Porte ouverte
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Porte ouverte episodes

  • FLH, habitant historique de La ZAD de Notre-Dame-des-Landes
    Pour FLH la ZAD est l'anti-Babylone, un endroit de régénération pour fuir Nantes et la rue. L'ancienne Zone à Défendre est le symbole historique de la lutte environnementale en France contre le projet d’aéroport du Grand Ouest. Située en Loire-Atlantique, cette zone de plus de 1 600 hectares s'est transformée en un laboratoire social et écologiste unique.



    Les origines du conflit :



    • Un vieux projet : Conçu dans les années 1960, l'aéroport devait remplacer celui de Nantes-Atlantique.


    • La création de la ZAD : Dès 2009, des militants anticapitalistes et écologistes rejoignent les paysans locaux et occupent les terrains squattés pour bloquer les travaux.


    • L'Opération César (2012) : Une tentative d'expulsion policière massive échoue face à une forte résistance, popularisant la lutte au niveau national.

    Mode de vie et autogestion

    Les « zadistes » y développent une société alternative basée sur des principes forts :


    • L'autonomie collective : Construction de cabanes, agriculture biologique, boulangeries et projets culturels autogérés.


    • Le refus de l'État : Rejet des institutions traditionnelles au profit d'une démocratie directe et d'un partage des ressources sans argent.

    L'abandon et la normalisation



    • La victoire (2018) : Face à l'impasse politique, le gouvernement d'Édouard Philippe abandonne officiellement le projet d’aéroport le 17 janvier 2018.


    • Le retour à l'ordre : S'ensuivent de nouvelles expulsions violentes au printemps 2018 pour déloger les militants refusant toute régularisation.


    • Aujourd'hui : Une partie des occupants est restée légalement en signant des baux agricoles individuels ou collectifs, pérennisant l'expérimentation écologique.

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    15 min
  • Mina Mond, L'oeil Chamane
    Née avec une malformation cardiaque rare, Mina Mond fait à l'adolescence l'expérience de mort imminente (EMI) et se tourne vers la foi.

    Si la timidité l'empêche de devenir pasteur, elle lui ouvre les portes de la création, comme une catharsis, et sa première grande série d'ex-voto relie cette foi à son travail pictural.
    L'artiste alsacienne connaît une véritable tournant il y a quelques années, en frôlant à nouveau la mort, et en remettant en question sa pratique.

    Elle raconte des histoires, celles du monde tragique, terrifiant et mystérieux dans lequel nous vivons.
    Des histoires qui apparaissent dans son esprit comme des sortes d'illuminations, en marchant dans la nature et en écoutant de la musique, créant ainsi un état altéré de l'esprit. Un procédé issu de sa longue pratique de la voyance et du spiritisme, utilisé aussi pour se soigner.

    La pratique du tambour chamanique qui vient compléter sa quête de spiritualité.
    Sa peinture est prière. Les traits, les hachures et les points deviennent méditation, à la façon des moines enlumineurs qui prient tout au long de leur travail. Les histoires ainsi créées deviennent des objets magiques qu'elle voit comme des remparts contre le mal et la mort. Leur actualité est cuisante et témoignent de ses peurs profondes et de sa difficulté à comprendre l'ambivalence de l'Humain.

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    15 min
  • Arthur Fourcade, La Peur
    Né en 1985, Arthur Fourcade est un homme de théâtre polyvalent. Après l'obtention d'un Master 2 de philosophie axé sur « La présence de l’acteur », il se forme au jeu dramatique à l’École de la Comédie de Saint-Étienne en 2009. En 2013, il participe activement à la fondation du Collectif X, une compagnie stéphanoise majeure au sein de laquelle il fusionne la mise en scène, l'écriture et le jeu.

    Au Théâtre de la Tempête, le dramaturge François Hien met en scène dans La Peur la confrontation entre un curé tiraillé et un jeune homme victime d’un prêtre pédocriminel. Remarquable de clarté et d’intelligence, ce spectacle articule les questions de la dissimulation des violences sexuelles, de la responsabilité morale personnelle et collective, et de l’homosexualité dans l’Église, avec une écriture incisive et une structure dialectique féroce.
    Comment une institution, pourtant animée par « l’amour du prochain » parvient-elle à cacher pendant des années des faits de violence ? Comment un homme a priori bon et intègre peut-il lui aussi en venir à participer à un système d’omerta ? Quelles sont les racines profondes d’un tel système d’emprise collective ? Ce sont ces questions que prend à bras le corps François Hien dans sa dernière pièce, La Peur, présentée au Théâtre de la Tempête, et dont il signe aussi la mise en scène avec Arthur Fourcade.

