Porte ouverte
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Porte ouverte episodes

  • Trayenko Gñen Lif Paillalef Painemal, femme-médecine Mapuche (3/3)
    Son travail de femme médecine est de soigner les gens spirituellement, physiquement et Psychologiquement. Elle les aide à se connecter à Notre Mère la Terre. Elle s’occupe d’elle avec sa médecine constituée de plantes médicinales mais aussi d'un Kumtrum (tambour)
    Trayenko s’occupe aussi de faire connaitre et de préserver la culture et la Nation Mapuche.
    « Mapu veut dire: "Terre" et Che signifie "le peuple, les gens".


    Les Mapuche sont donc le "Peuple de la Terre".
    Sa famille est très ancienne :
    Par son Père, elle est de descendance Machi (chaman) depuis dix-neuf générations.
    Du côté de sa Mère, elle a hérité de plusieurs lignées "d’autorité Ancestrale". Cela signifie, qu'elle a différentes fonctions:

    - Gñisol Toki : la Plus haute autorité, les dirigeants politiques
    - Lonkos : maires du village
    - Machis : femme médecine (chamane)
    Trayenko se bat pour le respect de sa Nation et de ses traditions et pour l’autonomie du peuple Mapuche.


    En tant que guérisseuse, la lutte pour la Protection de cette médecine ancestrale passe nécessairement par la protection des rivières et des forêts qui meurent chaque jour davantage du fait de la déforestation.
    Depuis plusieurs générations, les Mapuche font reconnaître leurs droits à la propriété des terres.
    Malheureusement les gouvernements chiliens successifs ont souvent voulu les reprendre et, bien qu'ils aient souvent réussi à les confisquer, les Mapuche essayent de les récupérer par voie judiciaire.
    Pour ce peuple racine, c’est important de retrouver les espaces naturels préservés car c’est la connexion avec la

    Mère Terre, respectée, comme un membre de la famille car c’est elle qui donne la vie. Pour Trayenko, tous les humains sont ses fils et filles. La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre.
    Nous luttons depuis 641 ans et avec le gouvernement chilien 241 ans, pour pouvoir retrouver nos terres. La nation mapuche existe depuis 15 000 années,
    « Nous sommes une Nation préexistante »

    La Terre est notre mère. Prends soin d'elle.
    Honorez tous vos ancêtres chaque jour.
    Ouvrez votre cœur et votre âme chaque jour et marchez fort et droit.
    Toute vie est sacrée. Traitez tous les pu Gñen (esprit) qui marchent dans Notre Mapuñuke
    (Mère Terre) avec respect

    Prenez de la Terre ce qui est nécessaire et rien de plus. Faites ce qui doit être fait pour le bien de tous et de vous-même.

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    15 min
  • Trayenko Gñen Lif Paillalef Painemal, femme-médecine Mapuche (2/3)
    Son travail de femme médecine est de soigner les gens spirituellement, physiquement et Psychologiquement. Elle les aide à se connecter à Notre Mère la Terre. Elle s’occupe d’elle avec sa médecine constituée de plantes médicinales mais aussi d'un Kumtrum (tambour)
    Trayenko s’occupe aussi de faire connaitre et de préserver la culture et la Nation Mapuche.
    « Mapu veut dire: "Terre" et Che signifie "le peuple, les gens".


    Les Mapuche sont donc le "Peuple de la Terre".
    Sa famille est très ancienne :
    Par son Père, elle est de descendance Machi (chaman) depuis dix-neuf générations.
    Du côté de sa Mère, elle a hérité de plusieurs lignées "d’autorité Ancestrale". Cela signifie, qu'elle a différentes fonctions:

    - Gñisol Toki : la Plus haute autorité, les dirigeants politiques
    - Lonkos : maires du village
    - Machis : femme médecine (chamane)
    Trayenko se bat pour le respect de sa Nation et de ses traditions et pour l’autonomie du peuple Mapuche.


