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By Radio Notre DameNews
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  • Covid : une septième vague en France ?

    Aujourd’hui à 15 heure, Elisabeth Borne réunira les préfets et les directeurs de l’ARS. Le but de cette réunion : avoir des recommandations pour les semaines à venir à la suite de la hausse de la covid 19. Le point sur ce qu’il pourrait être mis en place.

    Depuis 3 semaines le nombre de personnes touché par la covid commence à augmenter. En cause, le sous variant BA.5 qui porte le nombre de cas à 60 000 par jour, c’est donc la 7 ième vague en France. Le gouvernement envisage de recourir aux passes sanitaires à l’arrivée dans l’Hexagone, en Corse et en Outre-mer.

    La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a expliqué qu’il faut être très vigilant, se laver les mains, reprendre les gestes barrière, se tester à chaque fois qu’on a un doute.

    La ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a demandé hier aux Français de remettre le masque dans les transports par civisme.

    Un « comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires » est envisagé. Il s’agira d’une instance devant produire des recommandations en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

    Et puis une nouvelle dose de rappel de vaccin pourrait être nécessaire. Les personnes concernées recevront une lettre du gouvernement. Il s’agit des personnes de 60 ans et plus ainsi que des personnes immunodéprimées. L’état d’urgence sanitaire et les mesures de sortie de crise prendront fin le 31 juillet prochain. Mais le gouvernement incite à rester vigilants.

     Le vaccin produit-il des effets indésirables très rares ?

    Louis Daufresne : Un peu partout, on entend encore les campagnes en faveur des doses de rappel. Les autorités sont discrètes sur les effets indésirables des injections. Je vous propose d’écouter un témoignage qui illustre la difficulté à pouvoir faire un lien de cause à effet, bien que l’on soit amené à penser qu’il y en a un. Marion, 25 ans, est artiste-plasticienne. Après s’être fait vacciner, sa vue en a pâti lourdement, au point qu’elle a dû se faire hospitaliser à la Salpêtrière. Difficile dans son cas, comme dans beaucoup d’autres, de savoir si le vaccin est la cause directe de son mal. Néanmoins, son cas appartient aux milliers de cas de personnes qui, favorables à la vaccination, ont été conduites à nuancer leur vision des choses, et la formule est bien trouvée, comme elle nous l’explique pour Un Jour une Info :


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    10 min
  • Après l’IVG, le débat se déplace sur l’accès à la pilule abortive

    Etats-Unis : Et après l’avortement ?

    Cela n’a pas dû vous échapper la cour suprême des Etats-Unis a supprimé le droit à l’Interruption volontaire de grossesse au niveau fédéral. Plusieurs états conservateurs ont déjà interdit l’avortement. Pour pallier cette décision Joe Biden va augmenter l’accès à la pilule abortive. On va faire un point avec vous Clara autour de l’avortement médicamenteux.

    La pilule abortive pourrait être un palliatif pour les femmes présente dans les états qui ont interdit ou restreint fortement l’avortement. Elles peuvent être utilisées jusqu’à 10 semaines de grossesse aux Etats-Unis, représentant la moitié des avortements dans le pays. C’est une méthode à laquelle les femmes ont recours plus facilement car il est moins couteux et moins invasif. Connue sous le nom d’avortement médicamenteux, cela consiste à prendre deux médicaments différents, à 24 ou 48 heures d’intervalle, afin d’arrêter le développement de la grossesse, puis de provoquer des contractions semblables à celles d’une fausse couche pour expulser le fœtus. Et après l’annonce de la cour suprême, la demande de cette pilule a explosé.

    Quelles sont les conditions pour avoir accès à cette pilule ?

    Les pilules peuvent être reçues par courrier et prises chez soi après une consultation initiale avec un médecin par vidéo ou par téléphone. La patiente doit participer à la consultation à partir d’un État qui autorise l’avortement, même s’il s’agit simplement d’être au téléphone dans une voiture juste de l’autre côté de la frontière. L’adresse IP de l’ordinateur ou du téléphone qu’elle utilise permet à la clinique de déterminer où elle se trouve. Juste après l’annonce de la haute cour vendredi, le président Joe Biden a demandé aux responsables sanitaires de s’assurer que les pilules abortives soient disponibles pour les Américaines. Les États conservateurs interdisent toute forme d’avortement, y compris l’avortement médicamenteux. Il est plus que probable que certains de ces Etats ainsi que de puissants groupes conservateurs aillent en justice pour tenter de bannir leur utilisation.

    Est-ce que des poursuites seront possible pour cette pilule ?

    Dans les Etats anti-avortement, leur utilisation reste une zone juridique flou et fera certainement l’objet de batailles devant les tribunaux. 19 États disposaient déjà de lois interdisant l’utilisation de la télémédecine pour l’avortement. Le Texas a récemment adopté une loi interdisant l’envoi de pilules abortives par la

    poste. Et dans les Etats bannissant toute méthode d’avortement, les femmes pourraient se voir interdire la consultation de médecins basés dans un autre Etat ou à l’étranger en téléconsultation. Anticipant de tels plans, le ministre de la Justice, Merrick Garland, a averti vendredi que les Etats ne pouvaient pas interdire les pilules abortives puisque la réglementation fédérale prévaut. Les Etats conservateurs pourraient chercher à poursuivre les agents de santé et les groupes impliqués dans ces efforts. Et même les patientes elles-mêmes.


