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Documenter, formaliser, communiquer, sensibiliser : un travail essentiel sur le sujet des expulsions qui sont menées, attaquant les personnes vivant dans des lieux informels, précaires et souvent victimes de racisme environnemental — locaux inhabités, squats, bâtiments désaffectés, rues, parkings, campings, caravanes, bidonvilles, camions, terrains vagues, hangars,…. C’est ainsi qu’en 2018 est sorti le premier rapport de l’Observatoire des expulsions des lieux de vie informels. Il est question ici du rapport sur les données de novembre 2023 à octobre 2024. Presque 1500 expulsions, plus de 100 000 personnes expulsées de leurs lieux de vie informels (en sus des expulsions locatives qui ne sont pas comptabilisées ici).
C’est à la fois un outil politique, un travail scientifique, à destination aussi bien des professionnels de santé ou en charge de travail social, que du grand public, des collectivités territoriales et des institutionnels, des élu.es.
Pas de trêve hivernale pour ces expulsions, pas ou si peu de propositions de solutions de logement ni d’hébergement, des conditions précaires vers de nouvelles situations tout aussi désastreuses ; ces femmes, ces enfants, ces hommes vivent le rejet, la relégation, plusieurs fois de suite — iels sont malmené.e.s et perdent en même temps liens sociaux, communautés ou justes voisin.e.s, soins, écoles, travaux, etc. Dans 88% des cas, les expulsions ne donnent pas lieu à des propositions d’habitat.
Célia MOUGEL – juriste et en charge de la coordination, et Estelle RIBES – déléguée générale, au sein du CNDH (collectif national des droits de l’homme) ROMEurope, présentent ce rapport de l’observatoire — chacune de son point de vue et toutes deux fortement engagées dans les analyses indispensables, visant à impulser des pratiques, des choix politiques, autres — et de vraies solidarités interdépendantes.
By Isabelle CarrèreDocumenter, formaliser, communiquer, sensibiliser : un travail essentiel sur le sujet des expulsions qui sont menées, attaquant les personnes vivant dans des lieux informels, précaires et souvent victimes de racisme environnemental — locaux inhabités, squats, bâtiments désaffectés, rues, parkings, campings, caravanes, bidonvilles, camions, terrains vagues, hangars,…. C’est ainsi qu’en 2018 est sorti le premier rapport de l’Observatoire des expulsions des lieux de vie informels. Il est question ici du rapport sur les données de novembre 2023 à octobre 2024. Presque 1500 expulsions, plus de 100 000 personnes expulsées de leurs lieux de vie informels (en sus des expulsions locatives qui ne sont pas comptabilisées ici).
C’est à la fois un outil politique, un travail scientifique, à destination aussi bien des professionnels de santé ou en charge de travail social, que du grand public, des collectivités territoriales et des institutionnels, des élu.es.
Pas de trêve hivernale pour ces expulsions, pas ou si peu de propositions de solutions de logement ni d’hébergement, des conditions précaires vers de nouvelles situations tout aussi désastreuses ; ces femmes, ces enfants, ces hommes vivent le rejet, la relégation, plusieurs fois de suite — iels sont malmené.e.s et perdent en même temps liens sociaux, communautés ou justes voisin.e.s, soins, écoles, travaux, etc. Dans 88% des cas, les expulsions ne donnent pas lieu à des propositions d’habitat.
Célia MOUGEL – juriste et en charge de la coordination, et Estelle RIBES – déléguée générale, au sein du CNDH (collectif national des droits de l’homme) ROMEurope, présentent ce rapport de l’observatoire — chacune de son point de vue et toutes deux fortement engagées dans les analyses indispensables, visant à impulser des pratiques, des choix politiques, autres — et de vraies solidarités interdépendantes.