Mémoires d’Outre-Pop

60’s - #4 -Le règne du producteur


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Un disque s’enregistre en studio. La chanson peut avoir toutes les qualités, les musiciens peuvent être les meilleurs dans leur partie, si la finalisation en studio n’est pas au top, il n’en sortira rien de bon.

Dans un studio d’enregistrement, le grand manitou c’est le producteur. D’autant plus qu’au milieu des années 60, les magnétophones passent de deux à quatre pistes. Ce qui permet non seulement l’enregistrement, instrument par instrument mais également l’ajout de parties musicales ou d’effets une fois la base de l’œuvre enregistrée, ce qu’on appelle les overdubs.

Du côté de la black music, l’élaboration du son en studio, que ce soit chez Stax ou à la Motown, était déjà primordiale et leur procurait une supériorité indéniable dans la réalisation de petits bijoux destinés à se vendre comme des petits pains. En revanche, pour les producteurs de culture européenne, voire académique, le son devenait non une qualité mais un instrument à part entière dont on pouvait expérimenter tous les possibles.

Au reste, que ce soit dans l’un ou l’autre cas, le son devient la poutre maitresse de toute l’industrie phonographique. Et le maître du son, c’est le producteur. Sans George Martin, les Beatles n’auraient pas quitté leur caverne. Sans Brian Wilson, les garçons de la plage n’auraient jamais entendu les bonnes vibrations.

 

Playlist de l'épisode

WHEN A MEN LOVES A WOMAN - PERCY SLEDGE

IT‘S A MAN‘S MAN‘S WORLD - JAMES BROWN

TRY A LITTLE TENDERNESS - OTIS REDDING

STOP IN THE NAME OF LOVE - THE SUPREMES

REACH OU I‘LL BE THERE - FOUR TOPS

YELLOW SUBMARINE - THE BEATLES

FOR WHAT IT WORTH - BUFFALO SPINGFIELD

WOULDN‘T IT BE NICE - THE BEACH BOYS

GOOD VIBRATIONS - THE BEACH BOYS

CALIFORNIA DREAMING - THE MAMAS AND THE PAPAS

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Mémoires d’Outre-PopBy Thierry Frébourg