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Or


La pédagogie institutionnelle a un rapport avec le pouvoir : lâcher le pouvoir, partager le pouvoir” Anne Delcourt
Instituer, ça veut dire “tenir debout”… Instituteur, institutrice, c’est celui qui donne les conditions pour tenir debout,
Dès qu’on analyse d’un point de vue matérialiste et au niveau des rapports de pouvoir, la solution ne peut être que collective et certainement pas individuelle chacun dans son coin » Sébastien Charbonnier, la fabrique de l’enfance, anthropologie de la comédie adulte
Se taire pour mieux entendre » L’école du tâtonnement
Le 28 septembre 2025, l’avant-première du film documentaire École Pajol, le film, a eu lieu dans la grande salle du Cinéma des Cinéastes qui était comble, remplie principalement des enfants et adultes en lien avec l’école, élèves, enseignants, parents, nouveaux et anciens. Le film est témoin d’un projet hors norme et validé de la bouche même des élèves et de toustes les intervenant.e.s …
Véronique Rivière et Anne Delcourt sont les deux co-fondatrices de ce projet. Elles ont réussi à le commencer discrètement, avec d’autres plus ou moins convaincu.e.s ou averti.e.s, comme si de rien n’était : Projet de pédagogie institutionnelle, pédagogie exceptionnelle et incarnée avec une énergie rebelle, créatrice, pour accueillir chaque enfant dans la sociabilité. Tenter de créer une école où l’on apprend à s’écouter, à être curieux de l’autre, de soi et des choses, pour apprendre à apprendre, c’est produire les conditions d’un va et vient constant entre praxis et apport théorique de la PI (Freynet – Oury- Levine). Et comme le signe le film réalisé la toute dernière année de leur présence en tant que directrice pour la première, et institutrice chargée de la classe inclusive (ULIS) pour la seconde, l’école de la rue Pajol aurait du déjà essaimer son savoir-faire un peu partout et convaincre l’Éducation Nationale des possibilités grâce à son existence même.
Cette expérience doit aujourd’hui être reconnue comme pilote pour encourager d’autres enseignant.e.s à pratiquer les lois. Quels lois ? Elles ne sont que trois, trois lois communes et inébranlables, pré-requis à retrouver la puissance et le possible de créer toutes autres institutions mineures et mouvantes, outils en perpétuelle adaptation collective… outils pour une autre pédagogie qui ne repose plus sur le pouvoir et l’abus de pouvoir, mais son partage et son horizontalisation, sa sagesse réticulaire. En effet l’horizon et l’autodétermination que la PI dégage et facilite, la fenêtre sur le monde qu’elle ouvre tant pour l’autonomie des élèves que pour les adultes présents, font de l’école une performance toujours entrain de se produire, de s’adapter, de changer, de bouger, en mouvement.
Loi 1
Ici on est pas obligé d’aimer tout le monde mais chacun fait le très gros effort de respecter l’autre
Loi 2
Chacun est là pour apprendre
Loi 3
L’enseignant est là pour tous les enfants
By Corinne LeconteLa pédagogie institutionnelle a un rapport avec le pouvoir : lâcher le pouvoir, partager le pouvoir” Anne Delcourt
Instituer, ça veut dire “tenir debout”… Instituteur, institutrice, c’est celui qui donne les conditions pour tenir debout,
Dès qu’on analyse d’un point de vue matérialiste et au niveau des rapports de pouvoir, la solution ne peut être que collective et certainement pas individuelle chacun dans son coin » Sébastien Charbonnier, la fabrique de l’enfance, anthropologie de la comédie adulte
Se taire pour mieux entendre » L’école du tâtonnement
Le 28 septembre 2025, l’avant-première du film documentaire École Pajol, le film, a eu lieu dans la grande salle du Cinéma des Cinéastes qui était comble, remplie principalement des enfants et adultes en lien avec l’école, élèves, enseignants, parents, nouveaux et anciens. Le film est témoin d’un projet hors norme et validé de la bouche même des élèves et de toustes les intervenant.e.s …
Véronique Rivière et Anne Delcourt sont les deux co-fondatrices de ce projet. Elles ont réussi à le commencer discrètement, avec d’autres plus ou moins convaincu.e.s ou averti.e.s, comme si de rien n’était : Projet de pédagogie institutionnelle, pédagogie exceptionnelle et incarnée avec une énergie rebelle, créatrice, pour accueillir chaque enfant dans la sociabilité. Tenter de créer une école où l’on apprend à s’écouter, à être curieux de l’autre, de soi et des choses, pour apprendre à apprendre, c’est produire les conditions d’un va et vient constant entre praxis et apport théorique de la PI (Freynet – Oury- Levine). Et comme le signe le film réalisé la toute dernière année de leur présence en tant que directrice pour la première, et institutrice chargée de la classe inclusive (ULIS) pour la seconde, l’école de la rue Pajol aurait du déjà essaimer son savoir-faire un peu partout et convaincre l’Éducation Nationale des possibilités grâce à son existence même.
Cette expérience doit aujourd’hui être reconnue comme pilote pour encourager d’autres enseignant.e.s à pratiquer les lois. Quels lois ? Elles ne sont que trois, trois lois communes et inébranlables, pré-requis à retrouver la puissance et le possible de créer toutes autres institutions mineures et mouvantes, outils en perpétuelle adaptation collective… outils pour une autre pédagogie qui ne repose plus sur le pouvoir et l’abus de pouvoir, mais son partage et son horizontalisation, sa sagesse réticulaire. En effet l’horizon et l’autodétermination que la PI dégage et facilite, la fenêtre sur le monde qu’elle ouvre tant pour l’autonomie des élèves que pour les adultes présents, font de l’école une performance toujours entrain de se produire, de s’adapter, de changer, de bouger, en mouvement.
Loi 1
Ici on est pas obligé d’aimer tout le monde mais chacun fait le très gros effort de respecter l’autre
Loi 2
Chacun est là pour apprendre
Loi 3
L’enseignant est là pour tous les enfants