont interchangeables et cumulables à volonté.
3 — « Je n’ai plus envie »
C’est une autre forme de panne, mais celle-ci touche à votre motivation.
Le feu sacré s’est éteint et l’enthousiasme du début vous a quitté. Ce que vous avez déjà écrit vous paraît nullissime ou ennuyeux à mourir et vous vous dites que vous feriez aussi bien de regarder Netflix plutôt que de terminer votre roman.
Comme son titre l’indique, cet article ne va pas vous faire l’inventaire de conseils théoriques ou de recommandations bienveillantes du style « il faut écrire tous les jours » ou « l’important c’est la régularité » (même si ces conseils sont et restent bons).
Ce que je vous propose, ce sont de vrais outils. Des exercices pratico-pratiques dont l’efficacité a été prouvée depuis de nombreuses années. Ces outils sont là pour vous apporter des solutions concrètes à un problème concret : arriver à terminer son roman.

I — Le High concept
Également appelé « Super concept » par ses fans, le high concept est une technique qui nous vient directement d’Hollywood.
Avec le succès grandissant des films californiens, les producteurs d’Hollywood étaient de plus en plus demandés et disposaient de moins en moins de temps pour tous les scénarios qu’ils recevaient chaque jour. C’est pourquoi ils ont inventé le High Concept.
Le principe est de résumer toute l’intrigue d’une histoire en deux ou trois phrases maximum afin d’en faire ressortir l’absolu nécessaire. Les producteurs avaient ainsi la possibilité de déterminer en une vingtaine de secondes si une histoire méritait de s’y intéresser ou non.
Le High Concept d’une histoire devait donc être assez puissant pour capter l’attention du producteur tout en lui donnant les éléments importants de l’histoire.
« OK, mais moi je n’habite pas Hollywood et je n’écris pas de scénarios »
Des auteurs comme Fred Godefroy, qui a commencé comme scénariste pour le cinéma et la télévision, ont découvert que le High concept s’adapte parfaitement aux deux supports : scénario ou roman.
Ils ont également compris que, réalisé au tout début de la phase de préparation du roman, le high concept permet de générer un grand nombre d’idées de scène et sert de fil conducteur à l’auteur tout au long du processus d’écriture.
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Écrire et être LuBy Jérôme Vialleton


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