Un coin quelque part - Radio Cause Commune

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Un coin quelque part - Radio Cause Commune episodes

  • #92 – Architectures lesbiennes, des béguinages aux lieux TPG

    « Une fenêtre sans persienne, c'est comme un œil sans paupière » Eileen Gray

    Parcourant plusieurs dizaines de lieux — encore vivants, habités, archi-vivants° ou archivés grâce à des transmissions voulues et mises en cartons — Milena Charbit nous entraîne dans les flux de ses recherches ; enquête d'historienne architecte concernée par son sujet, ou plutôt ses sujets car ils sont ici multiples : l'intime, le secret, le visible, les espaces publics revisités, les formes et formats, les objets, les matières, les contours, les creux, les dômes, les jardins, … c'est en effet pas seulement un voyage, un tracé près de personnes en expérimentations, mais une volonté de faire part, d'hertoriser des avancées collectives de constructions, d'aménagements voire d'urbanismes.

    De lesbien.ne.s on retiendra les rapports au monde, les catégories politiques, les pratiques voire tactiques dans l'espace, les choix de partage et de vie collective au-delà des familles, parce que « les espaces nous structurent si on leur laisse la liberté de nous structurer » dit Milena. Et l'on voit que les espaces et habitats imaginés majoritairement par des hommes ne sont pas toujours au-rendez-vous de cette liberté, qu'il s'agisse des habitats dans les sphères privées ou des espaces théoriquement publics (et donc censément pour toustes).

    Et aussi le trait d'union, singulier objet architectural qu'on retrouve dans plusieurs lieux — et d'ailleurs un qui porte ce nom — telle une marque lesbienne sensible fondatrice.

    Le livre de Milena Charbit est paru en septembre 2025, aux éditions SHED Publishing, avec le soutien de Lydia Amarouche et Laura Boullic : Architectures lesbiennes – Subversions du lien, de l'intime et de l'espace

    🔎 Pour aller plus loin
    • les autres écrits ou travaux sur le site de Milena Charbit
    • d'autres émissions où je reçois des auteurices : avec Clara Breteau et les poétiques des espaces, avec Michel Bernard et la cartographie de plusieurs sites, avec Anselm Jappe contre la brutalité du béton
    • le fond de dotation LIG – Lesbiennes d'intérêt général
    • le front d'habitat lesbien
    • et bien entendu les très nombreuses citations d'ouvrages et de personnalités à découvrir, lire, rencontrer … à retrouver dans le livre de Milena Charbit – dont Phyllis Birkby, architecte américaine, fondatrice d'une école pionnière.
    🎧 À l’oreille
    • Pauline PARIS – Prolonge la nuit (poème de Sapho, traduit par Renée Vivien)
    • Maureen et Lala &Ce – Mise à mort
    • Mari SEGURA – Embobada
    1 hr 29 min
  • #92 – Architectures lesbiennes, des béguinages aux lieux TPG

    “Une fenêtre sans persienne, c’est comme un œil sans paupière” Eileen Gray

    Parcourant plusieurs dizaines de lieux — encore vivants, habités, archi-vivants° ou archivés grâce à des transmissions voulues et mises en cartons — Milena Charbit nous entraîne dans les flux de ses recherches ; enquête d’historienne architecte concernée par son sujet, ou plutôt ses sujets car ils sont ici multiples : l’intime, le secret, le visible, les espaces publics revisités,  les formes et formats, les objets, les matières, les contours, les creux, les dômes, les jardins, … c’est en effet pas seulement un voyage, un tracé près de personnes en expérimentations, mais une volonté de faire part, d’hertoriser des avancées collectives de constructions, d’aménagements voire d’urbanismes.

    De lesbien.ne.s on retiendra les rapports au monde, les catégories politiques, les pratiques voire tactiques dans l’espace, les choix de partage et de vie collective au-delà des familles, parce que “les espaces nous structurent si on leur laisse la liberté de nous structurer” dit Milena. Et l’on voit que les espaces et habitats imaginés majoritairement par des hommes ne sont pas toujours au-rendez-vous de cette liberté, qu’il s’agisse des habitats dans les sphères privées ou des espaces théoriquement publics (et donc censément pour toustes).

