Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Depuis la sortie du partenaire espagnol du capital de FERTIAL, un glissement progressif, mais structuré, s’opère dans la gestion de cette société stratégique. L’entreprise, fleuron de la production d’engrais en Algérie, semble aujourd’hui prise dans un engrenage de décisions unilatérales, de pratiques opaques et de collusions interpersonnelles. La production de fertilisants qui remonte au début des années 1970 était déjà sous la houlette d’Asmidal. La société Fertial est la résultante d’une conjonction entre Fertial Annaba et Alzofert Arzew. Après l’ouverture de son capital en 2005, le groupe espagnol Grupo Villar Mir en a acquis une part non négligeable, soit 66% du capital. En novembre 2016, le partenaire espagnol s’en est désengagé en cédant 17% de ses actions à l’homme d’affaires Ali Haddad, actuellement en prison, dans le cadre de la règle 51/49, dédiée aux investissements étrangers. L’actionnariat de Fertial était ainsi composé des trois actionnaires Asmidal, Villar Mir et le groupe privé ETRHB. Depuis juin 2024, Fertial passe aux mains de l’Etat algérien à travers la société-mère Sonatrach imposant ainsi une nationalisation complète de FERTIAL et le départ définitif des investisseurs espagnols. Malheureusement, cette nationalisation a produit des conséquences désastreuses et chaotiques. Corruption, détournements de fonds, favoritisme et népotisme dans les recrutements, sabotages de la production et la commercialisation de ses produits stratégiques, FERTIAL, fleuron de l'industrie pétrochimique en Algérie a sombré aujourd'hui dans un déclin sans précédent avec des mauvais résultats financiers et un danger majeur qui plane sur son avenir immédiat. Nos révélations.
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