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Or


« On ne se connaissait pas et on a fait le pari de la rencontre, vos poings serrés dans les poches, vos regards perdus devant tant d’espace…
Timidement, vous m’avez suivi vers les chevaux,
Créatures de silence, ils se sont imposés à vous comme une brèche dans un monde qui hurle, un espace où enfin, on peut baisser le son.
Puis ce fut le pari de la confiance, les suivre et vous laisser suivre, les tenir, puis les lâcher, les observer, puis fermer les yeux.
Apprendre leur dialecte silencieux, comme on apprend une langue étrangère ; d'abord quelques mots maladroits, puis des phrases, et enfin, une conversation profonde, intime, presque invisible.
Marcher et bondir avec eux, vous évader, sans tricher.
Partir en forêt et rassurer leur instinct de proies en leur offrant votre sérénité peu à peu cultivée.
Chaque soir, par la pensée, ils vous ont suivi jusque dans vos cellules et en ont élargi l’horizon. (…) »
« Mes chevaux de vent, mes maîtres silencieux, créatures intercesseuses, entre le visible et l’invisible, le domestique et le sauvage. Nous avons noué nos destins, vos respirations me traversent, vous êtes peuplés de lichens, d’oiseaux, d’espace…
Le tissage de nos existences élargi mon humanité. Dans le sillage de vos pas, je réapprends à faire monde avec les écailles, les écorces, les griffes et les dialectes lointains.
L’autre est ta force ! hurle la harde, prends en soin ! »
By Corinne Leconte « On ne se connaissait pas et on a fait le pari de la rencontre, vos poings serrés dans les poches, vos regards perdus devant tant d’espace…
Timidement, vous m’avez suivi vers les chevaux,
Créatures de silence, ils se sont imposés à vous comme une brèche dans un monde qui hurle, un espace où enfin, on peut baisser le son.
Puis ce fut le pari de la confiance, les suivre et vous laisser suivre, les tenir, puis les lâcher, les observer, puis fermer les yeux.
Apprendre leur dialecte silencieux, comme on apprend une langue étrangère ; d'abord quelques mots maladroits, puis des phrases, et enfin, une conversation profonde, intime, presque invisible.
Marcher et bondir avec eux, vous évader, sans tricher.
Partir en forêt et rassurer leur instinct de proies en leur offrant votre sérénité peu à peu cultivée.
Chaque soir, par la pensée, ils vous ont suivi jusque dans vos cellules et en ont élargi l’horizon. (…) »
« Mes chevaux de vent, mes maîtres silencieux, créatures intercesseuses, entre le visible et l’invisible, le domestique et le sauvage. Nous avons noué nos destins, vos respirations me traversent, vous êtes peuplés de lichens, d’oiseaux, d’espace…
Le tissage de nos existences élargi mon humanité. Dans le sillage de vos pas, je réapprends à faire monde avec les écailles, les écorces, les griffes et les dialectes lointains.
L’autre est ta force ! hurle la harde, prends en soin ! »