Qui n’a pas, un jour, oublié de sauvegarder ses fichiers et s’en est mordu les doigts ?
Il suffit d’un gros plantage de son ordinateur préféré ou d’un virus malveillant pour perdre, d’un coup d’un seul, le fruit de journées, de semaines de mois entier de travail. Il ne nous reste alors plus qu’à tomber à genou et à pleurer avant de tout reprendre à zéro.
« À moi, ça ne peut pas arriver ! » vous dites-vous ?
C’est ce que je me disais aussi… et pourtant, j’ai bien failli perdre les deux premières nouvelles d’un recueil après un plantage général de mon PC. Pourtant j’avais mis en place tout un système de sauvegardes qui devait m’éviter ce genre de mésaventure. Alors qu’est-il passé ?
(Lisez l’article : Comment devenir un meilleur auteur)
C’est bête comme chou : j’ai changé de logiciel d’écriture. Ce faisant, j’ai également changé mes habitudes d’écriture et le rituel de sauvegarde que j’avais consciencieusement mis en place est tombé au fond du puits de l’oubli.
Rassurez-vous, avec beaucoup de patience et de détermination, j’ai pu récupérer chaque fichier et tout est bien qui finit bien.
Cette mésaventure m’a amené à enquêter sur les différentes méthodes pour sauvegarder ses fichiers et sur ce qui fait d’elles de « bonnes » ou de « mauvaises » méthodes.
Les qualités d’une méthode pour sauvegarder ses fichiers
1 — L’automatisme
Sauvegarder son travail, c’est comme de se brosser les dents le soir, fermer les volets avant d’aller se coucher ou faire la vaisselle après manger : c’est une bonne habitude à prendre.
Le problème, l’énorme problème, c’est que nous sommes des êtres humains et que, par voie de conséquence, nous sommes faillibles. Parfois nous n’avons pas le temps, ou la tête ailleurs, ou la flemme et nous manquons à cette habitude.
La plupart du temps, cela a peu (ou pas) de conséquences : une haleine de chacal le lendemain matin ou un évier qui déborde. Mais parfois, c’est justement le jour où l’on n’a pas fermé les volets ou fait une sauvegarde qu’un cambrioleur ou un virus en profite pour frapper.
C’est la raison pour laquelle la première qualité d’une bonne méthode de sauvegarde est l’automatisme. Si le système mis en place se fait tout seul, sans votre intervention, alors vous n’avez pas à y penser et donc pas de chance de l’oublier.
2 — La pluralité
Vous l’avez sûrement déjà entendu, mais je vais vous le dire quand même : le risque zéro n’existe pas.
Vous pouvez mettre en place toutes les mesures que vous voulez, toutes les précautions imaginables, il y a toujours une petite chance pour que ce que vous vouliez éviter se produise quand même. Tout ce qu’il est possible de faire, c’est de réduire ce risque au minimum et de croiser les doigts.
« Tout ce qui est susceptible d’aller mal, ira mal » Edward A. Murphy Jr, inventeur de la célèbre loi de Murphy.
En conséquence, si une sauvegarde peut potentiellement planter en même temps que votre PC, il est préférable de faire deux, trois, voire quatre sauvegardes différentes.
3 — La fiabilité/simplicité
C’est une vérité absolue que ce soit en biologie ou en organisation du travail. La cellule la plus simple est la plus résistante, et l’organisation la plus simple est la plus fiable.
Ce principe s’applique également aux méthodes pour sauvegarder ses fichiers. En montant une usine à gaz avec trois ordinateurs, deux serveurs et les membres de votre famille, vous multipliez les risques d’erreur.
Ce que vous voulez, c’est que votre système de sauvegarde soit fiable. Ce n’est pas au moment où vous en aurez le plus besoin que vous voudrez vous rendre compte que tout le bidule est en panne depuis 6 mois.
4 — Le prix
Pour finir, si on peut éviter de toucher au porte-monnaie, on préfère.
(Lisez l’article :