    Et aussi le trait d’union, singulier objet architectural qu’on retrouve dans plusieurs lieux — et d’ailleurs un qui porte ce nom — telle une marque lesbienne sensible fondatrice.

    Le livre de Milena Charbit est paru en septembre 2025, aux éditions SHED Publishing, avec le soutien de Lydia Amarouche et Laura Boullic : Architectures lesbiennes – Subversions du lien, de l’intime et de l’espace

    Pour aller plus loin
    • les autres écrits ou travaux sur le site de Milena Charbit
    • d’autres émissions où je reçois des auteurices : avec Clara Breteau et les poétiques des espaces, avec Michel Bernard et la cartographie de plusieurs sites, avec Anselm Jappe contre la brutalité du béton
    • le fond de dotation LIG – Lesbiennes d’intérêt général
    • le front d’habitat lesbien
    • et bien entendu les très nombreuses citations d’ouvrages et de personnalités à découvrir, lire, rencontrer … à retrouver dans le livre de Milena Charbit – dont Phyllis Birkby, architecte américaine, fondatrice d’une école pionnière.
    • À l’oreille
      • Pauline PARIS – Prolonge la nuit (poème de Sapho, traduit par Renée Vivien)
      • Maureen et Lala &Ce – Mise à mort
      • Mari SEGURA – Embobada
      • 1 hr 29 min
      • #91 – Hameaux de santé : des coins pour prendre soin

        « Mon objectif était donc d’abord personnel : créer une structure de santé où je me verrai exercer en tant que médecin avec une mission principale : prendre soin » disait Jesse Robert

        Car en effet, comment bien prendre soin des écosystèmes alors que nous prenons si peu soin de nous ? Comment parler d'écologie dans les habitats sans s'occuper de sa première enveloppe, son premier terrain de jeux et d'expérimentations, son propre corps ? Peut-on toujours prendre soin des corps dans le béton des hôpitaux ?

        Avec Isabelle Chalumeau, nous abordons les quatre piliers de ce concept que Jesse Robert, fondateur et coordinateur des Hameaux de Santé, a décrit finement — lui qui comme médecin ne supportait plus les pratiques médicales, ni les politiques qui les sous-tendaient : global (holistique), démocratique, social et écologique. Jesse Robert est décédé le 3 mai dernier. Le village continue d'exister, et les hameaux de santé devraient poursuivre les chemins tracés ici : faire en sorte que des personnes qui ont besoin de soins, de quelque nature que ce soit, puissent se retrouver dans un autre rapport avec « le médical », sans être ni morcelées ni dominées, puissent retrouver consentement et participations dans les choix pour leur santé.

        Hameaux de santé à ne pas confondre avec les maisons pluridisciplinaires de santé (MPS), qui tentent des regroupements de docteurs et doctoresses en médecine et autres praticiennes — ce qui cherche à résoudre la question des déserts médicaux souvent incriminés mais non réellement pris en considération dans l'ensemble des problématiques qu'ils posent. Cela ne peut se faire complètement sans les politiques publiques : mais pas seulement celles de la santé ; il s'agit d'écologie au sens le plus grand du terme, et de démocratie …

        Peut-être bientôt un nouveau hameau de santé ? dans le Morvan ?

        🔎 Pour aller plus loin
        • une page sur les recherches d'Isabelle Chalumeau, horlogère du temps
        • Le site du Village de Bel-Air, et les informations sur l'écolieu sur celui de la coopérative OASIS qui soutient les créations
        • l'article dans La Relève et la Peste, sur les hameaux de santé
        • un article de Jesse Robert, paru en 2024 dans la revue 'Pratiques'
        • une entrevue chez OCTOPUS'H de Jesse Robert
        • Les autres émissions Un coin quelque part : sur l’habitat léger, les constructions en BTP (bois terre paille) ou en terre crue, les cabanes & les yourtes — mais aussi sur les liens comme maison
        🎧 À l’oreille
        • HK –Dis leur que l'on s'aime, dis-leur que l'on sème
        • Marvin Jouno – On refait le monde
        1 hr 12 min
      • #91 – Hameaux de santé : des coins pour prendre soin

        “Mon objectif était donc d’abord personnel : créer une structure de santé où je me verrai exercer en tant que médecin avec une mission principale : prendre soin” disait Jesse Robert

        Car en effet, comment bien prendre soin des écosystèmes alors que nous prenons si peu soin de nous ? Comment parler d’écologie dans les habitats sans s’occuper de sa première enveloppe, son premier terrain de jeux et d’expérimentations, son propre corps ? Peut-on toujours prendre soin des corps dans le béton des hôpitaux ?

