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Carole Boinet dirige aujourd’hui la rédaction des Les Inrockuptibles.
Carole Boinet est arrivée à la rédaction du magazine Les Inrockuptibles en 2012 comme stagiaire. Et finalement à la tête du titre depuis 2022.
Les Inrocks, ce n’est pas seulement un magazine culturel. C’est un lieu de position. Un espace où la culture n’est jamais séparée du politique, où les œuvres dialoguent avec leur époque. Tenir un magazine papier aujourd’hui, c’est croire encore à la durée, à la conversation, à la nuance, au toucher. C’est refuser que tout se réduise au flux et à la réaction immédiate. C’est aussi assumer un rôle de défricheur : repérer, accompagner, parfois défendre avant que le consensus n’arrive.
Depuis 2017, elle pilote le numéro spécial “Sexe” (elle est régulièrement présentée comme la rédactrice en chef de ce numéro).
Carole Boinet ne sépare pas la critique de l’engagement, ni la culture de la responsabilité. Elle incarne une génération de dirigeantes pour qui tenir un média culturel ……
Carole Boinet appartient à une génération qui a grandi avec la culture comme territoire vital. Née à Saint-Brieuc, dans un environnement marqué par la création, elle a très tôt compris que la culture n’est pas un décor. ses parents ont créé le festival Art Rock C’est un langage. Une manière de comprendre le monde.
Dans ses éditos, elle parle du magazine papier comme d’une relation physique, “matérialisée”, porteuse de possibles.
Et en parallèle, elle assume le besoin de formats incarnés : sur BFMTV, elle résume même la logique ainsi : la survie du papier passe aussi par des vidéos incarnées.
Elle traite explicitement de sujets liés aux violences, aux rapports de domination, à la parole des femmes.
Et elle se présente souvent comme travaillant à l’articulation culture + société + féminisme.
Fin 2025, elle publie son premier roman, L’Enthousiasme.
Il y a des auteurs qui brûlent tout sur leur passage. Elle, elle maintient la braise sous contrôle.
Mais on sent qu’elle pourrait tout incendier si elle lâchait la bride.
Ce roman ne raconte pas la perte de l’enthousiasme. Il raconte la peur de l’embrasement. Et c’est précisément ce qui le rend singulier :
il est traversé par une tension entre maîtrise et combustion.
Ce qui surprend le plus, c’est que le livre est beaucoup plus intense que son titre ne le laisse croire.
Pas intense au sens bruyant.
Intense au sens thermique.
Il y a chez elle une manière de regarder le monde qui ne supporte ni la tiédeur ni la posture.
Elle ne supporte pas l’enthousiasme factice.
Alors elle l’écarte.
Elle le démonte.
Elle le questionne.
Mais ce faisant, elle révèle autre chose :
une énergie intacte.
Une ardeur sans naïveté.
L’Enthousiasme n’est pas le livre d’une femme désabusée.
C’est le livre d’une femme ardente qui refuse qu’on lui vende de la flamme en plastique.
Elle ne cherche pas à rallumer un feu.
Elle cherche à savoir s’il mérite d’exister.
Et cette exigence-là, au fond, est une forme supérieure d’enthousiasme.
Un enthousiasme filtré par l’intelligence.
Un enthousiasme passé au crible du réel.
Un enthousiasme… ardent.
Mixage studio revolver
Crédits Photo Couverture Dorian Prost
Producteur Animateur Boris Pierre
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Boris PierreCarole Boinet dirige aujourd’hui la rédaction des Les Inrockuptibles.
Carole Boinet est arrivée à la rédaction du magazine Les Inrockuptibles en 2012 comme stagiaire. Et finalement à la tête du titre depuis 2022.
Les Inrocks, ce n’est pas seulement un magazine culturel. C’est un lieu de position. Un espace où la culture n’est jamais séparée du politique, où les œuvres dialoguent avec leur époque. Tenir un magazine papier aujourd’hui, c’est croire encore à la durée, à la conversation, à la nuance, au toucher. C’est refuser que tout se réduise au flux et à la réaction immédiate. C’est aussi assumer un rôle de défricheur : repérer, accompagner, parfois défendre avant que le consensus n’arrive.
Depuis 2017, elle pilote le numéro spécial “Sexe” (elle est régulièrement présentée comme la rédactrice en chef de ce numéro).
Carole Boinet ne sépare pas la critique de l’engagement, ni la culture de la responsabilité. Elle incarne une génération de dirigeantes pour qui tenir un média culturel ……
Carole Boinet appartient à une génération qui a grandi avec la culture comme territoire vital. Née à Saint-Brieuc, dans un environnement marqué par la création, elle a très tôt compris que la culture n’est pas un décor. ses parents ont créé le festival Art Rock C’est un langage. Une manière de comprendre le monde.
Dans ses éditos, elle parle du magazine papier comme d’une relation physique, “matérialisée”, porteuse de possibles.
Et en parallèle, elle assume le besoin de formats incarnés : sur BFMTV, elle résume même la logique ainsi : la survie du papier passe aussi par des vidéos incarnées.
Elle traite explicitement de sujets liés aux violences, aux rapports de domination, à la parole des femmes.
Et elle se présente souvent comme travaillant à l’articulation culture + société + féminisme.
Fin 2025, elle publie son premier roman, L’Enthousiasme.
Il y a des auteurs qui brûlent tout sur leur passage. Elle, elle maintient la braise sous contrôle.
Mais on sent qu’elle pourrait tout incendier si elle lâchait la bride.
Ce roman ne raconte pas la perte de l’enthousiasme. Il raconte la peur de l’embrasement. Et c’est précisément ce qui le rend singulier :
il est traversé par une tension entre maîtrise et combustion.
Ce qui surprend le plus, c’est que le livre est beaucoup plus intense que son titre ne le laisse croire.
Pas intense au sens bruyant.
Intense au sens thermique.
Il y a chez elle une manière de regarder le monde qui ne supporte ni la tiédeur ni la posture.
Elle ne supporte pas l’enthousiasme factice.
Alors elle l’écarte.
Elle le démonte.
Elle le questionne.
Mais ce faisant, elle révèle autre chose :
une énergie intacte.
Une ardeur sans naïveté.
L’Enthousiasme n’est pas le livre d’une femme désabusée.
C’est le livre d’une femme ardente qui refuse qu’on lui vende de la flamme en plastique.
Elle ne cherche pas à rallumer un feu.
Elle cherche à savoir s’il mérite d’exister.
Et cette exigence-là, au fond, est une forme supérieure d’enthousiasme.
Un enthousiasme filtré par l’intelligence.
Un enthousiasme passé au crible du réel.
Un enthousiasme… ardent.
Mixage studio revolver
Crédits Photo Couverture Dorian Prost
Producteur Animateur Boris Pierre
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.