La ville , les villes doivent aujourd’hui être souples, agiles, résilientes , alors même qu’elles sont constitués de bâtiments et obéissent à des règles contraignantes, voire rigides. Les outils de fabrication et de gestion des villes sont en retard sur la société. Ils sont pilotés par des normes, des règles, des programmes, des schémas directeurs sans souplesse, et produisent trop souvent des espaces sans âme et sans identité. Ils ne répondent pas aux urgences, ils n’ont évité ni la crise du logement, ni celle du bureau.
La crise du covid avait ouvert des pistes : avec les habitants en première ligne, un citadin equipé peut faire face aux situations imprévisibles et développer des actions immédiates. montrant qu’il est possible de sortir de la logique de silo et du « cadre de la norme ». Ces pistes prenaient appui sur des acteurs /aménageurs qui ont emmenagé en ville depuis une quinzaine d’années, créant des lieux et processus alternatifs, brèches ouvertes dans ce monde sous contrôle : tiers-lieux, espaces de solidarités, usages temporaires.
Alors pourquoi ne pas changer ? Et si ces acteurs marginaux étaient remis au centre? et si aménager temporairement c’était aménager tout court? et si utiliser temporairement , c’était utiliser ?
Nous avons le plaisir de recevoir pour en débattre deux pionniers de ces brèches ouvertes qui emmenagent en ville. L’un est un opérateur social, et l’autre un opérateur d’usages.
Il s’agit de Sihem Habchi, de l’association Aurore et Nicolas Détrie, de l’assoication Yes We Camp.