        Avec Isabelle Chalumeau, nous abordons les quatre piliers de ce concept que Jesse Robert, fondateur et coordinateur des Hameaux de Santé, a décrit finement — lui qui comme médecin ne supportait plus les pratiques médicales, ni les politiques qui les sous-tendaient : global (holistique), démocratique, social et écologique. Jesse Robert est décédé le 3 mai dernier. Le village continue d’exister, et les hameaux de santé devraient poursuivre les chemins tracés ici : faire en sorte que des personnes qui ont besoin de soins, de quelque nature que ce soit, puissent se retrouver dans un autre rapport avec “le médical”, sans être ni morcelées ni dominées, puissent retrouver consentement et participations dans les choix pour leur santé.

        Hameaux de santé à ne pas confondre avec les maisons pluridisciplinaires de santé (MPS), qui tentent des regroupements de docteurs et doctoresses en médecine et autres praticiennes — ce qui cherche à résoudre la question des déserts médicaux souvent incriminés mais non réellement pris en considération dans l’ensemble des problématiques qu’ils posent. Cela ne peut se faire complètement sans les politiques publiques : mais pas seulement celles de la santé ; il s’agit d’écologie au sens le plus grand du terme, et de démocratie …

        Peut-être bientôt un nouveau hameau de santé ? dans le Morvan ?

        Pour aller plus loin
        • une page sur les recherches d’Isabelle Chalumeau, horlogère du temps
        • Le site du Village de Bel-Air, et les informations sur l’écolieu sur celui de la coopérative OASIS qui soutient les créations
        • l’article dans La Relève et la Peste, sur les hameaux de santé
        • un article de Jesse Robert, paru en 2024 dans la revue ‘Pratiques‘
        • une entrevue chez OCTOPUS’H de Jesse Robert
        • Les autres émissions Un coin quelque part : sur l’habitat léger, les constructions en BTP (bois terre paille) ou en terre crue, les cabanes & les yourtes — mais aussi sur les liens comme maison
        • À l’oreille
          • HK –Dis leur que l’on s’aime, dis-leur que l’on sème
          • Marvin Jouno – On refait le monde
          • 1 hr 12 min
          • #HS-12 – Encore des regards neufs sur le 9.3. = 4ème édition

            C'est la 4ème édition du festival co-organisé par une vingtaine de bailleurs du Logement Social, dans plus d'un vingtaine de villes du département de Seine-Saint-Denis (93) coordonnés via l'AORIF — association qui est composée de membres des quatre familles d’organismes du mouvement HLM : OPH (Office Public de l'Habitat), ESH (Entreprises Sociales pour l'Habitat), Coopératives d’HLM. Ce département 93 est celui qui comprend le plus de logements sociaux, représentant ainsi sans doute un quart du nombre total de personnes habitant un HLM ou un logement social en France (en tout 11 millions de personnes). D'où sa renommée ….. Le logement social reste une spécificité française dont on a parlé ici plusieurs fois, et qu'il faut sans doute continuer à défendre des attaques ici ou là …

            On entend ici Patricia GUÉRIN, directrice culturelle au sein de l'organisme Toit et Joie (filiale francilienne Habitat du groupe La Poste — seul bailleur social à s'être doté depuis 8 ans d'une telle direction) ; elle rappelle les objectifs et enjeux de ce festival qui est à la fois une programmation culturelle et aussi l'aboutissement de projets qui ont été menés avec/par des habitantes et habitants des résidences de logement social ; parmi ces enjeux :

            • faire évoluer le regard sur la Seine Saint Denis que portent majoritairement les médias, et donc potentiellement tout un chacun.e
            • favoriser les ouvertures culturelles, auprès de toutes et tous les habitant.e.s quels que soient les âges, origines, passés, genres, etc.
            • soutenir encore et encore le logement social, et les relations entre bailleurs et responsables dans les collectivités territoriales

            Il est aussi question des rôles des gardien.nes, des associations du département ou plus largement d'Ile de France dans ces actions, qui permettent d'aller au-delà d'une seule 'consommation' culturelle, pour celles et ceux qui habitent ces quartiers.

