Un coin quelque part - Radio Cause Commune

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Un coin quelque part - Radio Cause Commune episodes

  • #69 – Le 23 à Anères
    Contexte

    Dans les Hautes Pyrénées, dans un petit village au bord de la rivière de la Neste sur la route des Baronnies, plusieurs personnes ont acheté via une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) en SAS (société par actions simplifiées) un terrain de 14000 mètres carrés, avec des bâtis existants à rénover — dont une ancienne maison de retraite. Très à l’écoute de ce que d’autres projets, en cours ou déjà aboutis, ont acquis comme expériences, Stéphane et Philippe nous racontent comment le groupe part dans le projet avec des principes très clairs, une philosophie déterminée sur les communs, une volonté de participer à la vie du village et des alentours, et également les étapes par lesquelles il est intéressant de passer pour faire aboutir le projet dans des conditions joyeuses.

    Pourquoi le 23 ? parce que le 22 était pris ! Un café associatif existe depuis 24 ans dans le village, très ouvert, collégial, sans prix fixe ni caisse, sans salarié ni patron, sans porte … Des animations musicales ou théâtrales sont régulièrement proposées — les 22 de chaque mois avec un festival cinématographique (cinéma muet) très réputé maintenant.

    Pauses musicales constituées de chants traditionnels des Pyrénées
    • Se canto, par un chœur amateur
    • Ô mon païs, par Beth Chivalier
    • Maria, par Anaïs et Audrey Carrère
    • D’autres informations sur
      • Le site du 23 à Asnères
      • Celui du café Remue Méninges
      • La page du programme du festival d’Asnères
      • La cartographie des projets soutenus par HABICOOP
      • Les émissions sur d’autres projets : à Bègles près de Bordeaux, à Dieulefit près de Montélimar
      • L’émission avec Thierry Hullin, du collectif qui aide à fabriquer sa propre yourte : Yourtettoiles
      • 1 hr
      • #HS08 – Hors champs, résidus de rues et incréé.
        Contexte

        L’occasion d’entendre et d’échanger avec Marc DILET est donnée ici par Fabiola BADOÏ : une rencontre sous le signe d’une exposition qui se tiendra à Paris tout début juin, de photographies et de dessins et maquettes : “Streetscapes, Vers l’incréé“.

        Fabiola prend la main ici pour évoquer avec Marc DILET son travail, et comment il tâche de faire surgir un monde, des mondes (ou un “Tout monde” à la façon de Édouard Glissant) à partir des trouvailles dans les rues de la photographe Sandra BINION : un amas de tubes plastiques, des cordes enlacées, des filets déchirés, … objets abandonnés perdus oubliés à Kyoto, New Delhi, Paris ou ailleurs, là où ils ont chuté — ces déchets et leurs prolongations dans des formes imaginées, poussées, posées, dépliées, … parlent des formes des mondes que nous habitons.

        Il est question aussi durant cette émission du langage, sur / de l’architecture, des cultures soutenant nos constructions, de la poésie des espaces, des volumes et des images — et aussi, bien entendu, là où passe, existe du politique ; citons l’exemple donné par Marc DILET de l’enfermement, l’encerclement — voire le siège — que constituent les centres commerciaux autour des villes , tels des remparts et limites à nos libertés, de circuler, de penser , de créer…

        Détails de l’exposition qui aura lieu du 1er au 4 juin 2023
        • au 24 rue Chapon, dans le 3ème à Paris,
        • dans ‘La Loge‘, lieu commun et partagé par les habitant·es
          jeudi 1/06 et vendredi 2/06 : de 17h à 20h ; samedi 3/06 à parti de 15h (nuit blanche) et dimanche 4/06 de 16h à 19h
          entrée libre et gratuite

           

          À l’oreille
          • KONSTANTIN MELNICHOV : Sonata of sleep
          • DREW SCHNURR : Streetscapes
          • KRUDAS CUBENSI : Poderosxs
          • 1 hr 1 min
          • #77 – Une éviction
            Contexte

