Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : La Banque d’Algérie a promulgué un règlement fixant les conditions spécifiques pour l’autorisation de constitution, d’agrément et d’exercice d’activités de banque digitale. Il s’agit du Règlement n° 24-04 du 13 octobre 2024 signé par le Gouverneur de la banque centrale et publié dans le Journal officiel n°77. Selon le texte, il est entendu par « Banque digitale » « toute banque offrant des services et produits bancaires exclusivement via des canaux, des plates-formes et des supports digitaux, en s’appuyant sur les technologies modernes dans le cadre de l’exercice de ses activités. » « Les technologies modernes auxquelles il est fait référence, sont celles relatives aux technologies de l’information et de la communication et de la technologie financière », précise la même source. Sauf stipulation contraire du présent règlement, les conditions fixées par le règlement n° 24-01 du 6 février 2024 fixant les conditions d’autorisation de constitution et d’agrément de banque et d’établissement financier, s’appliquent à la banque digitale, selon le règlement qui dispose que « la banque digitale ne peut pas être constituée sous forme de succursale de banque étrangère ». « La banque digitale doit compter parmi ses actionnaires, une banque de droit algérien justifiant d’une expérience en matière de services bancaires en ligne. Cette banque doit détenir, au moins, 30% du capital, sans que la part individuelle de chacun des autres actionnaires et de ses parties liées n’atteigne ce taux », stipule le règlement. Ce dispositif traduit, en vérité, les deux maladies qui caractérisent la mauvaise gouvernance de notre Algérie et empêchent sérieusement son développement : la peur de l'étranger et l'obsession du contrôle. Tant qu'un investisseur étranger ne peut pas être maitre de son propre argent et ses activités toujours limitées par le contrôle d'un partenaire majoritaire algérien, l'Algérie ne pourra jamais drainer les capitaux nécessaires pour son développement. Et sans liberté de circulation des capitaux, les investissements pour le développement du pays seront au ralenti, voire inexistants. Cette obsession de contrôle absolu de l'économie et des capitaux étrangers est un frein majeur au développement de notre pays. Explications et analyse.
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