A Question Of Wave

A Question Of Wave

By Bernard VinckenMusic
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A Question Of Wave episodes

  • A QUESTION OF WAVE # 063 - La musique quotidienne de notre temps
    KRAFTWERK - Trans-Europe Express - 1977Fin des années 1960, alors qu’ils s’instruisent à la Robert Schumann Hochschule de Düsseldorf, Florian Schneider et Ralf Hütter (le premier étudie la flûte traversière et joue dans des formations jazz, le second approfondit le piano classique et l’orgue électrique et fait partie du groupe amateur The Phantom) discutent improvisation, électronique, musique nouvelle et se mêlent au courant musical et artistique expérimental qui émerge alors en Allemagne – qualifié ironiquement de krautrock (en référence au chou émincé fermenté de la choucroute) par la presse britannique.
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  • A QUESTION OF WAVE # 062 - Misogynes, racistes, fascistes, trop vieux, pas assez punk, trop punk…
    THE STRANGLERS - Rattus Norvegicus - 1977En 1973, Hugh Cornwell, diplômé en biochimie, travaille comme chercheur postdoctorant à Göteborg, en Suède, meublant ses loisirs avec sa guitare (il délaisse pour elle la basse apprise au collège avec Richard Thompson, co-fondateur de Fairport Convention ) dans Johnny Sox, un groupe qu’il fonde deux ans plus tôt avec l’infirmier Hans Warmling, un autre Suédois et deux Américains , exilés dans ce pays neutre pour éviter la conscription et la guerre que les États-Unis mènent au Vietnam depuis 1964 ; le projet prend de la consistance, Cornwell abandonne sa thèse et le groupe se relocalise à Londres (Warmling n’est pas du voyage), où il se produit dans le circuit des pubs – sans grand succès – jusqu’à l’amnistie décrétée par le gouvernement américain et le retour au bercail des deux musiciens qui s’en suit .
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  • A QUESTION OF WAVE # 061 - Le contingent de Durham, anglais mais pas londonien
    PENETRATION - Moving targets - 1978De Durham, ville moyenne (moins de 50.000 habitants) du nord-est de l'Angleterre, un peu plus bas que Newcastle, on connaît mieux son rôle de capitale du comté ou de chef-lieu du diocèse de Durham, sa cathédrale (sur la colline, elle domine le fleuve Wear) et son château, voire son université (la cinquième du pays) , que son rôle émergent (et relatif) dans la vague punk qui secoue l’île britannique dès 1976.
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  • A QUESTION OF WAVE # 060 - L’héroïne et la dérision, laconique et lapidaire
    THE ONLY ONES - The Only Ones - 1978Dans les premières années de son adolescence, passées dans le sud de la capitale anglaise, Peter Perrett se rêve en Bob Dylan : comme lui, il chante et joue de la guitare – ce qui, en soi, ne suffit pas ¬– et il s’y réfère invariablement lorsqu’on le questionne sur ses influences, même si nombreux sont ceux qui le comparent à Lou Reed – au point que Nick Kent, journaliste au New Musical Express, est à un doigt de confondre les démos de England’s Glory, le premier groupe du musicien, avec des chansons inédites du Velvet Underground.
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  • A QUESTION OF WAVE # 059 - Pas si fan de Presley que ça
    ELVIS COSTELLO & THE ATTRACTIONS - This Year's Model - 1978Le concert d’Elvis Costello & The Attractions auquel j’assiste, le jeudi 11 août 1977, n’a pas grand-chose de mémorable ; hormis peut-être qu’il a lieu au Jazz-Bilzen Festival, treizième édition, cette fois étalée sur quatre jours, qui fait une place pour la première fois au punk et à la new wave ; hormis peut-être que l’affiche du jeudi soir (Elvis Costello, The Damned et The Clash) n’est annoncée qu’en dernière minute ; hormis peut-être que des incidents émaillent la soirée (en particulier les deux derniers concerts), entre chahut du public, plus cheveux longs qu’épingles à nourrice, jets de canettes vers la scène atteignant plus souvent la poignée de (simili-) punks des premiers rangs, provocations entre musiciens et agents de sécurité (Dave Vanian des Damned hurle « this is Bilzen, not Bergen-Belsen », se référant au camp nazi en visant les vigiles, leurs chiens et les barbelés ; les gardes projettent l’un ou l’autre excité récalcitrant contre ces mêmes barbelés, avec les dégâts sanguinolents qui s’ensuivent) ; hormis peut-être le réveil brutal le vendredi à l’aube (on dormait dans une petite tente sur un terre-plein dans la ville) par des flamingants qui rejouent à « schild en vriend » (« bouclier et ami »), le mot de passe exigé lors des matines brugeoises du 18 mai 1302 (la ville est alors sous la domination de Philippe Le Bel) où la résistance flamande massacre plus de 1.000 Français incapables de prononcer ces trois mots sans se trahir – cette fois, les indésirables francophones sont roués de coups ; nous, on se tient cois.
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  • A QUESTION OF WAVE # 058 - Susan, Christine et la maison du bonheur