            C’est à Montréal (Québec). Un grand espace, sur plusieurs niveaux, est habité depuis plusieurs années par un collectif, un groupe de la communauté queer. Rue Parthenais, dans Hochelaga. Et puis le propriétaire vend à des gens qui décident d’habiter l’appartement et elleux doivent partir. C’est ce que mathilde capone a décidé de documenter : cette éviction, dans le contexte de crise du logement dont Marine Gourit-Armengaud nous a parlé dans une émission précédente,  qui est aussi voire surtout, selon iel,  la perte d’un lieu, d’un espace queer dont il est dit que la renommée et la présence étaient diffuses bien au-delà de ses habitant.e.x.s, et qu’il “permettait une transmission intergénérationnelle et l’expression d’une sous-culture“.

            Ce film, Éviction, sera sûrement distribué et visible en France prochainement, mais d’ores et déjà ici on peut partager les problématiques qu’il pose et que mathilde explique d’une part à travers ses réponses à une entrevue avec un.e journaliste québécois.e et celles qu’iel apporte aux spectateurices après la première projection. Il s’agit ici d’éclairer singulièrement les questions qui sont souvent abordées dans Un coin quelque part : sur les habitats alternatifs qui ont du mal à exister sur la durée notamment en mode urbain, sur les groupes affinitaires qui cherchent des lieux — au-delà des sites commerciaux ou associatifs et en viennent à squatter par manque d’espaces laissés possibles, … etc

            Crédits
            • CIRCUS MARCUS – Les accouplements répétitifs
            • KIM ROY-GRENIER — média ‘Toustes’
            • les RIDM (Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal) à l’issue desquelles le film de mathilde capone a reçu le prix du public
            • 1 hr
            • #83 – Une contre-cérémonie pour ouvrir nos bouches

              Les associations faisant partie du collectif « le revers de la médaille » dont on a transmis ici le rapport concernant le grand nettoyage social qui a fait de nombreuses victimes, expulsées, empêchées de travailler, délogées, enfermées, déplacées … ont appelé à un rassemblement Place de la République à Paris — la veille de la cérémonie d'ouverture des JOP 2024.

              On y est allé et voici les paroles militantes et engagées des personnes présentes :

              • Paul Alauzy de médecins du monde
              • Jean-Baptiste Eyraud du DAL
              • une représentante de l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)
              • Mariana pour les habitant.e.s de la Seine-Saint-Denis réuni.e.s en collectif
              • un représentant mandaté de Solidaires
              • une du syndicat SNEP-FSU des professeurs d'EPS (éducation physique et sportive) de Seine-Saint-Denis
              • Abdoulaye pour un collectif de personnes sans papier ni titre de séjour
              • quatre jeunes du collectif du Parc de Belleville
              • Noémie et Mare de la Quadrature du Net
              • Leaf et Ritchy Thibault
              • un des JAD (Jardins à Défendre) d'Aubervilliers (93)
              • un.e d'un collectif trans
              • deux de Saccage 2024
              • Jules Boykoff, avec Antoine de Clerc en traducteur

              On y rencontre aussi d'autres personnes, qui ne sont pas monté sur la tribune mais ont parlé et décrit des situations très concrètes.

              Toutes contre les organisations des jeux olympiques, avec détermination engagées pour soutenir les personnes qui ont été maltraitées durant toute la préparation de ces évènements ET pour lutter contre tout ce qui a été mis en place à cette occasion : surveillance accrue avec des moyens toujours plus contraignants et liberticides, expulsions sans relogement en dépit des règlementations et lois existantes, bétonisation toujours plus grande des territoires qui saccagent les jardins et les espaces publics, etc.