            À l'oreille
            • Jazz Manouche avec Gypsy Cooker, groupe de musiciens de Montreuil (93)
            Pour aller plus loin
            • le site du Festival, avec la programmation des quelques 50 événements sur 10 jours à compter du 13 juin 2025
            • le site de l'AORIF
            • celui de Toit et Joie – Poste Habitat
            • une page sur le site de USH (Union Sociale pour l'Habitat) concernant l'abattement de taxe foncière dans les Quartiers Politique de la Ville (QVP) cité par Patricia Guérin
            • l'émission en juin 2023 Un coin quelque part #HS09 sur la Troisième édition du festival
            30 min
          • #90 – Des Lois, des Droits, … et pourtant ça suffit pas …

            Question : Comment ne pas être QUE en réaction aux attaques des politiques des gouvernants notoirement dirigées contre les plus vulnérables ?

            Avec Anaïs Belouassa Cherifi, nous parcourons de nombreux sujets autour de l’habitat, du logement et des conditions vécues par tant de personnes rendues précaires par des situations de vie délicates : migrations forcées, violences subies dans une famille, un foyer, une relation, perte d’un emploi ou d’un revenu… Il sera question ici de logement social, d’hébergement, de non-accueil, de réquisitions des 8% de logements vacants, de relégations, de parcours résidentiels — autant d’appellations fourre-tout pour des situations souvent confiées à des associations, auxquelles on délègue des responsabilités pourtant profondément politiques.

            Mais il sera aussi question de demandes étatiques de hiérarchiser les vulnérabilités, de compétences croisées entre préfectures et conseils départementaux, de dynamiques entre petites communes et grandes métropoles…

            Députée depuis 2024, Anaïs Belouassa Cherifi est membre du groupe La France Insoumise – Nouveau Front Populaire, et présidente du groupe d’études parlementaires sur « pauvreté, précarité, non-recours aux droits et sans-abri ». Elle partage ici ses engagements et ses combats, et évoque notamment :

            • la lutte contre la proposition de loi visant à réprimer la « cabanisation », qui cible l’habitat léger et mobile, et est réapparue récemment dans un autre contexte,
            • la co-rédaction d’une proposition de loi transpartisane pour garantir l’accessibilité des logements aux personnes en situation de handicap — en soulignant qu'elles ne peuvent non seulement pas toujours vivre dans des appartements conformes à leurs besoins, mais pas non plus accéder aux logements de leurs proches, familles ou ami.e.s qu'elles ne peuvent visiter !

            Parce que l’habitat concerne tout le monde, et que les plus fragiles dépendent trop souvent de contextes défavorables : les enfants qui dorment à la rue en France en 2025, les mineur·e·s non accompagné·e·s, les victimes de violences, de racisme, de sexisme, de phobies ou de ségrégation…, il est essentiel de rappeler que le droit à un habitat digne est un droit inaliénable, inconditionnel. Habiter, c’est se loger, mais aussi vivre dans des liens sociaux, et avoir accès aux biens et services communs, publics.

            🔎 Pour aller plus loin
            • PPL transpartisane n°1139 – Instaurer une réelle accessibilité des logements
            • Rapport sur la PPL n°1240 (mai 2025) – Sur la « cabanisation » et le détricotage de la loi SRU
            • Les autres émissions Un coin quelque part : sur l’habitat mobile, les expulsions, le droit au logement…
            • Rapport 2024 du SAMU Social – Les femmes sans abri
            • Rapport AURA 2025 – Le mal-logement en Rhône-Alpes (Fondation pour le Logement)
            • Rue89 Lyon & Tribune de Lyon – Les mineur·e·s isolé·e·s et non accompagné.e.s trouvant refuge aux Chartreux, à Lyon
            • Guillaume Faburel – « Décroître l’urbain » et ses interventions dans nos émissions
            🎧 À l’oreille
            • Haruka
            • Janis Joplin – Down On Me
            • Naome
            1 hr 30 min
          • #89 – Plus de 100 000 personnes expulsées
            Contexte

            Documenter, formaliser, communiquer, sensibiliser : un travail essentiel sur le sujet des expulsions qui sont menées, attaquant les personnes vivant dans des lieux informels, précaires et souvent victimes de racisme environnemental — locaux inhabités, squats, bâtiments désaffectés, rues, parkings, campings, caravanes, bidonvilles, camions, terrains vagues, hangars,…. C'est ainsi qu'en 2018 est sorti le premier rapport de l'Observatoire des expulsions des lieux de vie informels. Il est question ici du rapport sur les données de novembre 2023 à octobre 2024. Presque 1500 expulsions, plus de 100 000 personnes expulsées de leurs lieux de vie informels (en sus des expulsions locatives qui ne sont pas comptabilisées ici).