    SIOUXSIE AND THE BANSHEES - Kaleidoscope - 1980Les artistes et leurs œuvres ont des impacts insoupçonnés sur la marche du monde – enfin, le plus souvent, sur celle de quelques-unes des fourmis qui le peuplent.Ainsi, en 1979, quand elle déménage à Londres, une des motivations qui guident Annik Honoré est de jouir pleinement de sa passion pour Siouxsie and The Banshees, qu’elle suit près de 70 fois sur scène.Née à Mons, installée à Bruxelles à 20 ans, toujours en route vers Londres, mais aussi Paris ou Amsterdam, pour voir des concerts, journaliste pour En Attendant, fondatrice, avec Michel Duval en 1980, des Disques du Crépuscule (et même, plus tard, tenancière d’Interférences, la « brasserie cosmopolite » du label, que je fréquente régulièrement mi-1980 rue de la Tête d'Or, à la Grand Place de Bruxelles), Annik Honoré tombe sous l’emprise d’Unknown Pleasures, premier album de Joy Division, dont elle rencontre Ian Curtis pour une interview le 24 août 1979 : quatre heures, le courant passe, la relation se crée – pas pour longtemps puisque le chanteur se suicide le 18 mai 1980, désespéré par le délitement de son couple (avec Deborah Woodruff), l’épilepsie et la dépression .
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  • A QUESTION OF WAVE # 057 - Bill Nelson, jamais content, carrément mordant
    BE-BOP DELUXE - Drastic Plastic - 1978L’efflorescence du punk (bientôt suivie par celle de la new wave), forme une vague si remarquée (la maxime des trois accords – tout le monde peut s’emparer d’une guitare et monter un groupe, littéralement du jour au lendemain –, le tronçonnage sur scène des disques des dinosaures progressifs, les outrances des Sex Pistols et de leur public), qu’on en vient presqu’à penser qu’en 1977 tout est neuf, quasi prépubère, au cuir (noir) épinglé de nourrice, noyé de bière et de crachat. Mais en février 1978, quand paraît Drastic Plastic, chez Harvest (un label connoté vieille vague, qui déniche – et vit, bien, sur – Deep Purple In Rock ou Dark Side Of The Moon), Be-Bop Deluxe signe alors son cinquième album, testament d’une évolution stylistique partiellement en rupture et qui va s’arrêter net quelque temps plus tard avec le split du groupe (dont la musique reste aussi délicate à étiqueter que celle des Sparks ou du Sensational Alex Harvey Band ) – Bill Nelson est conscient de l’évolution du paysage musical et souhaite réinventer son attelage.
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  • A QUESTION OF WAVE # 056 - Le doux verdict de Wim Mertens
    SOFT VERDICT - Vergessen - 1982Assemblé en fonction des compositions par son leader, Soft Verdict (« Le nom vient de la contradiction des mots – un verdict n'est pas doux, et j'aimais bien cette contradiction » ), plutôt qu’un groupe à proprement parler, est un collectif de musiciens dirigé par le compositeur, pianiste, vocaliste et musicologue Wim Mertens , producteur à la BRT (la radio-télévision flamande), avec Gust De Meyer, de l’émission Funky Town sur Radio Brabant et à l’initiative de concerts, pour la même institution, des musiques, entre autres, de Philip Glass, Steve Reich, Terry Riley, Meredith Monk ou Urban Sax .Chez les Mertens, c’est le père, Henri, musicien amateur, pianiste et chanteur (il enregistre même un album d’accordéon, Der Lindenbaum, publié en 1990 par Les Disques du Crépuscule) qui apporte les mélodies à la maison, au point que Wim, mais aussi son frère et ses deux sœurs, commencent tous par la musique.
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  • A QUESTION OF WAVE # 055 - La révolution jamaïcaine de Handsworth
    STEEL PULSE - Handsworth Revolution - 1978Quand Linton Kwesi Jonhson s’en prend à l’évanescence de la religion et exhorte à considérer la réalité les yeux dans les yeux afin de se donner une chance de la faire évoluer, Steel Pulse plonge ses mains dans un reggae plus roots, qui s’intéresse à la vie au quotidien de la dispora africaine, sensible aux questions socio-politiques autant qu’à la religion : si l’on parle oppression raciale, ghetto, pauvreté ou révolution, Jah (le dieu rastafarien) n’est jamais loin – ni le thème du rapatriement spirituel en Afrique, paradis mythique (à la complexité et aux contradictions éludées), symbole de la résistance à Babylone, la culture coloniale capitaliste corrompue.
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  • A QUESTION OF WAVE # 054 - La poésie est une arme culturelle
    LINTON KWESI JOHNSON - Forces Of Victory - 1979Si je le prends comme un premier album, c’est parce que j’ignore que, dès 1978 sur Front Line, la filiale (éphémère – elle ferme un an plus tard) de Virgin, lancée cette année-là sous la responsabilité de Donald (Jumbo) Vanrenen , Artists & Repertoire né en Afrique du Sud et atterri à Londres en 1971 , Linton Kwesi Jonhson publie Dread Beat An' Blood, un Long Playing qu’il signe Poet And The Roots, sur lequel il joue (une partie) des percussions, qu’il produit et dont il écrit les textes et musiques – le disque est bientôt réédité sous son nom propre.
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