              Toutes prêtes à se battre contre les futurs jeux prévus en Italie (2026), aux États-Unis (2028) puis à nouveau en France en 2030. Car les impacts sociaux et environnementaux des jeux sont grands et complexes ; transformant violemment des quartiers entiers, sans aucune recherche de discussions avec leurs habitants et habitantes ; nourrissant d'autres chantiers plus masqués telles les volontés de gentrification et d'urbanisation toujours plus forte, de rejet des plus pauvres encore plus loin, de cadeaux faits à certains (à certaines entreprises aussi) quand d'autres sont forcés de travailler dans des conditions déplorables et précaires, etc.

              À L'OREILLE
              • Peter Gabriel – Games without frontiers
              • Nina Hagen – African reggae
              • Gossip – Heavy cross
              • Naome
              2 hr 1 min
            • #HS11 – Délogé.e.s, Saccagé.e.s, Nettoyé.e.s, mais Olympiquement !
              Contexte

              Un collectif de plus de 80 collectifs et associations : le revers de la médaille, est né il y a quelques mois déjà et après une lettre ouverte en octobre 2023, qui interpelle Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques, élu.e.s et pouvoirs publics, sponsors et autres partenaires des Jeux sur « les risques qui pèsent sur les populations en situation d’exclusion et de précarité en raison des bouleversements prévus à Paris et en Ile-de-France »

              C'est peu de le dire et l'on peut constater ici ou là les effets délétères de l'organisation de ces jeux qui n'amusent pas tout le monde, surtout celles et ceux qui n'avaient pas besoin de cela pour être déjà mal en point, exclu.e.s, délaissé.e.s dans des lieux de vie difficile, des situations de logement d'hébergement ou de « mise à l'abri » qu'on a décrit dans plusieurs des émissions d'Un coin quelque part.

              Faisant fi des différends qui pourraient sinon empêcher les luttes communes, et mettant en avant ce qui les rassemblent ici, ces acteurices ont écrit un rapport contenant des faits, simples, brutaux comme ils le sont, des chiffres, et dénoncent le véritable nettoyage social qui est en cours, dans les quartiers décidés comme étant ceux des JOP 2024 : expulsions, arrêtés préfectoraux iniques, surveillances accrues dans les espaces publics dont les bois, violences manifestes, destructions des tentes sur les quais, tri des personnes selon des statuts au mépris du droit, renvois dans des contrées lointaines de personnes de leur lieux de vie existants depuis des années, invisibilisation des personnes 'indésirables' dans une belle ville, etc.

              Il s'agit dans ce numéro Hors Série de l'enregistrement de la session ayant eu lieu jeudi 6 juin 2024, à la Cité Fertile, à Pantin (93) rassemblant plusieurs membres du collectif qui exposent les éléments du rapport mais aussi les problématiques concrètes rencontrées au quotidien par les associations.

              Et l'on sait désormais, comme le fait remarquer une personne dans le public lors du débat, que ces surveillances, violences et rejets des espaces publics non commerciaux, sont et seront de plus en plus le lot de nous toustes, une fois passés ces jeux, car les caméras ne seront pas débranchées, les sites ne seront pas accessibles simplement, et l'on voudrait bien que l'on prenne des habitudes dociles, doucement, tranquillement, sous couvert de plus de sécurité …

              Pour aller plus loin
              • le rapport du collectif : 1 an de nettoyage social avant les JOP
              • le site du collectif 'Le revers de la médaille'
              • à propos des SAS, sur le site du Gisti
              • le site de saccage 2024
              • le rapport de plusieurs associations sur « JOP et TDS » « un confinement social pour les travailleurs.euses du sexe«
              • le livre de Jade Lindgaard, présente à la session à Pantin, pour son livre « Paris 2024, une ville face à la violence olympique«
              • les autres émissions d'Un coin quelque part : sur le squat Unibéton, les expulsions, la loi Kasbarian qui ouvre maintenant son volet 2, …

              Merci à toutes les personnes ayant permis cet enregistrement !

