Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : les faits remontent au 11 juillet 2023, soit trois jours seulement après l’assemblée générale du Croissant-Rouge algérien. Ce jour-là, plusieurs personnes ont été arrêtées pour trafic de marchandises importées illégalement, profitant des exonérations douanières accordées à cette organisation humanitaire. Les produits étaient officiellement importés à des fins humanitaires, mais en réalité, il s’agissait d’opérations commerciales déguisées, utilisant le nom du Croissant-Rouge pour importer des pièces de rechange et des huiles automobiles en provenance de divers pays étrangers et qui étaient dissimulés dans 4 containers devant contenir officiellement uniquement des vêtements et habits destinées aux populations des camps de réfugiés de Tindouf. L’opération a conduit à l’arrestation de huit personnes, dont une femme nommée Ratiba Achour — qui, contrairement à ce qui a été diffusé, n’usurpait pas l’identité du Croissant-Rouge — mais occupait jusqu’à son incarcération le poste de directrice de la coopération extérieure au sein de l’organisation, ainsi que le rôle de bras droit d’Ibtissem Hamlaoui, alors présidente du Croissant-Rouge algérien. Deux employés du Haut-Commissariat pour les réfugiés sahraouis ont également été interpellés, ainsi que cinq autres personnes, tandis qu’un suspect — le mari de Ratiba Achour, gérant d’un bureau de fret international — restait en fuite. L’opération était coordonnée directement entre Ibtissem Hamlaoui, Ratiba Achour et le mari de cette dernière, en collaboration avec plusieurs importateurs.
En sa qualité de déclarant en douane, Achour signait les documents de dédouanement au nom du Croissant-Rouge, sur ordre de Hamlaoui, permettant ainsi l’entrée des marchandises comme s’il s’agissait de dons humanitaires. Ces marchandises étaient ensuite revendues, pour la plupart, sur les marchés des camps de réfugiés sahraouis, ce qui impliquerait Bouhbeini, président du Croissant-Rouge sahraoui, considéré comme principal bénéficiaire de l’opération.
Lors du démantèlement du réseau, tous les prévenus ont nié toute implication d’Ibtissem Hamlaoui.
Selon plusieurs sources, cette position aurait résulté de négociations indirectes avec Ratiba Achour, menées par des intermédiaires envoyés par Hamlaoui elle-même. Achour aurait accepté d’endosser l’entière responsabilité, tandis que son mari, resté à l’étranger, continuait à la soutenir depuis sa fuite.
Elle fut incarcérée à la prison de Koléa pendant environ un an et demi, jusqu’à la tenue du second interrogatoire et du procès, défendue par un avocat désigné en coordination avec Hamlaoui. Ainsi, le dossier a été clôturé sans que le nom d’Ibtissem Hamlaoui ne soit cité, bien que de nombreux éléments laissent penser à son implication directe.
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