Cette histoire s’adresse à tous et surtout à ceux qui aiment le chocolat. Qui n’a pas goûté ces merveilleuses tablettes de chocolat au lait, fourrées aux noisettes et aux raisins ?
L’homme qui a créé cette usine de chocolat était un homme qui aimait gagner. Aucune montagne n’était trop élevée pour lui. Mais ce qui était important pour lui, c’est que ce qu’il construisait soit durable. Ce n’était pas l’homme des châteaux de carte qui s’effondrent dès le moindre souffle de vent.
Sa première construction fut un château de sable. Un après-midi d’été, le soleil tapait fort sur cette plage du petit village de Blackpool. De nos jours Blackpool est une grande ville, mais à l’époque ce n’était qu’un petit village. Les « bâtisseurs professionnels » de châteaux de sable savent qu’il faut être nombreux pour construire un édifice imposant. Aussi le petit George invita-t-il toute sa famille à l’aider, dans la construction de sa première œuvre. Tout le monde s’était mis à l’œuvre. Les jeunes frères et sœurs, cherchèrent partout sur la plage les meilleurs matériaux de construction –les galets lisses et plats, l’argile le plus malléable, les coquillages entiers et de belles couleurs. Pendant que les uns cherchaient, lui et ses grands frères construisaient. Ils travaillèrent tout l’après-midi, sculptant, collant les coquillages, fignolant les créneaux, réfléchissant à la manière la plus efficace de construire un pont levis. A la fin de l’après-midi, l’œuvre, au fait le chef d’œuvre, fut achevé.
Mais est-ce qu’il tiendrait jusqu’au lendemain ? Le lendemain, la famille se précipita et le petit Georges vit que le château fort était toujours là, fier, et résistant aux vagues. La famille entière, s’était unie pour apporter un soin particulier à la construction de ce petit bijou.
Cela, fut une grande leçon pour Georges.
Quand il eut vingt-deux ans, son frère Richard prit la direction de l’usine familiale. Ils fabriquaient une confiserie bon marché, qui ressemblait au chocolat. A l’époque, c’était une minuscule usine, la plus petite du pays. Malgré tous ses efforts, au bout de trois ans, l’entreprise perdit tant d’argent, qu’ils étaient à deux doigts de fermer. L’entreprise était au bord de la faillite.
Alors Georges et son frère décidèrent de cesser la production de ce mélange bon marché. Comme pour le château fort, ils décidèrent de partir à la recherche d’ingrédients excellents. Leur devise devint « totalement pure ». Bien sûr que le chocolat allait être plus cher mais en contrepartie, il allait être excellent.
Leur effort paya. Beaucoup se mirent à acheter ce chocolat. Ils eurent tant de succès qu’ils ne pouvaient même plus honorer leur commande. Bientôt Georges fut à la tête d’une des plus grosses usines de chocolat du pays.
Pourtant, il ne fit pas fortune. Savez-vous pourquoi ? Son argent servit pour construire autre chose. Selon sa manière d’agir, il y travailla dur à la recherche de matière première d’excellente qualité. Mais là, ce n’était pas des choses matérielles, comme du cacao et du chocolat. Il s’agissait des choses spirituelles, telles qu’une foi pure, un amour pur et de l’espérance. George aimait Jésus, et son plus grand désir était d’annoncer l’évangile et d’emmener les gens à mener une vie sainte.
Et enfin la troisième et, la plus importante aux yeux de Georges Cadbury, est éternelle : c’est le Royaume de Dieu sur terre. C’est à cette construction qu’il consacra toute sa force, c’est celle qui était la plus chère à ses yeux