              2 hr
            • Un dossier : « Sans-abri : expériences et politiques »
              Une première du genre : Patrick Bruneteaux invite Isabelle Carrère, et ensemble il et elle partagent leurs pensées en questionnant les deux invités, avec leur prisme singulier !

              Dans la Revue Française des Affaires Sociales (RFAS), Mauricio ARANDA, Julien LÉVY et Gwen LE GOFF ont coordonné un ouvrage constitué de textes et réflexions — majoritairement sociologiques — à propos de la notion de sans-abrisme, pour faire comme un état des recherches à date, dans des optiques de partage d'expériences situées décrites par des personnes concernées, soit dans le cadre associatif, soit dans des travaux de terrains lors de recherches universitaires, etc. Plus d'une vingtaine d'écrits (8 articles, 4 entretiens, des notes de lectures, …), dans le cadre de l'appel à contributions, sont abordés ici par Mauricio Aranda et Julien Lévy, présents à cette émission — tous deux politistes et chercheurs ayant travaillé leur thèses respectivement en 2019 et 2021.

              Où il sera question des catégorisations des personnes, des normes induites par les notions décrites, des politiques publiques et des choix qu'elles supposent, du rôle des chercheurs et chercheuses dans l'évolution des dispositifs et statistiques en sciences sociales, de la future Enquête 2025 (la précédente avait eu lieu en 2012), …

              Où l'on débattra des concepts : « sans abri » vs « sans domicile » vs « sans logement » vs « mal logé.e », mais aussi de l’accommodement des personnes aux injonctions de stabilité ou de trajectoires, … , des situations subies versus choisies, et de comment la précarisation entraine de facto des impossibilités d'habiter plus et mieux.

              À L'OREILLE EN PAUSE MUSICALE
              • salutations révolutionnaires
              • OSCAR LES VACANCES – 'Tourner en rond'
              POUR ALLER PLUS LOIN
              • le numéro 1 janvier 2023 – RFAS – Sans-abri : expériences et politiques, éd. La documentation française
              • le rapport de la fondation de l'abbé Pierre sur le mal-logement
              • Radio Cause Commune, Les mondes rêvés de Georges, N°13, Marie Loison, une recherche sur le voisinage des SDF, 31/01/2019
              2 hr 9 min
            • Un dossier : “Sans-abri : expériences et politiques”
              Une première du genre : Patrick Bruneteaux invite Isabelle Carrère, et ensemble il et elle partagent leurs pensées en questionnant les deux invités, avec leur prisme singulier !

              Dans la Revue Française des Affaires Sociales (RFAS), Mauricio ARANDA, Julien LÉVY et Gwen LE GOFF ont coordonné un ouvrage constitué de textes et réflexions — majoritairement sociologiques — à propos de la notion de sans-abrisme, pour faire comme un état des recherches à date, dans des optiques de partage d’expériences situées décrites par des personnes concernées, soit dans le cadre associatif, soit dans des travaux de terrains lors de recherches universitaires, etc. Plus d’une vingtaine d’écrits (8 articles, 4 entretiens, des notes de lectures, …), dans le cadre de l’appel à contributions, sont abordés ici par Mauricio Aranda et Julien Lévy, présents à cette émission — tous deux politistes et chercheurs ayant travaillé leur thèses respectivement en 2019 et 2021.

              Où il sera question des catégorisations des personnes, des normes induites par les notions décrites, des politiques publiques et des choix qu’elles supposent, du rôle des chercheurs et chercheuses dans l’évolution des dispositifs et statistiques en sciences sociales,  de la future Enquête 2025 (la précédente avait eu lieu en 2012),  …

              Où l’on débattra des concepts : “sans abri” vs “sans domicile” vs “sans logement” vs “mal logé.e”, mais aussi de l’accommodement des personnes aux injonctions de stabilité ou de trajectoires, … , des situations subies versus choisies,  et de comment la précarisation entraine de facto des impossibilités d’habiter plus et mieux.