            C'est à la fois un outil politique, un travail scientifique, à destination aussi bien des professionnels de santé ou en charge de travail social, que du grand public, des collectivités territoriales et des institutionnels, des élu.es.

            Pas de trêve hivernale pour ces expulsions, pas ou si peu de propositions de solutions de logement ni d'hébergement, des conditions précaires vers de nouvelles situations tout aussi désastreuses ; ces femmes, ces enfants, ces hommes vivent le rejet, la relégation, plusieurs fois de suite — iels sont malmené.e.s et perdent en même temps liens sociaux, communautés ou justes voisin.e.s, soins, écoles, travaux, etc. Dans 88% des cas, les expulsions ne donnent pas lieu à des propositions d'habitat.

            Célia MOUGEL – juriste et en charge de la coordination, et Estelle RIBES – déléguée générale, au sein du CNDH (collectif national des droits de l'homme) ROMEurope, présentent ce rapport de l'observatoire — chacune de son point de vue et toutes deux fortement engagées dans les analyses indispensables, visant à impulser des pratiques, des choix politiques, autres — et de vraies solidarités interdépendantes.

            Pour aller plus loin
            • d'autres émissions de UN COIN QUELQUE PART :
              • l'émission #41 où l'on entend William ACKER, juste avant la parution de son précieux livre « Où sont les gens du voyage » en 2021, documentant les lieux de désaccueils, seuls espaces laissés aux personnes dites gens du voyage, toujours proches de sites dangereux pour la santé.
              • celle avec Saimir MILE (La voix des Rroms) – #40
              • une autre avec Nara RITZ, en 2020, qui décrit les places désignées pour les voyageuses et voyageurs — #17
              • #37 – avec Laurent EL GHOZI (FNASAT) et #42 – avec Marc BEZIAT (ANGVC)
              • et enfin celles concernant l'expulsion d'un squat Unibéton Ile St Denis (#74) et (#75) , et une autre à Montréal (#77) — ainsi que de nombreuses interventions d'autres personnes concernées.
            • le site de l'Observatoire, où l'on peut consulter le rapport dans sa version numérique
            • le site du CNDH ROMEurope — collectif national des droits de l'homme)
            • les partenaires de l'observatoire : Fondation pour le logement des défavorisé.e.s, la LDH, Médecins du monde, la plateforme de soutien aux migrant.es, Human Rights Observers, la FNASAT, l'ANGVC
            À l'oreille
            • Hamon-Martin Quintet chante Notre Dame des oiseaux de fer
            • un chant de NNDL — Notre Dame Des Landes.
            1 hr 30 min
          • #89 – Plus de 100 000 personnes expulsées
            Contexte

            Documenter, formaliser, communiquer, sensibiliser : un travail essentiel sur le sujet des expulsions qui sont menées, attaquant les personnes vivant dans des lieux informels, précaires et souvent victimes de racisme environnemental — locaux inhabités, squats, bâtiments désaffectés, rues, parkings, campings, caravanes, bidonvilles, camions, terrains vagues, hangars,…. C’est ainsi qu’en 2018 est sorti le premier rapport de l’Observatoire des expulsions des lieux de vie informels. Il est question ici du rapport sur les données de novembre 2023 à octobre 2024. Presque 1500 expulsions, plus de 100 000 personnes expulsées de leurs lieux de vie informels  (en sus des expulsions locatives qui ne sont pas comptabilisées ici).

            C’est à la fois un outil politique, un travail scientifique, à destination aussi bien des professionnels de santé ou en charge de travail social, que du grand public, des collectivités territoriales et des institutionnels, des élu.es.

