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Or


« La durabilité implique-t-elle l’autosuffisance urbaine ? Et si oui, un tel objectif est-il envisageable ? C’est cette double question qui sera abordée ici, au prisme de l’écologie territoriale et du métabolisme urbain. Autant l’écrire tout de suite, la réponse sera deux fois non – du moins si l’on considère l’autosuffisance urbaine dans une acception stricte, ce qui ne signifie pas pour autant que la problématique de l’autosuffisance urbaine soit vaine. »
Exrait de l’article « Les villes : parasites ou gisements de ressources ? » écrit par Sabine Barles en 2010 dans La vie des idées.
le métabolisme urbain – avec toute la prudence que requiert cette analogie organiciste – contribue à caractériser les interactions entre sociétés et nature : de combien d’énergie a besoin une ville pour assurer l’ensemble de ses activités ? De combien de matières – eau, aliments, produits finis, etc. ? Que deviennent ces flux une fois qu’ils sont entrés dans les sociétés urbaines, puis qu’ils y ont été utilisés et transformés ? Sous quelle forme sont-ils éventuellement rendus à la nature ? Quelles en sont les conséquences ? L’écologie territoriale quant à elle vise à inscrire le métabolisme urbain dans un cadre spatial et social : les flux de matière et d’énergie mis en jeu par une ville résultent de choix politiques, économiques, sociaux et techniques.
Ceci étant posé, comment le métabolisme urbain pourrait-il être plus conforme aux objectifs du développement durable et de la transition socio-écologique ?
Sabine Barles est ingénieure, Urbaniste, Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, médaille d’argent du CNRS, Grand Prix de l’Urbanisme 2025. Ses thématiques de recherches sont le métabolisme urbain et l’écologie territoriale.
Stéphane Berdoulet est un entrepreneur de l’économie sociale et solidaire, et l’écologie territoriale, que ce soit dans l’insertion et l’écologie urbaine avec Halage, le compostage de bio-déchets urbains avec Alchimistes immobilière le Phare, ou encore l’accès à l’immobilier avec la coopérative le Phare et Splendid ESS.
By Radio Cause Commune« La durabilité implique-t-elle l’autosuffisance urbaine ? Et si oui, un tel objectif est-il envisageable ? C’est cette double question qui sera abordée ici, au prisme de l’écologie territoriale et du métabolisme urbain. Autant l’écrire tout de suite, la réponse sera deux fois non – du moins si l’on considère l’autosuffisance urbaine dans une acception stricte, ce qui ne signifie pas pour autant que la problématique de l’autosuffisance urbaine soit vaine. »
Exrait de l’article « Les villes : parasites ou gisements de ressources ? » écrit par Sabine Barles en 2010 dans La vie des idées.
le métabolisme urbain – avec toute la prudence que requiert cette analogie organiciste – contribue à caractériser les interactions entre sociétés et nature : de combien d’énergie a besoin une ville pour assurer l’ensemble de ses activités ? De combien de matières – eau, aliments, produits finis, etc. ? Que deviennent ces flux une fois qu’ils sont entrés dans les sociétés urbaines, puis qu’ils y ont été utilisés et transformés ? Sous quelle forme sont-ils éventuellement rendus à la nature ? Quelles en sont les conséquences ? L’écologie territoriale quant à elle vise à inscrire le métabolisme urbain dans un cadre spatial et social : les flux de matière et d’énergie mis en jeu par une ville résultent de choix politiques, économiques, sociaux et techniques.
Ceci étant posé, comment le métabolisme urbain pourrait-il être plus conforme aux objectifs du développement durable et de la transition socio-écologique ?
Sabine Barles est ingénieure, Urbaniste, Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, médaille d’argent du CNRS, Grand Prix de l’Urbanisme 2025. Ses thématiques de recherches sont le métabolisme urbain et l’écologie territoriale.
Stéphane Berdoulet est un entrepreneur de l’économie sociale et solidaire, et l’écologie territoriale, que ce soit dans l’insertion et l’écologie urbaine avec Halage, le compostage de bio-déchets urbains avec Alchimistes immobilière le Phare, ou encore l’accès à l’immobilier avec la coopérative le Phare et Splendid ESS.