Quand un enfant part… qui reste ?
On raconte toujours l'histoire de celui qui part : l'enfant confié, celui qui grandit ailleurs, celui qui un jour cherchera d'où il vient. Mais de l'autre côté de l'océan, il y a ceux qui restent. Et de ceux-là, on ne parle presque jamais.
Ce premier volet du Fil de Tomás prolonge les deux premiers épisodes de la fiction.
Avec Mila, on était dans le cœur de l'enfant partie. Avec Tomás, on bascule de l'autre côté : dans la famille restée à Bogotá. Une maman qui coud, une grand-mère qui rêve, et sur le mur du couloir, un cadre vide.
On y parle d'une vérité qu'on oublie souvent : dans une histoire de séparation, personne ne part vraiment seul, et personne ne reste vraiment intact. Il y a la mère qui a confié. Parfois un père. Des grands-parents. Et parfois des frères, des sœurs, restés là-bas, qui grandissent avec une chaise vide à table et un prénom qu'on ne prononce pas.
Et surtout, on y parle du silence. Celui qu'on installe pour protéger, par pudeur, par douleur. Mais le silence ne referme jamais une blessure il l'enferme, vivante. On peut perdre un enfant par la mer… et en perdre un autre par le silence.
Un épisode pour les familles de naissance, pour ceux qui gardent une chaise vide, et pour tous ceux qui, en regardant les murs de chez eux, savent qu'il y a quelque part un cadre un peu vide.
🎧 Le fil de Tomás accompagne la saison 3 de Adoption : Graines d'amour.
Et toi, y a-t-il, dans ton histoire de famille, un cadre vide ?
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