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Annie Pourre et Paul Lacoste, tous les deux se prêtent avec moi à l'exercice d'un petit état des lieux, à date, des questions autour du droit à la ville, de la coalition européenne, des combats pour la légitimité des habitats légers réversibles et/ou mobiles, de l'analyse des politiques publiques, des menaces toujours plus fortes contre les habitant.es lancées par les acteurs de la financiarisation des logements, la spéculation, etc.
L'une et l'autre ont déjà contribué à 'un coin quelque part' et l'on peut se référer à ces émissions pour mieux connaître leurs positions et actions respectives : Penser la ville autrement, Habitat léger, éphémère ou mobile,
Juste en quelques mots : Annie est une des fondatrices de Droits devant!!, milite au DAL depuis de nombreuses années après avoir quitté en 1982 le parti communiste et contribue à créer la Coalition Européenne d'Action pour le droit au logement et à la ville en 2014 ; Paul est co-fondateur de Halem, association d'habitant.es de Logement Ephémères ou Mobiles, est devenu expert dans les questions juridiques qui soutiennent les luttes de celles et ceux qui ont besoin juste d'être légitimé.es dans leurs choix de vie.
Ici on fait le tour avec Annie et Paul des derniers épisodes de la stratégie politique mais d'abord économique :
Annie Pourre et Paul Lacoste, tous les deux se prêtent avec moi à l’exercice d’un petit état des lieux, à date, des questions autour du droit à la ville, de la coalition européenne, des combats pour la légitimité des habitats légers réversibles et/ou mobiles, de l’analyse des politiques publiques, des menaces toujours plus fortes contre les habitant.es lancées par les acteurs de la financiarisation des logements, la spéculation, etc.
L’une et l’autre ont déjà contribué à ‘un coin quelque part’ et l’on peut se référer à ces émissions pour mieux connaître leurs positions et actions respectives : Penser la ville autrement, Habitat léger, éphémère ou mobile,
Juste en quelques mots : Annie est une des fondatrices de Droits devant!!, milite au DAL depuis de nombreuses années après avoir quitté en 1982 le parti communiste et contribue à créer la Coalition Européenne d’Action pour le droit au logement et à la ville en 2014 ; Paul est co-fondateur de Halem, association d’habitant.es de Logement Ephémères ou Mobiles, est devenu expert dans les questions juridiques qui soutiennent les luttes de celles et ceux qui ont besoin juste d’être légitimé.es dans leurs choix de vie.
Ici on fait le tour avec Annie et Paul des derniers épisodes de la stratégie politique mais d’abord économique :
Depuis le 25 décembre 2023 un campement a été installé à Solférino — dans le VII° arrondissement de Paris dont Rachida Dati est maire (celle-ci a demandé par plusieurs fois son démantèlement, retoqué ici par le tribunal). Un campement pour demander des logements pour les 38 familles dont Bchira est la déléguée, entourée par les membres du DAL.
Il s'agit de personnes qui travaillent, ont fait des demandes de logement social, ont des enfants, sont seules ou en couple, vieilles ou jeunes, et dont les parcours épuisants d'un hôtel à un lieu d'hébergement fourni par le 115, de la rue à un accueil chez une amie puis retour à un hôtel ou une résidence pour deux nuits, ou parfois dans une voiture ou juste un parking, …etc. Elles ont déposé des recours DALO (droit au logement opposable), sont censées pouvoir bénéficier d'un logement social mais n'ont pas de réponse et espèrent ne pas mourir de froid cet hiver.
On entend ici Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL Paris, et aussi des député.es qui sont venues apporter leur soutien et ont, à l'occasion de cette « galette des droits » passé une nuit solidaire dans les tentes du campement : William Martinet, Elsa Faucillon, Mathilde Panot, Macha Garin.
Pour aller plus loinDepuis le 25 décembre 2023 un campement a été installé à Solférino — dans le VII° arrondissement de Paris dont Rachida Dati est maire (celle-ci a demandé par plusieurs fois son démantèlement, retoqué ici par le tribunal). Un campement pour demander des logements pour les 38 familles dont Bchira est la déléguée, entourée par les membres du DAL.
Il s’agit de personnes qui travaillent, ont fait des demandes de logement social, ont des enfants, sont seules ou en couple, vieilles ou jeunes, et dont les parcours épuisants d’un hôtel à un lieu d’hébergement fourni par le 115, de la rue à un accueil chez une amie puis retour à un hôtel ou une résidence pour deux nuits, ou parfois dans une voiture ou juste un parking, …etc. Elles ont déposé des recours DALO (droit au logement opposable), sont censées pouvoir bénéficier d’un logement social mais n’ont pas de réponse et espèrent ne pas mourir de froid cet hiver.
