Voici les questions d'actualité cette semaine, avec l'abbé Constant pour les commenter.
• Les deux textes législatifs, sur les soins palliatifs et sur l’aide à mourir ont été adoptés en vote solennel à l’Assemblée Nationale ce mercredi (ils reviendront en seconde lecture et vote solennel au Sénat courant avril). Le texte sur l’aide à mourir a recueilli 299 voix favorables contre 226, celui sur le développement des soins palliatifs a recueilli l’unanimité des présents, soit 491 suffrages. On sait que les milieux médicaux, les personnels soignants, les aidants familiaux, nombre d’associations aussi sont très préoccupés et s’expriment avec inquiétude ou des interrogations sur l’étendue du texte législatif sur l’aide à mourir et ses évolutions au fur et à mesure des diverses discussions parlementaires. Face à ces textes et à leurs évolutions, face aux responsables publics et politiques mais aussi : face aux malades et à leurs familles, face enfin à l’ensemble de la société française : quel message peut exprimer et porter l’Eglise ?
Relance : Pour ce qui concerne le texte de la loi sur l’aide à mourir – incluant une forme de suicide assisté et une évolution de l’euthanasie – les députés insulaires ont fait choix de voter contre ou de s’abstenir. Comment accueillez-vous ce fait en ce qui concerne les députés de notre île ?
• Le Salon de l’Agriculture fermera ses portes à Paris en ce dimanche 1er mars, soit au moment de la diffusion de cette émission. Si la manifestation est un succès constant, l’ensemble agricole français souffre, dans bien des régions, dans bien des formes de difficultés. Cette souffrance se traduit par bien des drames, notamment de nombreux suicides ou tentatives tragiques depuis plusieurs décennies. L’agriculture et l’ensemble du monde paysan français a besoin de soutien, d’écoute et d’une véritable solidarité nationale et régionale. A l’échelle de notre île et au-delà : comment voyez-vous la situation des hommes et femmes de ce beau métier, leur sort et leurs moyens et que vous inspire spécifiquement l’agriculture en Corse-même, alors que le 21 février à l’ouverture du Salon, les évêques de France dans un message avaient exprimé aux agriculteurs leur soutien et leur gratitude ?
• On sait que la France entière et, tout naturellement aussi la Corse, vont vivre une prochaine échéance électorale, celle des municipales. Le maire est un élu local aux importantes responsabilités devant la population dont il a la charge. Comment percevez-vous l’importance des responsables communaux et de la vie des communes en Corse, et quel message général l’Eglise peut-elle donner vers les élus mais aussi les électeurs dans notre île ?
• Pouvez-vous nous dire un mot précis de l’importance que revêtent les conférences de carême pour l’ensemble de l’Eglise mais naturellement aussi dans toute la Corse dans ce temps spirituel que nous vivons, quels sont leurs sens, portée et accompagnement ?
• Le Saint-Père a répondu à l’appel désespéré des évêques ukrainiens en y envoyant des médicaments d’urgence et des radiateurs électriques via l’Aumônerie apostolique. Il a aussi à nouveau, dans un appel énergique et profond, pu exprimer la nécessité de faire taire les armes définitivement entre la Russie et l’Ukraine, alors que les pourparlers se poursuivent au niveau international de façon parfois chaotique et qu’en plus de quatre ans de guerre désormais les responsables de la diplomatie internationale donnent le sentiment de « gérer la guerre » au lieu de parvenir à la faire cesser. Comment réagissez-vous à tout cela ?
• On sait désormais où auront lieu les prochains voyages du Pape Léon XIV, entre Monaco, l’Algérie et plusieurs pays d’Afrique mais aussi l’Espagne. On sait qu’en Algérie, il ira sur les traces de saint Augustin et à quel point l’Espagne est importante dans l’histoire de la Chrétienté. Comment accueillez-vous ces nombreux voyages annoncés, de proximité ou de long cours, entre Europe et Afrique ?
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