    En tant que guérisseuse, la lutte pour la Protection de cette médecine ancestrale passe nécessairement par la protection des rivières et des forêts qui meurent chaque jour davantage du fait de la déforestation.
    Depuis plusieurs générations, les Mapuche font reconnaître leurs droits à la propriété des terres.
    Malheureusement les gouvernements chiliens successifs ont souvent voulu les reprendre et, bien qu'ils aient souvent réussi à les confisquer, les Mapuche essayent de les récupérer par voie judiciaire.
    Pour ce peuple racine, c’est important de retrouver les espaces naturels préservés car c’est la connexion avec la

    Mère Terre, respectée, comme un membre de la famille car c’est elle qui donne la vie. Pour Trayenko, tous les humains sont ses fils et filles. La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre.
    Nous luttons depuis 641 ans et avec le gouvernement chilien 241 ans, pour pouvoir retrouver nos terres. La nation mapuche existe depuis 15 000 années,
    « Nous sommes une Nation préexistante »

    La Terre est notre mère. Prends soin d'elle.
    Honorez tous vos ancêtres chaque jour.
    Ouvrez votre cœur et votre âme chaque jour et marchez fort et droit.
    Toute vie est sacrée. Traitez tous les pu Gñen (esprit) qui marchent dans Notre Mapuñuke
    (Mère Terre) avec respect

    Prenez de la Terre ce qui est nécessaire et rien de plus. Faites ce qui doit être fait pour le bien de tous et de vous-même.

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    15 min
  • Trayenko Gñen Lif Paillalef Painemal, femme-médecine Mapuche (1/3)
    Son travail de femme médecine est de soigner les gens spirituellement, physiquement et Psychologiquement. Elle les aide à se connecter à Notre Mère la Terre. Elle s’occupe d’elle avec sa médecine constituée de plantes médicinales mais aussi d'un Kumtrum (tambour)
    Trayenko s’occupe aussi de faire connaitre et de préserver la culture et la Nation Mapuche.
    « Mapu veut dire: "Terre" et Che signifie "le peuple, les gens".


    Les Mapuche sont donc le "Peuple de la Terre".
    Sa famille est très ancienne :
    Par son Père, elle est de descendance Machi (chaman) depuis dix-neuf générations.
    Du côté de sa Mère, elle a hérité de plusieurs lignées "d’autorité Ancestrale". Cela signifie, qu'elle a différentes fonctions:

    - Gñisol Toki : la Plus haute autorité, les dirigeants politiques
    - Lonkos : maires du village
    - Machis : femme médecine (chamane)
    Trayenko se bat pour le respect de sa Nation et de ses traditions et pour l’autonomie du peuple Mapuche.


    En tant que guérisseuse, la lutte pour la Protection de cette médecine ancestrale passe nécessairement par la protection des rivières et des forêts qui meurent chaque jour davantage du fait de la déforestation.
    Depuis plusieurs générations, les Mapuche font reconnaître leurs droits à la propriété des terres.
    Malheureusement les gouvernements chiliens successifs ont souvent voulu les reprendre et, bien qu'ils aient souvent réussi à les confisquer, les Mapuche essayent de les récupérer par voie judiciaire.
    Pour ce peuple racine, c’est important de retrouver les espaces naturels préservés car c’est la connexion avec la

    Mère Terre, respectée, comme un membre de la famille car c’est elle qui donne la vie. Pour Trayenko, tous les humains sont ses fils et filles. La terre ne nous appartient pas, c’est nous qui appartenons à la terre.
    Nous luttons depuis 641 ans et avec le gouvernement chilien 241 ans, pour pouvoir retrouver nos terres. La nation mapuche existe depuis 15 000 années,
    « Nous sommes une Nation préexistante »

    La Terre est notre mère. Prends soin d'elle.
    Honorez tous vos ancêtres chaque jour.
    Ouvrez votre cœur et votre âme chaque jour et marchez fort et droit.
    Toute vie est sacrée. Traitez tous les pu Gñen (esprit) qui marchent dans Notre Mapuñuke
    (Mère Terre) avec respect

    Prenez de la Terre ce qui est nécessaire et rien de plus. Faites ce qui doit être fait pour le bien de tous et de vous-même.