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    3 min
  • Assemblée, mode d’emploi : perchoir, commission des finances, 49-3

    On continue de se pencher sur le vocabulaire de l’Assemblée nationale. On a déjà vu hier les notions de
    motion de censure, de dissolution et de vote de confiance. On va commencer par le terme perchoir, cela désigne le poste de président de l’Assemblée. Un rôle important qui sera décidé le 28 juin prochain. En plus de diriger les débats, il nomme trois des neuf membres du Conseil constitutionnel et deux des six personnalités extérieures du Conseil supérieur de la magistrature (à égalité avec le président de la République et le président du Sénat); il doit être consulté par le président de la République avant que celui-ci n’exerce certains de ses pouvoirs constitutionnels (comme
    la dissolution ou concernant les pleins pouvoirs en période de crise). Pour être élu, il doit obtenir la majorité absolue des suffrages soit au premier ou au deuxième tour, lors d’un scrutin à bulletins secrets. Si une majorité absolue ne se dégage pas aux deux tours.

    Cette élection se déroule sous l’égide d’un « bureau d’âge » constitué du doyen de l’Assemblée et des six plus jeunes députés. Plusieurs ont candidaté pour remplacer Richard Ferrand, : Yaël Braun Pivet, ministre des outres mers, Sophie Errante, députée dans la 10e circonscription du vignoble, Joël Giraud, député des Hautes-Alpes, Roland Lescure, député de la première circonscription des Français établis hors de France, Barbara Pompili, députée de la somme et Eric Woerth député de l’Oise.


    Autre rôle important, celui du président de la commission des finances. C’est une place très convoitée et au cœur de l’actualité car revendiquée par le Rassemblement National et la Nouvelle Union Ecologique et Sociale. Le président de la commission des finances fait partie des 8 commissions permanentes de l’Assemblée. La commission des Finances contrôle les comptes de l’État, elle peut en contester la sincérité et elle a également accès à des informations financières confidentielles. Selon l’article 39 de la constitution il n’y a qu’un membre de l’opposition qui peut prétendre à ce rôle et cela depuis 2009. Depuis 15 ans, il revient au premier parti d’opposition.

    Pour ce nouveau mandat, la majorité présidentielle pourrait choisir à nouveau un député LR ou de l’UDI pour occuper ce poste, de manière à ce que ni l’extrême droite, ni ce qu’elle considère comme l’extrême gauche aient le contrôle de cette commission très stratégique.


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    20 min
  • Assemblée, mode d’emploi : motion de censure, confiance, dissolution

    Cette semaine, l’Assemblée nationale est au cœur de l’actualité, mais après les élections législatives connaissons nous vraiment ce qu’il va s’y dérouler ? Explications de Clara Giannitelli pour tout comprendre à l’avenir sur la chambre du Parlement.

    A la suite des élections législatives, il y a beaucoup de choses qui vont s’y dérouler pour les députés à commencer par quelques dates importantes :

    Ce jeudi 23 juin, les 577 députés débuteront leur mandat et choisiront le groupe politique auquel ils seront affiliés. C’est un moment important puisque cela permettra de connaître le nombre exact de députés pour chaque parti politique présent à l’Assemblée.

    Le 28 juin sera élu le président de l’Assemblée nationale à l’occasion de la première séance publique. Il aura pour rôle d’organiser le travail parlementaire et de diriger les débats en séance.

    Le 30 juin, les présidents de commissions seront élus. Ils devront créer des groupes de travail sur des sujets précis, par exemple les affaires sociales ou encore culturelles.

    Le 5 juillet, Elisabeth Borne fera un discours de politique générale. Elle présentera le programme du gouvernement. Les députés décideront de donner ou non leur confiance au gouvernement. La Nupes a annoncé présenter une motion de censure.

    Enfin le 11 juillet, l’Assemblée nationale travaillera sur les premiers textes de loi. Le gouvernement d’Emmanuel Macron verra ce jour si ses tentatives d’alliances seront concluantes.

    Qu’est ce qu’une motion de censure ?

    Ce terme compliqué est en fait une procédure pour forcer le gouvernement à démissionner. Cela est possible grâce à l’article 49 de la constitution. Concrétement, pour qu’elle soit recevable la motion de censure doit être signée par 58 députés. Pour être adoptée, la majorité doit voter « oui », soit 289 députés. Dans l’histoire une seule motion de censure a été voté. C’était en 1962 sous le mandat du président Charles de Gaulle, pour parer cela, il avait décidé de dissoudre l’assemblée.

    Quid de la dissolution de l’Assemblée nationale

    La dissolution de l’Assemblée nationale entrainerait de nouvelles élections législatives, c’est le président de la République qui décide de cette prérogative. L’article douze de la Constitution permet au président de dissoudre l’Assemblée au lendemain des élections législatives. Il n’est toutefois pas possible de dissoudre l’assemblée pendant une période d’intérim de la présidence, ou si une dissolution a déjà eu lieu dans l’année.

    Pour ce qui est du vote de confiance, c’est l’article l’article 49-1 de la constitution qui encadre la procédure. Le vote est réalisé lors du discours du premier ministre à l’Assemblée nationale. Si le vote de confiance n’est pas donné par la majorité, soit 289 députés, le gouvernement devra démissionner.


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    20 min

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