            Pas de trêve hivernale pour ces expulsions, pas ou si peu de propositions de solutions de logement ni d’hébergement, des conditions précaires vers de nouvelles situations tout aussi désastreuses ; ces femmes, ces enfants, ces hommes vivent le rejet, la relégation, plusieurs fois de suite — iels sont malmené.e.s et perdent en même temps liens sociaux, communautés ou justes voisin.e.s, soins, écoles, travaux, etc. Dans 88% des cas, les expulsions ne donnent pas lieu à des propositions d’habitat.

            Célia MOUGEL – juriste et en charge de la coordination, et Estelle RIBES – déléguée générale, au sein du CNDH (collectif national des droits de l’homme) ROMEurope, présentent ce rapport de l’observatoire — chacune de son point de vue et toutes deux fortement engagées dans les analyses indispensables, visant à impulser des pratiques, des choix politiques, autres — et de vraies solidarités interdépendantes.

            Pour aller plus loin
            • d’autres émissions de UN COIN QUELQUE PART :
              • l’émission #41 où l’on entend William ACKER, juste avant la parution de son précieux livre “Où sont les gens du voyage” en 2021, documentant les lieux de désaccueils, seuls espaces laissés aux personnes dites gens du voyage, toujours proches de sites dangereux pour la santé.
              • celle avec Saimir MILE (La voix des Rroms) – #40
              • une autre avec Nara RITZ, en 2020, qui décrit les places désignées pour les voyageuses et voyageurs — #17
              • #37 – avec Laurent EL GHOZI (FNASAT) et #42 – avec Marc BEZIAT (ANGVC)
              • et enfin celles concernant l’expulsion d’un squat Unibéton Ile St Denis (#74) et  (#75) , et une autre à Montréal (#77) — ainsi que de nombreuses interventions d’autres personnes concernées.
              • le site de l’Observatoire, où l’on peut consulter le rapport dans sa version numérique
              • le site du CNDH ROMEurope — collectif national des droits de l’homme)
              • les partenaires  de l’observatoire : Fondation pour le logement des défavorisé.e.s, la LDH, Médecins du monde, la plateforme de soutien aux migrant.es, Human Rights Observers, la FNASAT, l’ANGVC
              • À l’oreille
                • Hamon-Martin Quintet chante Notre Dame des oiseaux de fer
                • un chant de NNDL — Notre Dame Des Landes.
                • 1 hr 30 min
                • #88 – Habiters politiques
                  Contexte

                  Habiter ensemble autrement. Est-ce possible ? oui, de très nombreux endroits en ont fait la preuve, les preuves, depuis parfois plusieurs décennies. 20 années de recherches, 200 reportages dont 50 lieux présentés dans ce livre de phototexte, des routes sillonnées, des gens rencontrés.

                  Anne-Sophie Clémençon et Michel Bernard sont parti.e.s ensemble à la rencontre de ces lieux de vie où se réinventent ou se consolident solidarité et écologie : l'une avec ses appareils photos, l'autre avec ses plumes et autres claviers ! L'une avec ses yeux, son approche des imaginaires et ses pensées d'historienne de l'architecture et de l'urbanisme, l'autre avec sa profession de journaliste chercheur et fort de ses participations à des créations diverses — telles la co-fondation de la revue Silence!

                  Les auditeurices de Un coin quelque party retrouveront à les entendre, des coins qu'on a déjà évoqués, abordés, décrits ici ou là. Et aussi des conceptions autres que la maison individuelle tant prônée à certaines époques et habilement remplacée par plusieurs collectifs : éco-villages, habitats partagés, coopératives, … villes ou campagnes, jeunes vieux et vieilles, sobriété, foncier, économie, partage, bien commun, …. — autant de questions partout posées et avec de multiples réponses, variées comme le sont les personnes se lançant dans ces projets.

