Pour son premier rendez-vous médiatique, lors du JT de France 2 ce dimanche 23 novembre 2025, l’auteur est revenu sur les conditions de son arrestation en novembre 2024 et sur celles de sa détention durant un an en Algérie. L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre 2025 par l’Algérie après un an de prison, s’est exprimé pour la première fois depuis sa libération. Lors de cet entretien, il est revenu sur son arrestation : « Je ne voyais pas quelle raison pousserait le pouvoir à m’arrêter. Et il y en avait une en fait. C’était qu’entre la France et l’Algérie, une guerre était déclarée depuis que le président Macron avait reconnu la marocanité du Sahara. Tout a commencé là. » Boualem Sansal a reconnu ne pas pouvoir s’exprimer totalement librement à quelques jours du procès en appel de Christophe Gleizes, qui aura lieu le 3 décembre. Ce journaliste français de 36 ans a été condamné fin juin à sept ans de prison ferme en Algérie pour apologie du terrorisme. « Je ne vous parle pas de manière naturelle. Je contrôle chacun de mes mots. J’ai peur pour ma famille, mon épouse. Je pense à mes compagnons de cellule qui vont être interrogés. Je pense à Christophe Gleizes et il n’est pas le seul. Ils sont plusieurs dizaines de détenus politiques. » Heureux de « retrouver la vie, les senteurs et les murmures du quotidien », Boualem Sansal espère une « réconciliation entre la France et l’Algérie comme la France et l’Allemagne ont su le faire malgré les atrocités de la Deuxième Guerre mondiale ». Il explique n’avoir « jamais critiqué l’Algérie. Je critique un régime, des gens, une dictature. Qui trace les lignes rouges ? Je ne connais que celles posées par la Constitution et la Constitution garantit la liberté d’expression ».
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.