              À L’OREILLE EN PAUSE MUSICALE
              • salutations révolutionnaires
              • OSCAR LES VACANCES – ‘Tourner en rond’
              • POUR ALLER PLUS LOIN
                • le numéro 1 janvier 2023 – RFAS – Sans-abri : expériences et politiques, éd. La documentation française
                • le rapport de la fondation de l’abbé Pierre sur le mal-logement
                • Radio Cause Commune, Les mondes rêvés de Georges, N°13, Marie Loison, une recherche sur le voisinage des SDF, 31/01/2019
                • 2 hr 9 min
                • #82 – Fabriques poétiques d'habitats

                  Une promenade parmi 23 sites un peu partout sur les sols en France où des gens se sont engagé.e.s dans des habitats autonomes : voilà ce que Clara Breteau nous propose dans son livre et dont elle parle ici. Autonomie mais interdépendances avec les autres vivants, animaux et arbres, tout autant que les pierres et les vents. Autonomie à la fois dans les modes de vie et dans la conception / construction même des maisons — lesquelles peuvent réutiliser par recyclage une grande part de leurs émissions — les auditeurices de « un coin quelque part » ont déjà entendu d'autres personnes parler de cela, des habitats légers, des choix d'alléger les frontières entre intérieur et extérieur, … (cf. une sélection ci-dessous) et de combien il est question de ce qu'on habite et ce qui nous habite.

                  Mais ici l'angle d'approche est la poésie qui 'ressort' de ces imaginaires, de ces modes d'habitat : sortie de la seule littérature, la dimension poétique est abondante, et portée par les habitants et habitantes, tout comme les oiseaux dès qu'ils « font » quelque chose ! Et Clara nous rappelle l'histoire des Demoiselles, ces personnes qui ont mené une révolte paysanne en 1829 dans les Pyrénées en se déguisant, en suspendant des chemises blanches aux branches, en dispersant des messages dans les buissons, etc. : cette lutte reflète-t-elle d'autres luttes contemporaines contre les politiques d'aménagement du territoire ou contre le système techno-économique des propriétés foncières ? et/ou juste des combats de vie parfois en catimini, dans des espaces où abris et poésie font bonne entente, où le sol bien-traité accueille et pourvoit en retour ? ou bien revisites des recherches menées en 1968 et suivantes qui étaient, elles aussi, sensibles, artistiques et sensuelles ?

                  À l'oreille, en pauses musicales :

                  • PANG – Fais-le
                  • IDIR – A vava inouva

                  Pour aller plus loin :

                  • « Les vies autonomes, une enquête poétique » – Clara Breteau (éditions Actes sud, collection Voix de la Terre – 2022)
                  • plus de détail sur la guerre des Demoiselles, sur wikipédia ou via un autre livre de Clara Breteau (2015 – Insurrection du Tiers-langage) sur cairn
                  • les coopératives Longo Maï
                  • d'autres émissions d'Un coin quelque part, liées à celle-ci : #3, #9, #11, #12, #30, #31, #32, #36.
                  1 hr 5 min
                • #82 – Fabriques poétiques d’habitats

                  Une promenade parmi 23 sites un peu partout sur les sols en France où des gens se sont engagé.e.s dans des habitats autonomes : voilà ce que Clara Breteau nous propose dans son livre et dont elle parle ici. Autonomie mais interdépendances avec les autres vivants, animaux et arbres, tout autant que les pierres et les vents. Autonomie à la fois dans les modes de vie et dans la conception / construction même des maisons — lesquelles peuvent réutiliser par recyclage une grande part de leurs émissions — les auditeurices de “un coin quelque part” ont déjà entendu d’autres personnes parler de cela, des habitats légers, des choix d’alléger les frontières entre intérieur et extérieur, … (cf. une sélection ci-dessous) et de combien il est question de ce qu’on habite et ce qui nous habite.

