Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été condamné à cinq ans de prison ferme ce jeudi 27 mars par un tribunal algérien. Le tribunal correctionnel de Dar El Beida, près d’Alger, a décidé «en présence de l’accusé, une peine de cinq ans de réclusion ferme» et l’a aussi condamné à une amende de 500 000 dinars algériens, soit environ 3 500 euros. L’homme de lettres, reconnaissable à son catogan, est apparu à la barre, les cheveux rasés – comme tous les détenus en Algérie –, en veste verte, sans menottes et semblant plutôt en forme. La France a immédiatement «déploré» cette condamnation, exhortant les autorités algériennes à trouver une issue «rapide, humanitaire et digne à cette situation», a déclaré Christophe Lemoine, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. «Une détention cruelle, vingt minutes d’audience, une défense interdite, et au final, cinq ans de prison pour un écrivain innocent : une sentence qui trahit le sens même du mot justice, a de son côté réagi Me François Zimeray, l’avocat français du romancier. Son âge et son état de santé rendent chaque jour d’incarcération plus inhumain encore. J’en appelle au président algérien : la justice a failli, qu’au moins l’humanité prévale.» Une allusion à une potentielle grâce par le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune. Retour sur le déroulement à Alger du procès de Boualem Sansal qui est, en réalité, un véritable cas d'école, d'injustice, d'absurdité et de ridicule en raison de l'extrême légèreté des preuves retenues contre Boualem Sansal et du raisonnement comique des juges algériens qui ont tenté à tout prix de justifier la condamnation de l'écrivain par des motifs irrationnels. Explications.
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