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Or


On passe sa vie à reprocher aux autres ce qu’on ne veut pas regarder en soi.
Tu parles d’indifférence ? Ce n’est presque jamais uniquement ce que l’autre fait. Bowlby (Attachment and Loss, 1969) et Ainsworth (Patterns of Attachment, 1978) ont montré que la distance réactive d’abord nos anciens schémas d’attachement. Si on a appris à étouffer sa vulnérabilité, la moindre froideur devient une alarme intérieure. Pas l’autre : toi qui te retrouves face à ce que tu n’écoutes jamais.
Quand tu dis “il m’abandonne”, il vaut mieux regarder si tu ne te quittes pas toi-même en premier. Young (Schema Therapy, 1990) explique que la peur d’être laissé pousse à se suradapter, à s’effacer, à dire oui pour garder le lien. Et c’est là que Lerner (The Dance of Intimacy, 1989) parle d’auto-abandon : cette façon subtile de se trahir pour éviter l’inconfort. Le vide que tu ressens ensuite, tu le colles sur l’autre. Mais l’origine est interne.
Et le respect ? Beaucoup accusent les autres de “dépasser les limites”, pourtant aucune limite n’a été posée clairement. Nedra Glover Tawwab (Set Boundaries, Find Peace, 2021) rappelle que le respect apparaît seulement quand une frontière est dite, simple, ferme… et tenue. Tant que tu recules, tu ne poses pas de limite : tu émets un souhait. Et un souhait ne protège personne.
Même dynamique avec la charge émotionnelle : si tu prends ce qui ne t’appartient pas, tu entres dans ce que Karpman a décrit comme le triangle dramatique (1968) — sauveur, persécuteur, victime. Plus tu endosses, plus les autres s’y habituent, et plus tu leur reproches ensuite de trop te demander.
Le point commun : dès que tu arrêtes d’accuser, tu récupères du pouvoir.
Pas en excusant ce que l’autre fait, mais en reprenant la part qui t’appartient : tes limites, ta voix, ta vulnérabilité, ton espace intérieur. C’est là que tout bascule.
Les relations changent quand toi, tu changes de posture — pas quand tu attends que l’autre devine ce que tu n’oses pas dire.
By CoralieOn passe sa vie à reprocher aux autres ce qu’on ne veut pas regarder en soi.
Tu parles d’indifférence ? Ce n’est presque jamais uniquement ce que l’autre fait. Bowlby (Attachment and Loss, 1969) et Ainsworth (Patterns of Attachment, 1978) ont montré que la distance réactive d’abord nos anciens schémas d’attachement. Si on a appris à étouffer sa vulnérabilité, la moindre froideur devient une alarme intérieure. Pas l’autre : toi qui te retrouves face à ce que tu n’écoutes jamais.
Quand tu dis “il m’abandonne”, il vaut mieux regarder si tu ne te quittes pas toi-même en premier. Young (Schema Therapy, 1990) explique que la peur d’être laissé pousse à se suradapter, à s’effacer, à dire oui pour garder le lien. Et c’est là que Lerner (The Dance of Intimacy, 1989) parle d’auto-abandon : cette façon subtile de se trahir pour éviter l’inconfort. Le vide que tu ressens ensuite, tu le colles sur l’autre. Mais l’origine est interne.
Et le respect ? Beaucoup accusent les autres de “dépasser les limites”, pourtant aucune limite n’a été posée clairement. Nedra Glover Tawwab (Set Boundaries, Find Peace, 2021) rappelle que le respect apparaît seulement quand une frontière est dite, simple, ferme… et tenue. Tant que tu recules, tu ne poses pas de limite : tu émets un souhait. Et un souhait ne protège personne.
Même dynamique avec la charge émotionnelle : si tu prends ce qui ne t’appartient pas, tu entres dans ce que Karpman a décrit comme le triangle dramatique (1968) — sauveur, persécuteur, victime. Plus tu endosses, plus les autres s’y habituent, et plus tu leur reproches ensuite de trop te demander.
Le point commun : dès que tu arrêtes d’accuser, tu récupères du pouvoir.
Pas en excusant ce que l’autre fait, mais en reprenant la part qui t’appartient : tes limites, ta voix, ta vulnérabilité, ton espace intérieur. C’est là que tout bascule.
Les relations changent quand toi, tu changes de posture — pas quand tu attends que l’autre devine ce que tu n’oses pas dire.