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    15 min
  • Paolo Raffaelli et Frédéric Brémaud, Le Haut-fer ou la mémoire de José Giovanni et Lino Ventura dans les Vosges
    Frédéric Brémaud est né en France en 1973. Après des études en tous genres à la Rochelle (F) et à Newcastle Upon Tyne (G-B), il intègre le Centre national de la Bande Dessinée et de l'Image où il est chargé de créer des liens sur l'image entre les pays francophones. Il partage aujourd'hui son temps entre l'Italie et la France. Il scénarise des albums de bande dessinée pour des éditeurs franco-belges: Le Lombard, Albin Michel, Bamboo, Vents d'Ouest, etc. Il collabore aussi à l'étranger avec diverses maisons d'édition et à plusieurs magazines. Parallèlement, il est aussi scénariste de dessins animés et il prépare un court-métrage de cinéma en Italie.

    Hector Valentin hérite d’une exploitation forestière dans les Vosges. Isolé car « étranger », voyant son bien convoité, il se retrouve vite seul contre tous. Il fait alors travailler des prisonniers en liberté conditionnelle. La gestion de ces hommes n’est pas facile, mais Hector arrive à souder sa petite communauté, jusqu’à ce qu’éclate le drame qui va précipiter la fin de cette belle aventure humaine.

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    15 min
  • Sébastien Bonetti, De Longwy 78 à Bures, en passant par l'éternité
    Sébastien Bonetti est journaliste au Républicain Lorrain à Longwy. Il est aussi journaliste, photographe et scénariste. Il est né en Lorraine dans une famille d'origine belgo-italienne, d'ouvriers et de mineurs de fer.
    Après des études supérieures en géologie, puis l'obtention d'un diplôme d'études approfondies en Sciences de l'Information et de la Communication, il commence sa carrière de journaliste en presse quotidienne régionale mais aussi, en parallèle, il écrit des articles dans la presse alternative militante à partir de 2008, dans des médias nationaux indépendants comme Fakir, Offensive, Z, Bastamag, Reporterre, CQFD et A-Rivista, pour lesquels il signe des reportages nationaux et internationaux.

    Il écrit et participe également à l'écriture de différents ouvrages collectifs sur l'immigration ou l'écologie. Photographe à ses heures (il est l'auteur de plusieurs expositions à Paris et en Lorraine), il découvre l'univers de l'audiovisuel en réalisant le documentaire A Bure pour l'éternité, projeté dans plus de 70 cinémas et centres culturels de France, et collabore avec ses images à des émissions sur Canal + et Arte. C'est son ami S. Jean-Noël Pierre, avec qui il a déjà travaillé sur A Bure pour l'éternité, qui l'a sensibilisé à l'histoire méconnue et néo-coloniale de l'archipelle des Chagos. Passionné par les écrits du penseur américain Noam Chomsky depuis de nombreuses années, il a été happé par cette aventure, dont l'objectif central sera de médiatiser l'un des grands drames du XXe siècle.
    Dans son documentaire Absolutely Must Go, il relate l'histoire d'un peuple effacé de la carte du monde et déporté. De 1967 à 1973, en pleine Guerre froide, la famille Bancoult et près de 2000 autres Chagossiens sont dépossédés de leurs terres du fait du gouvernement britannique dont ils sont un Dominion.


    Dans son nouvel essai, il se fait historien des luttes ouvrières et syndicales, enquête sur ce que fut la CFDT des années 1970, autogestionnaire et libertaire, c'est-à-dire pleine d'énergie et créative. Tout le contraire de ce qu'elle est devenue. La vraie question est pourquoi est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui? Ce grand cadavre à la renverse, cette auxiliaire des puissants. Pourquoi est-on passé d'un syndicat de lutte créatif, déterminé et opiniatre, viscéralement anticapitaliste mais ouvert sur la vitalité du monde à un syndicat de collaboration patronale? Cela ne s'expliquerait-il pas par les choix réalistes des directions successives, de plus en plus réalistes c'est-à-dire de plus en plus collaboratives vis-à-vis des forces de l'argent? C'est en tout cas mon hypothèse.
    Hiver 1978.

    Alors que le gouvernement de Raymond Barre vient d’annoncer un vaste plan de restructuration de l’industrie siderurgique entrainant une suppression massive de 21000 emplois, des milliers de personnes se jettent dans les rues de Longwy en défense de « leurs » usines.
    De toutes les organisations qui prennent part à la bataille, la section locale de la CFDT est l’une des plus actives. Héritière de la tumultueuse décennie post-68, elle contribue à sortir la lutte des lieux de travail et à élargir le champ des revendications en questionnant le sens de la production industrielle et la place des minorites dans l’univers siderurgique.