    La Peur est ainsi l’histoire du Père Eric Guérin (Arthur Fourcade), curé sans paroisse qui, après avoir dénoncé les actes pédocriminels d’un autre prêtre qui s’était confessé à lui, se rétracte sous la pression de sa hiérarchie l’évèque Monseigneur Milliot (Marc Jeancourt) et la promesse d’une nouvelle paroisse, et que vient alors confronter tous les dimanche après la messe le jeune Morgan (Pascal Cesari, en alternance avec Mikaël Tréguer), une des victimes du pédophile.

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    15 min
  • François Hien, La peur
    Lauréat 2021 Commission ARTCENA
    Lauréat 2021 Journée des Auteurs de Lyon

    Le texte est publié aux éditions Théâtrales en novembre 2021.
    Création en novembre 2021 au théâtre des Célestins

    Production : L'Harmonie Communale

    Recréation d'une nouvelle version en janvier 2025 au théâtre de la Tempête
    avec Arthur Fourcade, Pascal Cesari, Estelle Clément-Bealem, Marc Jeancourt, Ryan Larras

    Scénographie : Anabel Strehaiano

    Lumière : Nolwenn Delcamp-Risse

    Costumes : Sigolène Pétey

    Mise en scène : François Hien & Arthur Fourcade

    Parce qu'on a découvert sa liaison avec un jeune homme, le père Jérôme a perdu sa paroisse. Devenu le confesseur des double-vie des hommes d'Église, il reçoit une confession terrible, de la part d'un prêtre du diocèse, le père Grésieux. Il en prévient la justice.

    Il pourrait dénoncer également le cardinal, supérieur du prêtre incriminé, pour avoir caché le secret ; ce dernier le convainc de n'en rien faire.

    Alors que le père Jérôme a retrouvé une mission pastorale, pour prix de son silence, un jeune homme lui rend visite.

    Victime autrefois des agissements du père Grésieux, il tente d'obtenir le témoignage que le père Jérôme a refusé de donner. S'engage un dialogue de fond qui bousculera profondément les deux hommes.

    "La peur est une pièce que j'ai commencé à écrire au printemps 2019, inspiré à la fois par l'affaire Barbarin, mais également par un ami cher, James Alison, prêtre et théologien anglais, admirable commentateur des Évangiles, placardisé dans sa propre institution parce qu'il a révélé son homosexualité. Sans hostilité à l'Église, la pièce dresse le portrait d'un homme pris dans ses contradictions et qui se libère de la peur.

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    15 min
  • Portrait de Denis Hilt, artiste céramiste, créateur du "Spatz Lorrain" (2/2)
    Denis Hilt est un céramiste et sculpteur installé à Montigny-lès-Metz, principalement connu pour être le créateur du « Spatz Lorrain » (le moineau lorrain en allemand). Ses œuvres phares sont de petits oiseaux anthropomorphes façonnés en céramique raku, personnalisés avec humour sous les traits de personnages du quotidien (ouvriers, titis parisiens, etc.). Bien que sa notoriété artistique repose entièrement sur ses sculptures d'oiseaux, il a eu une carrière aux multiples facettes (graphiste, ouvrier métallo) et utilise également la technologie dans son processus créatif.

    Le Spatz Lorrain : Véritable emblème régional, cette sculpture d'oiseau en terre cuite se décline en centaines de modèles uniques avec des accessoires (chapeaux, sacs). Il emploie la méthode traditionnelle de la céramique raku, une technique d'émaillage d'origine japonaise.