On entend ici Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL Paris, et aussi des député.es qui sont venues apporter leur soutien et ont, à l’occasion de cette “galette des droits” passé une nuit solidaire dans les tentes du campement : William Martinet, Elsa Faucillon, Mathilde Panot, Macha Garin.
Francis Carrier, faut-il encore le présenter ? allez, oui : Francis est (notamment mais pas que !) Président-Fondateur de GREY-PRIDE, cette association qui milite pour les libertés des vieilles et des vieux, et tout particulièrement les libertés de vie entière, donc sexuelle également, des personnes âgées et toujours lesbiennes ou gays ou bi ou hétéro ou … etc. Comment envisager sa vieillesse sereinement, dans un coin où être bien, avec celles ou ceux qu'on aime, qu'on choisit ou qu'on accepte pour partager ses fins de vie tout en conservant des faims de vie ?
La vieillesse et l'isolement concerne tout le monde. Pas que la communauté LGB-TQIA+++. On en a déjà parlé ici dans l'émission #67 notamment, avec Nicole et d'autres — membres du CNAV dont Francis est cofondateur — qui ne voulaient pas vieillir en EHPAD. Et donc aujourd'hui on écoute Francis exposer comment il est indispensable de préparer nos lieux de vieillesse car : « Lesbiennes, bi-e-s, gays, trans, hétéro, en vieillissant nous perdons progressivement notre identité et nos droits. Nos choix de vie ne nous appartiennent plus et nous sommes le plus souvent considéré.e.s comme des objets de soin et non plus comme des êtres humains à part entière. » Il nous raconte aussi les actions de l'association avec les lieux & établissements membres.
Francis Carrier propose à toutes et tous de se saisir de ce sujet, de faire avancer dans nos relations aux autres et dans la société toute entière, les bases d'un respect mutuel des valeurs des vieux et vieilles que nous sommes ou allons être, et de combattre — ici aussi — les soumissions qu'on voudrait nous imposer. Et donc de pouvoir choisir les lieux de vie, les coins dans lesquels vivre, les habitats désirés, etc.
L'actualité par ailleurs, en ce mois de janvier 2024, est aussi la préparation des lois sur le Droit à mourir dans la dignité et/ou le suicide assisté en même temps que l'amélioration des soins dits palliatifs : Lois qui devraient bien avoir pour introduction le slogan du CNAV : « Rien pour les vieux et les vieilles sans les vieux et les vieilles » et permettre que ce soit la société civile qui s'en mêle, et pas que les politiques. Car la fin de vie n'est pas QUE la mort mais bien d'abord la vieillesse !
Pour aller plus loinFrancis Carrier, faut-il encore le présenter ? allez, oui : Francis est (notamment mais pas que !) Président-Fondateur de GREY-PRIDE, cette association qui milite pour les libertés des vieilles et des vieux, et tout particulièrement les libertés de vie entière, donc sexuelle également, des personnes âgées et toujours lesbiennes ou gays ou bi ou hétéro ou … etc. Comment envisager sa vieillesse sereinement, dans un coin où être bien, avec celles ou ceux qu’on aime, qu’on choisit ou qu’on accepte pour partager ses fins de vie tout en conservant des faims de vie ?
La vieillesse et l’isolement concerne tout le monde. Pas que la communauté LGB-TQIA+++. On en a déjà parlé ici dans l’émission #67 notamment, avec Nicole et d’autres — membres du CNAV dont Francis est cofondateur — qui ne voulaient pas vieillir en EHPAD. Et donc aujourd’hui on écoute Francis exposer comment il est indispensable de préparer nos lieux de vieillesse car : “Lesbiennes, bi-e-s, gays, trans, hétéro, en vieillissant nous perdons progressivement notre identité et nos droits. Nos choix de vie ne nous appartiennent plus et nous sommes le plus souvent considéré.e.s comme des objets de soin et non plus comme des êtres humains à part entière.” Il nous raconte aussi les actions de l’association avec les lieux & établissements membres.
Francis Carrier propose à toutes et tous de se saisir de ce sujet, de faire avancer dans nos relations aux autres et dans la société toute entière, les bases d’un respect mutuel des valeurs des vieux et vieilles que nous sommes ou allons être, et de combattre — ici aussi — les soumissions qu’on voudrait nous imposer. Et donc de pouvoir choisir les lieux de vie, les coins dans lesquels vivre, les habitats désirés, etc.
