Dieu a-t-il sa place dans les programmes scolaires ? Le débat secoue fréquemment le monde de l'enseignement. Après les attentats de janvier 2015 en France, l’Observatoire de la laïcité a recommandé d’étendre «l’enseignement laïc du fait religieux dès l’école primaire». Aujourd'hui, en France, pays qui fait figure d'exception sur ce sujet en Europe, l'enseignement des faits religieux n'est pas une matière à part. Les religions sont seulement évoquées par le biais de différentes matières comme l'histoire-géographie, ou encore le français.
Comment enseigner le fait religieux à l’école ? Que peut-on apprendre aux élèves sans entraver la sacro-sainte laïcité ? Pourquoi ce sujet fait-il autant débat dans la classe politique ?
Quelle situation ailleurs, notamment au Maroc où le roi Mohammed VI souhaite une réforme de l'éducation islamique pour qu'elle transmette un «islam tolérant» ?
- Sébastien Urbanski, auteur de « L’enseignement du fait religieux », aux éditions PUF, maitre de conférence à l’Université de Nantes, membre de CREN (Centre de recherche en éducation de Nantes) et du groupe de recherche Religions, discriminations et racisme en milieu scolaire (université Lyon 2 et Ifé-ENS de Lyon)
- Philippe Gaudin, philosophe, directeur adjoint et responsable formation-recherche à l’Institut Européen en Sciences des Religions, responsable de formations sur la laïcité et les faits religieux auprès des enseignants. Il est aussi l’auteur de « Vers une laïcité d’intelligence en France ? L’enseignement des faits religieux comme politique publique d’éducation depuis les années 1980 », aux éditions Presses Universitaires d’Aix-Marseille
- Bakary Sambé, enseignant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, au Sénégal. Il intervient le samedi 24 septembre 2016, au Colloque sur l’enseignement des faits religieux, organisé par la Fondation Abdul-Aziz, à Casablanca. Il parlera des enjeux de la modernisation de l’enseignement islamique au Sahel et défis de l’extrémisme religieux
- Marine, Quenin, fondatrice et déléguée générale de l’association Enquête, qui anime des ateliers et développe des outils de découverte du fait religieux, essentiellement par le jeu, à destination des 7-11 ans.
L'intervention de la correspondante RFI à Casablanca, Sara Doublier, sur la réforme de l’enseignement islamique au Maroc.
Et la chronique «Bourses d'études» de Sinatou Saka, journaliste à RFI :
les bourses de Master 2 en santé publique, les bourses de la Coopération belge pour le développement et les bourses pour les professionnels de la santé, originaires de pays en développement.
La Coopération belge pour le développement veut renforcer les compétences des acteurs des pays en développement dans le domaine de l’agriculture, de l’éducation… et bien sûr de la santé !
> Le but ?
Donner une spécialisation en plus, pas obtenue dans votre formation initiale.
Avec cette bourse, vous pouvez étudier par exemple à l’Institut belge de médecine tropicale, entre autres.
> Qui est concerné par cette bourse, qui peut y prétendre ?
60 professionnels de la santé âgés de moins de 46 ans, tous ressortissants d’un pays en développement.
18 pays prioritaires, comme l’Afrique du Sud, le Mali ou encore Madagascar. ATTENTION : ce n'est pas une liste exclusive, n'hésitez pas à postuler !
> La cible ?
Des médecins qui ont déjà de l’expérience, 2 à 5 ans de pratique dans leurs pays, qui savent traiter les maladies tropicales et qui souhaitent se spécialiser.
Autres profils : des sociologues, des économistes, ou même des journalistes qui ont travaillé sur des sujets liés à la santé.
L'an dernier, il y avait 200 candidats pour 60 places...
> Le conseil du responsable de l’enseignement
Il faut vraiment avoir eu une ou plusieurs expériences professionnelles dans le domaine de la santé !
Il faut que votre candidature soit cohérente avec vos études… bref si vous avez étudié le droit, laissez tomber !
> Autres informations importantes
Avoir un profil et un projet professionnel cohérents par rapport à la bourse
Bien remplir le formulaire de candidature pour avoir un dossier de qualité
Donner des références pertinentes. Ces personnes seront contactées par la suite...
Les notes ne sont pas vraiment importantes
> Le conseil de Kévine Laure, ancienne boursière, aujourd'hui médecin-chef à Douala, au Cameroun
Il faut bien préciser ce qu'on compte faire une fois rentré dans son pays, montrer à quel besoin on veut répondre et qu'on est conscient des réalités du pays
> N'oubliez pas la lettre de motivation
Elle doit être orginale, se distinguer des autres
Présentez-vous, votre formation, vos défis et ce que vous pourrez apporter au programme et aux autres étudiants
> Quel est le montant de cette bourse ?
Environ 1 250€ par mois pendant un an, soit les frais de scolarité, une allocation mensuelle de subsistance et le logement
/!\ Si vous êtes bilingue français-anglais, précisez-le dans votre dossier. C'est un plus !
> Quelle est la date limite pour postuler ?
Janvier 2017 pour la prochaine promotion…
Les cours seront tous en anglais, mais si vous êtes francophone, vous pouvez être admis et suivre les cours. Il faudra par contre savoir lire l’anglais...!