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Or
Fils d'un principal de collège et de Pierrette Vignot-Guyard, joueuse de basket-ball qui fut capitaine de l'équipe de France féminine, il naît en octobre 1966 au Creusot. Il connaît une enfance au milieu des Manouches et des repris de justice. Il apprend à lire dans La Calotte. Influencé par son prof de Philosophie en Terminale au lycée Chrestien-de-Troyes, M. Legrand, et "pour retarder le moment de travailler", il entreprend des études de Philosophie et des recherches consacrées à l’imaginaire au centre Bachelard de Dijon, à Glasgow et à Mayence.
Il est boursier au CNRS, décide de s'enfuir avec l'argent au lieu d'achever sa thèse consacrée à l'art de fabriquer de l'or et de la fausse-monnaie selon les principes de l'alchimie. En proie aux affres de sa conscience morale, il finit tout de même par la soutenir en 1997. Anarchiste, il a appartenu à la Confédération nationale du travail dix ans durant.
Alain se définit lui-même comme philosophe forain, bonimenteur de métaphysique, décravateur de concepts et pétomane mental. Depuis l'enfance, il a l'intuition que la vie qu’on contemple, qu’on savoure et qu’on questionne est la meilleure...
Très jeune, il se questionne sur le sens du travail et il se sent appelé par la rêverie et la contemplation. Quand il découvre la Philosophie, elle répond à cet appel. Il prend conscience que l’oisiveté supérieure, l'otium, est étouffée par le système productiviste du capitalisme que philosopher est devenu une provocation qui répond à l’appel de la contemplation dans notre monde obsédé par la vitesse, l’utilité immédiate et l’efficacité matérielle...De son expérience de prof de philo en prison et en soins palliatifs surgit une révélation singulière, celle de l'expérience et du côtoiement des prisonniers et des mourrants, c'est-à-dire de ceux qui n'ont plus le choix quant à la question cruciale et sans cesse différée du sens de la vie.
La philosophie devient alors une pratique vitale face à la mort, un consentement à l'errance spirituelle et à la rencontre des marges qui sont le produit de l'expérience de la vie sociale marquée du sceau des relations de domination. C'est ce que met en évidence Guyard par son humour subversif très vivant et son esprit libertaire.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fils d'un principal de collège et de Pierrette Vignot-Guyard, joueuse de basket-ball qui fut capitaine de l'équipe de France féminine, il naît en octobre 1966 au Creusot. Il connaît une enfance au milieu des Manouches et des repris de justice. Il apprend à lire dans La Calotte. Influencé par son prof de Philosophie en Terminale au lycée Chrestien-de-Troyes, M. Legrand, et "pour retarder le moment de travailler", il entreprend des études de Philosophie et des recherches consacrées à l’imaginaire au centre Bachelard de Dijon, à Glasgow et à Mayence.
Il est boursier au CNRS, décide de s'enfuir avec l'argent au lieu d'achever sa thèse consacrée à l'art de fabriquer de l'or et de la fausse-monnaie selon les principes de l'alchimie. En proie aux affres de sa conscience morale, il finit tout de même par la soutenir en 1997. Anarchiste, il a appartenu à la Confédération nationale du travail dix ans durant.
Alain se définit lui-même comme philosophe forain, bonimenteur de métaphysique, décravateur de concepts et pétomane mental. Depuis l'enfance, il a l'intuition que la vie qu’on contemple, qu’on savoure et qu’on questionne est la meilleure...
Très jeune, il se questionne sur le sens du travail et il se sent appelé par la rêverie et la contemplation. Quand il découvre la Philosophie, elle répond à cet appel. Il prend conscience que l’oisiveté supérieure, l'otium, est étouffée par le système productiviste du capitalisme que philosopher est devenu une provocation qui répond à l’appel de la contemplation dans notre monde obsédé par la vitesse, l’utilité immédiate et l’efficacité matérielle...De son expérience de prof de philo en prison et en soins palliatifs surgit une révélation singulière, celle de l'expérience et du côtoiement des prisonniers et des mourrants, c'est-à-dire de ceux qui n'ont plus le choix quant à la question cruciale et sans cesse différée du sens de la vie.
La philosophie devient alors une pratique vitale face à la mort, un consentement à l'errance spirituelle et à la rencontre des marges qui sont le produit de l'expérience de la vie sociale marquée du sceau des relations de domination. C'est ce que met en évidence Guyard par son humour subversif très vivant et son esprit libertaire.
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