    De l’occupation du crassier à l’enlèvement de Johnny Hallyday, de l’emprunt de la Coupe de France à la création d’une radio libre, du piratage de la television aux attaques du commissariat local, les actions que mene la CFDT propulsent Longwy à la une de l’actualité nationale durant plusieurs mois.

    S’appuyant sur le témoignage de nombreux membres de l’organisation et sur de multiples archives, ce livre entend rendre compte de la vie de la CFDT Longwy au cours de cette periode.

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    15 min
  • Sébastien Bonetti, La mémoire de nos luttes à l'assaut du ciel rouge
    Sébastien Bonetti est journaliste au Républicain Lorrain à Longwy. Il est aussi journaliste, photographe et scénariste. Il est né en Lorraine dans une famille d'origine belgo-italienne, d'ouvriers et de mineurs de fer.
    Après des études supérieures en géologie, puis l'obtention d'un diplôme d'études approfondies en Sciences de l'Information et de la Communication, il commence sa carrière de journaliste en presse quotidienne régionale mais aussi, en parallèle, il écrit des articles dans la presse alternative militante à partir de 2008, dans des médias nationaux indépendants comme Fakir, Offensive, Z, Bastamag, Reporterre, CQFD et A-Rivista, pour lesquels il signe des reportages nationaux et internationaux.

    Il écrit et participe également à l'écriture de différents ouvrages collectifs sur l'immigration ou l'écologie. Photographe à ses heures (il est l'auteur de plusieurs expositions à Paris et en Lorraine), il découvre l'univers de l'audiovisuel en réalisant le documentaire A Bure pour l'éternité, projeté dans plus de 70 cinémas et centres culturels de France, et collabore avec ses images à des émissions sur Canal + et Arte. C'est son ami S. Jean-Noël Pierre, avec qui il a déjà travaillé sur A Bure pour l'éternité, qui l'a sensibilisé à l'histoire méconnue et néo-coloniale de l'archipelle des Chagos. Passionné par les écrits du penseur américain Noam Chomsky depuis de nombreuses années, il a été happé par cette aventure, dont l'objectif central sera de médiatiser l'un des grands drames du XXe siècle.
    Dans son documentaire Absolutely Must Go, il relate l'histoire d'un peuple effacé de la carte du monde et déporté. De 1967 à 1973, en pleine Guerre froide, la famille Bancoult et près de 2000 autres Chagossiens sont dépossédés de leurs terres du fait du gouvernement britannique dont ils sont un Dominion.


    Dans son nouvel essai, il se fait historien des luttes ouvrières et syndicales, enquête sur ce que fut la CFDT des années 1970, autogestionnaire et libertaire, c'est-à-dire pleine d'énergie et créative. Tout le contraire de ce qu'elle est devenue. La vraie question est pourquoi est-elle devenue ce qu'elle est aujourd'hui? Ce grand cadavre à la renverse, cette auxiliaire des puissants. Pourquoi est-on passé d'un syndicat de lutte créatif, déterminé et opiniatre, viscéralement anticapitaliste mais ouvert sur la vitalité du monde à un syndicat de collaboration patronale? Cela ne s'expliquerait-il pas par les choix réalistes des directions successives, de plus en plus réalistes c'est-à-dire de plus en plus collaboratives vis-à-vis des forces de l'argent? C'est en tout cas mon hypothèse.
    Hiver 1978.

    Alors que le gouvernement de Raymond Barre vient d’annoncer un vaste plan de restructuration de l’industrie siderurgique entrainant une suppression massive de 21000 emplois, des milliers de personnes se jettent dans les rues de Longwy en défense de « leurs » usines.
    De toutes les organisations qui prennent part à la bataille, la section locale de la CFDT est l’une des plus actives. Héritière de la tumultueuse décennie post-68, elle contribue à sortir la lutte des lieux de travail et à élargir le champ des revendications en questionnant le sens de la production industrielle et la place des minorites dans l’univers siderurgique.