L’actualité par ailleurs, en ce mois de janvier 2024, est aussi la préparation des lois sur le Droit à mourir dans la dignité et/ou le suicide assisté en même temps que l’amélioration des soins dits palliatifs : Lois qui devraient bien avoir pour introduction le slogan du CNAV : “Rien pour les vieux et les vieilles sans les vieux et les vieilles” et permettre que ce soit la société civile qui s’en mêle, et pas que les politiques. Car la fin de vie n’est pas QUE la mort mais bien d’abord la vieillesse !
Laissez-nous ces hangars désaffectés, ces endroits oubliés, où il n'y a rien à perdre, où nous vivons ensemble dans l'enseignement millénaire de la mauvaise herbe.
Claude Périard
En suite des émissions traitant de la crise du logement au Québec (#76) et de l'éviction d'un lieu (#77) singulièrement habité et partagé par les membres d'une communauté queer, celle-ci est la retranscription d'un enregistrement du micro-ouvert qui a été réalisé le 23 novembre 2023 (dans le cadre des RIDM, rencontres internationales du documentaire de Montréal) à la Cinémathèque de Montréal — en salut de la projection du film ÉVICTION réalisé par mathilde capone.
On y entend Chacha, Charlie, Claude, Désirée, Faize, Jaouad, Martine, Pierre, Princesse, Toufic, Yaya, et d'autres — troubadours, musicien.nes.x, performeur.euse.s, poètes, militant.e.s.x, conteuses, …
C'est à Montréal (Québec). Un grand espace, sur plusieurs niveaux, est habité depuis plusieurs années par un collectif, un groupe de la communauté queer. Rue Parthenais, dans Hochelaga. Et puis le propriétaire vend à des gens qui décident d'habiter l'appartement et elleux doivent partir. C'est ce que mathilde capone a décidé de documenter : cette éviction, dans le contexte de crise du logement dont Marine Gourit-Armengaud nous a parlé dans une émission précédente, qui est aussi voire surtout, selon iel, la perte d'un lieu, d'un espace queer dont il est dit que la renommée et la présence étaient diffuses bien au-delà de ses habitant.e.x.s, et qu'il « permettait une transmission intergénérationnelle et l'expression d'une sous-culture« .
Ce film, Éviction, sera sûrement distribué et visible en France prochainement, mais d'ores et déjà ici on peut partager les problématiques qu'il pose et que mathilde explique d'une part à travers ses réponses à une entrevue avec un.e journaliste québécois.e et celles qu'iel apporte aux spectateurices après la première projection. Il s'agit ici d'éclairer singulièrement les questions qui sont souvent abordées dans Un coin quelque part : sur les habitats alternatifs qui ont du mal à exister sur la durée notamment en mode urbain, sur les groupes affinitaires qui cherchent des lieux — au-delà des sites commerciaux ou associatifs et en viennent à squatter par manque d'espaces laissés possibles, … etc
CréditsAu moment où j'enregistre l'émission à Montréal (Québec), la Loi 31 sur l'habitation est en projet. Depuis, le volet sur la cession de bail a été adopté en commission parlementaire le 28 novembre 2023 … Les autres volets vont suivre, sans doute … De quoi s'agit-il ? Cela est détaillé par Marine Gourit-Armengaud qui explique la crise du logement, les difficultés rencontrées par les défenseureuses d'un immobilier populaire au sein du F.L.I.P. (Front de Lutte pour un Immobilier Populaire), le lourd fardeau qui pèsent sur les épaules des salarié.e.s des Comités Logements qui soutiennent les locataires, notamment du parc privé, lors des audiences au tribunal administratif du logement gérant les conflits avec les propriétaires, …etc.
On retrouve beaucoup des problématiques rencontrées en France et globalement en Europe — comme en témoignent plusieurs des émissions « Un coin quelque part » : le manque de logements, les recherches de profit avec l'airBnBisation, ainsi que la gentrification, les errances de trop de gens de la rue à des hébergements précaires, et des baisses drastiques de financement public. Une grande manifestation était organisée à Montréal samedi 2 décembre pour protester contre les décisions de la Loi 31 — qui a des couleurs proches de la Loi Kasbarian.
Marine nous raconte aussi les Coopératives d'habitation, proches des Habitats Participatifs et autres coop de ce côté de l'océan — avec la même volonté de séparer la propriété du droit d'usage/ d'utilisation des bâtis. Cet outil est fort actuellement, les coopératives nombreuses, et permet à beaucoup de personnes de choisir un mode d'habitat de qualité.
Pour aller plus loinFrom the publisher's feed
La maison. Objet mythique, matériel et mental, un espace en frontière avec l’extérieur : l’intérieur du ‘chez soi’. Mais de quelles maisons pouvons-nous parler maintenant…