                  Mais ici l’angle d’approche est la poésie qui ‘ressort’ de ces imaginaires, de ces modes d’habitat : sortie de la seule littérature, la dimension poétique est abondante, et portée par les habitants et habitantes, tout comme les oiseaux dès qu’ils “font” quelque chose ! Et Clara nous rappelle l’histoire des Demoiselles, ces personnes qui ont mené une révolte paysanne en 1829 dans les Pyrénées en se déguisant, en suspendant des chemises blanches aux branches, en dispersant des messages dans les buissons, etc. : cette lutte reflète-t-elle d’autres luttes contemporaines contre les politiques d’aménagement du territoire ou contre le système techno-économique des propriétés foncières ? et/ou juste des combats de vie parfois en catimini, dans des espaces où abris et poésie font bonne entente, où le sol bien-traité accueille et pourvoit en retour ? ou bien revisites des recherches menées en 1968 et suivantes qui étaient, elles aussi, sensibles, artistiques et sensuelles ?

                  À l’oreille, en pauses musicales :

                  • PANG – Fais-le
                  • IDIR – A vava inouva
                  • Pour aller plus loin :

                    • “Les vies autonomes, une enquête poétique” – Clara Breteau (éditions Actes sud, collection Voix de la Terre – 2022)
                    • plus de détail sur la guerre des Demoiselles, sur wikipédia ou via un autre livre de Clara Breteau (2015 – Insurrection du Tiers-langage) sur cairn
                    • les coopératives Longo Maï
                    • d’autres émissions d’Un coin quelque part, liées à celle-ci : #3,  #9,  #11,  #12,  #30,  #31,  #32,  #36.
                    • 1 hr 5 min
                    • #81 – Petit état des lieux des stratégies politiques pour le logement et l'habitat (partie 2)
                      On poursuit, avec Annie Pourre et Paul Lacoste, qui tous deux se prêtent avec moi à l'exercice d'un petit état des lieux, à date, des questions autour du droit à la ville, de la coalition européenne, des combats pour la légitimité des habitats légers réversibles et/ou mobiles, de l'analyse des politiques publiques, des menaces toujours plus fortes contre les habitant·es lancées par les acteurs de la financiarisation des logements, la spéculation, etc.Dans cette seconde partie, on continue un tour avec Annie et Paul à propos :
                      • de l'évolution de la Coalition Européenne pour le Droit au Logement et à la Ville, et les nécessaires solidarités sans frontières sur un territoire géo-politique,
                      • des nouvelles et analyses sur ce qui se passe en Autriche, en Allemagne, mais aussi à New York (avec les nouvelles règles vis à vis des locations « matelas-gonflables et petit-déjeuner »)
                      • des expérimentations validées n'intégrant pas les habitats légers et mobiles, versus les modifications de mentalités sociétales
                      • des difficultés pour les paysan.nes de s'installer, malgré les annonces de « zéro artificialisation nette » criées partout en Europe,
                      • des changements dans les stratégies des financeurs — dont les philanthropes.
                      À l'oreille
                      • Zero project : Last Dance (avec la voix de Dia Yiannopoulou)
                      • Amaria : Lovely Swindler
                      • Le Chaos entre deux chaises : Riverside II
                      On peut aller voir et écouter
                      • la première partie de l'entrevue avec Annie Pourre et Paul Lacoste
                      • le site de la Coalition européenne
                      • celui de l'organisation ALDA
                      • les choix de la Fondation de France dans ses futurs programmes : l'habitat n'est pas, seul, prioritaire, il devient un appendice d'autres thématiques
                      1 hr

                    About Un coin quelque part - Radio Cause Commune

                    From the publisher's feed

                    La maison. Objet mythique, matériel et mental, un espace en frontière avec l’extérieur : l’intérieur du ‘chez soi’. Mais de quelles maisons pouvons-nous parler maintenant…