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    15 min
  • Portrait de Denis Hilt, artiste céramiste, créateur du "Spatz Lorrain" (1/2)
    Denis Hilt est un céramiste et sculpteur installé à Montigny-lès-Metz, principalement connu pour être le créateur du « Spatz Lorrain » (le moineau lorrain en allemand). Ses œuvres phares sont de petits oiseaux anthropomorphes façonnés en céramique raku, personnalisés avec humour sous les traits de personnages du quotidien (ouvriers, titis parisiens, etc.). Bien que sa notoriété artistique repose entièrement sur ses sculptures d'oiseaux, il a eu une carrière aux multiples facettes (graphiste, ouvrier métallo) et utilise également la technologie dans son processus créatif.

    Le Spatz Lorrain : Véritable emblème régional, cette sculpture d'oiseau en terre cuite se décline en centaines de modèles uniques avec des accessoires (chapeaux, sacs). Il emploie la méthode traditionnelle de la céramique raku, une technique d'émaillage d'origine japonaise.

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    14 min
  • Michèle Riot-Sarcey, Où est passée l'émancipation ?
    Michèle Riot-Sarcey, professeure émérite d'histoire contemporaine et d'histoire du genre à l'université Paris-VIII-Saint-Denis, et historienne du politique et du féminisme, est notamment l'auteure de La Démocratie à l'épreuve des femmes. Trois figures critiques du pouvoir, 1830-1848 (Désirée Véret, Jeanne Deroin, Eugénie Ni-boyet) (Albin Michel, 1994), Le Réel de l'utopie (Albin Michel, 1998), Histoire du féminisme (La Découverte, 2002, 2015), 1848, la révolution oubliée (avec Maurizio Gribaudi, La Découverte, 2008, 2009).

    Le terme « émancipation » a subi un glissement sémantique depuis son âge d'or, au xixe siècle, quand il était promesse d'une liberté acquise collectivement face au pouvoir de l'argent ou de la religion.
    Que signifie encore l'émancipation, si usité soit ce mot dans la publicité et les discours politiques ? A-t-elle été réalisée en démocratie ? Tout un chacun est aujourd'hui enjoint de se prendre en main pour se libérer du stress, de la précarité, des autres, au risque de l'épuisement. Mais qu'est devenue la critique collective de nos conditions d'existence et du système qui les garantit ?
    L'historienne parcourt les siècles et les continents sur les traces d'initiatives qui visent à retrouver une souveraineté agissante. Du genre à la colonialité en passant par le rapport au travail et à la religion, elle explore les formes et les processus de l'émancipation : autogestion, assemblées populaires, associations, communautés de vie... Bien des leviers existent pour construire un « réel de l'utopie » qui exige le mieux-vivre de toutes et tous.

    Michèle Riot-Sarcey revient au « principe espérance » qui a conduit les populations à se révolter contre la domination pendant deux siècles. Elle porte ainsi un regard critique sur notre actualité pour conserver à l'émancipation toute la potentialité libératrice qui la caractérise.

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    15 min
  • Jean-Claude Guesdon et les Jardins du coeur de Dissignac
    Les jardins du coeur de Dissignac, près de Saint-Nazaire en Loire Atlantique font partie d'un réseau de solidarité de 46 jardins qui alimentent en produits frais les restaurants du coeur.

    Très présent dans l'ouest de la France mais à peu près absent ailleurs, ce sont de véritables outil de remobilisation. Ils ont une double utilité sociale : accompagner les plus éloignés du marché du travail vers l’emploi ou la formation et produire des fruits et légumes pour les personnes accueillies dans les centres.



    Parce qu’un repas ne suffit pas, aux Restos, les chantiers d’insertion permettent le retour à l’emploi des plus précaires tout en les accompagnant à la levée des freins sociaux et professionnels (logement, problématiques linguistiques, de santé, de mobilité, sans projet professionnel, avec des addictions…).



    Ainsi, les 46 jardins du Cœur, présents sur la quasi-totalité du territoire ont une double utilité sociale : accompagner vers l’emploi ou la formation plus de 1000 personnes éloignées de l’emploi tout en produisant près de 400 tonnes de fruits et légumes frais pour les centres de distribution.

    Venez découvrir ces jardins, en avril et mai, pour rencontrer les bénévoles et les professionnels qui animent ces chantiers. Partagez également le grand bonheur et la fierté des acteurs principaux, les salariés en insertion, qui vous ferons le tour des différentes productions.