                  Pour aller plus loin
                  • une autre émission, avec Clara Breteau qui, elle, nous avait emmené.e.s dans la poétique de plusieurs de ces sites avec son livre 'Les vies autonomes, une enquête poétique'
                  • la revue Silence qui explore la décroissance et l'écologie sociale, depuis juin 1982, date du numéro zéro de la revue cofondée par Michel Bernard
                  • d'autres travaux photographiques de Anne-Sophie Clémençon, chercheuse au CNRS, par exemple à propos de Tony Garnier
                  • le livre 'Habiter ensemble autrement' sort le 7 mars 2025, avec ce sous-titre : DU SOCIALISME UTOPIQUE À L’UTOPIE ÉCOLOGISTE aux éditions Le Passager Clandestin
                  • une exposition des photos du livre, le 21 mars 2025, dans le cadre du salon Primevère
                  • une parmi les plus anciennes initiatives anarchistes, libertaires et anticapitalistes : Longo Maï — pourvu que ça dure
                  • et une autre en Belgique : la baraque, constituée de cabanes et roulottes qui a aussi plus de 50 ans
                  • les écrits de Cédric Herrou : change ton monde (éd. Les liens qui libèrent)
                  • et en bordure, une émission de Eugénie Barbezat : Vivre toute l'année au camping
                  À l'oreille
                  • PAOLO CONTE – Via con me
                  • GOLDEN GOLD ORCHESTRA – My little Kingdom (mon petit royaume)
                  • HK – Danser encore
                  • LES PAUL
                  1 hr 30 min
                • #88 – Habiters politiques
                  Contexte

                  Habiter ensemble autrement. Est-ce possible ? oui, de très nombreux endroits en ont fait la preuve, les preuves, depuis parfois plusieurs décennies. 20 années de recherches, 200 reportages dont 50 lieux présentés dans ce livre de phototexte, des routes sillonnées, des gens rencontrés.

                  Anne-Sophie Clémençon et Michel Bernard sont parti.e.s ensemble à la rencontre de ces lieux de vie où se réinventent ou se consolident solidarité  et écologie : l’une avec ses appareils photos, l’autre avec ses plumes et autres claviers ! L’une avec ses yeux, son approche des imaginaires et ses pensées d’historienne de l’architecture et de l’urbanisme, l’autre avec sa profession de journaliste chercheur et fort de ses participations à des créations diverses — telles la co-fondation de la revue Silence!

                  Les auditeurices de Un coin quelque part y retrouveront à les entendre, des coins qu’on a déjà évoqués, abordés, décrits ici ou là. Et aussi des conceptions autres que la maison individuelle tant prônée à certaines époques et habilement remplacée par plusieurs collectifs : éco-villages, habitats partagés, coopératives, … villes ou campagnes, jeunes vieux et vieilles, sobriété, foncier, économie, partage, bien commun,  …. — autant de questions partout posées et avec de multiples réponses, variées comme le sont les personnes se lançant dans ces projets.

                  Pour aller plus loin
                  • une autre émission, avec Clara Breteau qui, elle, nous avait emmené.e.s dans la poétique de plusieurs de ces sites avec son livre ‘Les vies autonomes, une enquête poétique‘
                  • la revue Silence qui explore la décroissance et l’écologie sociale, depuis juin 1982, date du numéro zéro de la revue cofondée par Michel Bernard
                  • d’autres travaux photographiques de Anne-Sophie Clémençon, chercheuse au CNRS, par exemple à propos de Tony Garnier
                  • le livre ‘Habiter ensemble autrement’ sort le 7 mars 2025, avec ce sous-titre : DU SOCIALISME UTOPIQUE À L’UTOPIE ÉCOLOGISTE  aux éditions Le Passager Clandestin
                  • une exposition des photos du livre, le 21 mars 2025, dans le cadre du salon Primevère
                  • une parmi les plus anciennes initiatives anarchistes, libertaires et anticapitalistes : Longo Maï — pourvu que ça dure
                  • et une autre en Belgique : la baraque, constituée de cabanes et roulottes qui a aussi plus de 50 ans
                  • les écrits de Cédric Herrou : change ton monde (éd. Les liens qui libèrent)
                  • et en bordure, une émission de Eugénie Barbezat : Vivre toute l’année au camping
                  • À l’oreille
                    • PAOLO CONTE – Via con me
                    • GOLDEN GOLD ORCHESTRA – My little Kingdom (mon petit royaume)
                    • HK – Danser encore
                    • LES PAUL
                    • 1 hr 30 min

                    About Un coin quelque part - Radio Cause Commune

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                    La maison. Objet mythique, matériel et mental, un espace en frontière avec l’extérieur : l’intérieur du ‘chez soi’. Mais de quelles maisons pouvons-nous parler maintenant…