Le bien-être peut sembler une notion abstraite ou subjective. Pourtant, il est possible de le mesurer. Le bureau fédéral du Plan a mis sur pied un indicateur basé sur plusieurs critères spécifiques à la Belgique, comme la santé, la disponibilité de revenus suffisants pour mener une vie normale, le travail, l’éducation ou encore l’entourage social et familial. Grâce à cet indicateur, il est possible de vérifier la manière dont le bien-être des Belges évolue au fil du temps. Le mois dernier, le bureau du Plan a dévoilé les dernières données à ce sujet. Il en ressort que le bien-être des Belges est reparti à la hausse à partir de 2016, après avoir régressé entre 2008, année de la crise financière, et 2015, année où la zone euro a commencé à sortir progressivement de la crise de la dette publique. Mais tous les composants de l’indicateur de bien-être ne s’améliorent pas. Le capital humain, qui mesure la santé et l’éducation, est en progrès. Le capital social, qui concerne les relations humaines, est resté stable. Le capital économique a quant à lui augmenté. Le problème, c’est le capital environnemental : il est en baisse depuis 1992, selon les calculs rétroactifs du bureau du Plan… La pollution et la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère pourraient menacer l’évolution du bien-être des Belges. Une conclusion sans appel qui a le mérite de montrer, s’il le fallait encore, où les efforts doivent porter pour garantir notre qualité de vie.