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Avant d’être parfumeur, Joëlle Patris est d’abord une femme du mouvement. Elle voulait devenir danseuse, une discipline qu’elle pratique avec rigueur pendant plusieurs années. Cette première formation n’est pas anodine : elle installe un rapport sensible au corps, au rythme, à l’intuition. Autant d’éléments que l’on retrouvera plus tard dans sa manière de composer, guidée par une fascination ancienne pour les odeurs.
Un très long séjour fondateur en Chine et en Indonésie lui permet de développer une approche profondément sensorielle. À son retour en France, elle redécouvre la créativité de la parfumerie fine, dans ce qu’elle a de plus subtil et historique. Elle travaille pour de nombreuses maisons prestigieuses ; ses créations naviguent entre parfumerie de niche, luxe et projets plus confidentiels.
En 2019, elle fonde Le Parfumeur Français. Une décision guidée par la volonté d’exprimer son art en toute liberté. Adieu les logiques industrielles : elle privilégie désormais le sur-mesure et recrée un lien direct avec ses clients, les « amoureux du parfum ». Pour Joëlle, le parfum n’est pas un produit, c’est une œuvre.
Elle le décrit comme une déclaration d’amour, un langage émotionnel, une expérience comparable à une galerie d’art qu’elle constitue petit à petit.
Son atelier, installé près de Grasse, est pensé comme un espace intime. Un laboratoire entouré d’un jardin olfactif, véritable lieu d’accueil et d’échange, propice à l’expérience sensorielle.
Joëlle insiste sur la nécessité de connaître les règles pour mieux les dépasser. Sa philosophie repose sur un équilibre de plus en plus rare : maîtriser la technique pour libérer sa créativité.
À contre-courant de l’industrie, elle revendique une approche lente et accepte même le risque de l’insatisfaction pour préserver cette exigence. Le côté mercantile, plus de 6 000 nouveaux parfums par an, a effacé le sacré. Le parfum doit redevenir précieux et mystérieux. Alors la créatrice compose avec générosité et audace. Selon elle, « la parfumerie ne naît pas dans le beau. Elle naît dans le juste » : chaque œuvre est traversée comme une exploration intime.
Le schéma classique « marque/fournisseur », ce n’est pas pour elle. L’artiste privilégie une relation humaine directe. Aujourd’hui, elle crée aussi bien des signatures olfactives pour la parfumerie et la cosmétique que pour l’hospitality et l’industrie. Des fragrances toujours exclusives et sur mesure.
Parmi ses créations :
• Colonia Mirra et Camelia – Acqua di Parma
• Oud & Bergamot Rich Extract – Jo Malone
• Rose Ardente et Encens Divin – L’Atelier de Givenchy
• La Rose Gothique – Les Parfums de Rosine
• Eaudemoiselle Rose à la Folie – Givenchy
• De Guerre Lasse – Sabé Masson
• Le Delà, Être Toi, Deep Down, On The Sofa, Overflowing – Sisology
Ah, au fait ! Entre ses prises de notes dans un carnet, la pesée d’échantillons et la visite d’expositions à la Fondation Maeght, la danseuse a définitivement troqué ses ballerines… contre des gants de MMA. Le mouvement, je vous disais !
Emission enregistrée à l'atelier de la créatrice, dans son jardin, au soleil.
Mixée par le studio Revolver
Produite et animée par Boris Pierre
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Boris PierreAvant d’être parfumeur, Joëlle Patris est d’abord une femme du mouvement. Elle voulait devenir danseuse, une discipline qu’elle pratique avec rigueur pendant plusieurs années. Cette première formation n’est pas anodine : elle installe un rapport sensible au corps, au rythme, à l’intuition. Autant d’éléments que l’on retrouvera plus tard dans sa manière de composer, guidée par une fascination ancienne pour les odeurs.
Un très long séjour fondateur en Chine et en Indonésie lui permet de développer une approche profondément sensorielle. À son retour en France, elle redécouvre la créativité de la parfumerie fine, dans ce qu’elle a de plus subtil et historique. Elle travaille pour de nombreuses maisons prestigieuses ; ses créations naviguent entre parfumerie de niche, luxe et projets plus confidentiels.
En 2019, elle fonde Le Parfumeur Français. Une décision guidée par la volonté d’exprimer son art en toute liberté. Adieu les logiques industrielles : elle privilégie désormais le sur-mesure et recrée un lien direct avec ses clients, les « amoureux du parfum ». Pour Joëlle, le parfum n’est pas un produit, c’est une œuvre.
Elle le décrit comme une déclaration d’amour, un langage émotionnel, une expérience comparable à une galerie d’art qu’elle constitue petit à petit.
Son atelier, installé près de Grasse, est pensé comme un espace intime. Un laboratoire entouré d’un jardin olfactif, véritable lieu d’accueil et d’échange, propice à l’expérience sensorielle.
Joëlle insiste sur la nécessité de connaître les règles pour mieux les dépasser. Sa philosophie repose sur un équilibre de plus en plus rare : maîtriser la technique pour libérer sa créativité.
À contre-courant de l’industrie, elle revendique une approche lente et accepte même le risque de l’insatisfaction pour préserver cette exigence. Le côté mercantile, plus de 6 000 nouveaux parfums par an, a effacé le sacré. Le parfum doit redevenir précieux et mystérieux. Alors la créatrice compose avec générosité et audace. Selon elle, « la parfumerie ne naît pas dans le beau. Elle naît dans le juste » : chaque œuvre est traversée comme une exploration intime.
Le schéma classique « marque/fournisseur », ce n’est pas pour elle. L’artiste privilégie une relation humaine directe. Aujourd’hui, elle crée aussi bien des signatures olfactives pour la parfumerie et la cosmétique que pour l’hospitality et l’industrie. Des fragrances toujours exclusives et sur mesure.
Parmi ses créations :
• Colonia Mirra et Camelia – Acqua di Parma
• Oud & Bergamot Rich Extract – Jo Malone
• Rose Ardente et Encens Divin – L’Atelier de Givenchy
• La Rose Gothique – Les Parfums de Rosine
• Eaudemoiselle Rose à la Folie – Givenchy
• De Guerre Lasse – Sabé Masson
• Le Delà, Être Toi, Deep Down, On The Sofa, Overflowing – Sisology
Ah, au fait ! Entre ses prises de notes dans un carnet, la pesée d’échantillons et la visite d’expositions à la Fondation Maeght, la danseuse a définitivement troqué ses ballerines… contre des gants de MMA. Le mouvement, je vous disais !
Emission enregistrée à l'atelier de la créatrice, dans son jardin, au soleil.
Mixée par le studio Revolver
Produite et animée par Boris Pierre
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.