    Le jardin de la route de Dissignac est situé juste à côté du Tumulus de Dissignac, un monument mégalithique funéraire néolithique, construit il y a plus de 6 000 ans.
    Le Tumulus de Dissignac a été édifié vers 4700-4500 avant J.-C. par des communautés agricoles sédentaires, ce qui en fait le plus ancien édifice mégalithique de Loire-Atlantique et deux mille ans plus ancien que la première pyramide d’Égypte. Il est contemporain du Grand menhir brisé de Locmariaquer et témoigne du génie et des savoir-faire des sociétés néolithiques de la région.



    Le tumulus est un tertre de terre artificielle d’environ 40 mètres de diamètre et 6 mètres de hauteur, recouvrant deux chambres funéraires. Chaque chambre est accessible par un long couloir étroit et est entourée de trois enceintes concentriques composées de blocs de gneiss, granite et quartz, consolidés par de l’argile et de la pierraille. Les dalles des chambres proviennent de carrières situées à plusieurs kilomètres et certaines pèsent jusqu’à cinq tonnes.

    Une des chambres présente une dalle de couverture ornée de gravures représentant des crosses, des haches et des représentations de cachalots, témoignant des pratiques symboliques et maritimes des Néolithiques.

    Les fouilles des années 1970-1980 ont mis au jour des objets en pierre (haches en dolérite ou jadéite, grattoirs, pointes de flèches), des perles et du matériel céramique (bols, coupes, vases) datés du IVe millénaire avant J.-C.
    Le Tumulus de Dissignac est un monument mégalithique funéraire néolithique, construit il y a plus.

    Il a été édifié vers 4700-4500 avant J.-C. par des communautés agricoles sédentaires, ce qui en fait le plus ancien édifice mégalithique de Loire-Atlantique et deux mille ans plus ancien que la première pyramide d’Égypte. Il est contemporain du Grand menhir brisé de Locmariaquer et témoigne du génie et des savoir-faire des sociétés néolithiques de la région

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    14 min
  • Alessandro Pignocchi, dessinateur cosmologique et zadiste
    Alessandro Pignocchi est chercheur en philosophie de l'art et auteur français de bandes dessinées à l'aquarelle né à Athènes. C'est un défenseur de la pensée anarchiste.
    Chercheur en sciences cognitives et philosophie de l’art à l’Institut Jean Nicod (CNRS/ENS/EHESS), Alessandro Pignocchi s’est lancé dans l’illustration et la bande dessinée avec son blog Puntish, dans lequel il imagine que les dirigeants de la planète ont adopté l’animisme des Jivaros.

    Il a publié chez Odile Jacob L’Œuvre d’art et ses intentions en 2012 et Pourquoi aime-t-on un film ? Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs en 2015. Son premier roman graphique est Anent, Nouvelles des Indiens Jivaros (2016). Il publie ensuite son Petit traité d’écologie sauvage (2017), il poursuit avec La Cosmologie du futur (2018). Il réside à Paris.

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    15 min
  • Franck Urquia, Hommage à Michel Postel (2/2)
    Né à Biarritz, Michel Postel aurait pu suivre une carrière classique après ses études commerciales. Mais c’est un tout autre destin qui l’attendait. À la fin des années 1940, il part pour l’Inde, pays dont il tombe profondément amoureux. Il y fonde l’une des premières entreprises pharmaceutiques indo-françaises : la Franco-Indian Pharmaceutical.

    Mais au-delà de l’industrie, c’est la culture indienne qui le fascine.

    Avec une équipe de chercheurs, il lance un ambitieux programme d’études sur les civilisations asiatiques : la Franco-Indian Art Research. Ensemble, ils explorent, découvrent et restaurent des sites archéologiques majeurs — dont le puits à escalier de la reine à Patan (Gujarat), aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Visionnaire et collectionneur passionné, il commence à rassembler des œuvres d’art exceptionnelles d’Inde, du Népal, du Tibet et de Chine.



    En 2016, le gouvernement indien remet le Padma Shri à Michel POSTEL pour le récompenser de son œuvre dans le domaine de l’art et de l’archéologie indienne.

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    12 min

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Le regard d'un citoyen concerné sur son territoire, pour une transition intelligente de la société. 

Une invitation à l'engagement, en partenariat avec Motris.

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