    De l’occupation du crassier à l’enlèvement de Johnny Hallyday, de l’emprunt de la Coupe de France à la création d’une radio libre, du piratage de la television aux attaques du commissariat local, les actions que mene la CFDT propulsent Longwy à la une de l’actualité nationale durant plusieurs mois.

    S’appuyant sur le témoignage de nombreux membres de l’organisation et sur de multiples archives, ce livre entend rendre compte de la vie de la CFDT Longwy au cours de cette periode.

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    15 min
  • Théophile Choquet, comédien du souffle des mots et de l'esprit des lieux (3/3)

    Théophile Choquet est comédien de vocation c’est-à-dire que l’on ressent lorsqu’on le voit jouer la marque de cet appel vers le Sacré. Théophile signifie celui qui aime Dieu. L’étymologie des noms fait parfois signe et comporte  des prémonitions troublantes comme « ces suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers ». Eh bien, c’est comme cela que joue Théophile et les comédiens qui sont de sa famille d’esprit.  

    C’est un artiste de théâtre qui rôde dans les parages des mystiques, dans les parages des voix mortes qui se sentirent appelées par l’infini, qu’il ressuscite. Il joue et met en scène des pièces de théâtre très diverses, des pièces métaphysiques aux pièces plus intimistes, en France et dans le monde entier. Artiste de théâtre complet, protéiforme et polymorphe, son travail s'articule entre les spectacles très diversifiés qu'il présente au public : seul en scène théâtraux, lectures poétiques et littéraires, aussi bien que des stages et conférences sur les arts du spectacle. 
    Sur scène il se produit à Paris et dans toute la France (Festival d'Avignon, Opéra National du Rhin à Strasbourg, Orchestre de Normandie…) . Il a été invité à présenter ses spectacles dans le monde entier et déjà il transmet sa manière d’aborder l’art dramaturgique dans des ateliers et autres master class en Angleterre, en Allemagne, au Brésil, en Argentine, au Chili, en Norvège, au Danemark, ou en Roumanie où il a partagé une conférence sur son expérience de la scène et un stage de théâtre à l'Université de Targû-Mures, où il a fait siennes les recommandations des maîtres zen : « Essaie d’être aussi beau et présent sur scène qu’une vache dans un pré ».  

    Né à Metz en 1991, enfant comédien dès l'âge de 5 ans au sein d'une troupe de théâtre amateur, le Théâtre de Verny, il y restera durant dix ans avant d'entrer au Conservatoire d’art dramatique de Metz à 15 ans, puis à 18 ans au Conservatoire de Strasbourg. Vivant à Paris depuis 2013, il est diplômé d’un Master en études théâtrales à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Formé à différents registres de théâtre, son jeu scénique est la somme de plusieurs courants et influences qu’il a étudié en France et dans le monde. Théâtre classique, théâtre physique et danse. La recherche artistique de Théophile Choquet porte une vision ouverte du théâtre, mêlant littérature et poésie, souvent dans des lieux atypiques (églises, monuments historiques, bibliothèques, bateaux).
    Il parle couramment anglais, espagnol, portugais, et se produit dans différents pays et dans différentes langues. 

    Membre de l’Association Rodez-Antonin Artaud, qui met en avant l'oeuvre-vie du poète et homme de théâtre à travers des activités depuis Rodez (Aveyron), vers Paris. Antonin Artaud lui-même artiste total a marqué l’histoire du théâtre et de la littérature dans le monde entier. Théophile Choquet a notamment présenté des conférences sur Artaud et son théâtre de la cruauté en Norvège, au Brésil, en Argentine, au Chili, et pour le théâtre national du Mexique.

    Juillet 2024 : Akedia, le diable au désert, mise en scène de Francesco Agnello, avec Jules Meary et Théophile Choquet est présenté au Festival d'Avignon.


    En 2020, le spectacle Bossuet, Sermons & Oraisons est créé à l’occasion des 800 ans de la Cathédrale de Metz, et repris en 2021. 

    Théophile Choquet qui a été formé aux Conservatoires de Metz et de Strasbourg est à la fois un artiste qui honore ses racines mosellanes comme dans 57 - Inventaire de la vie d’un ouvrier mosellan où à partir d’une véritable enquête menée en Moselle par le dramaturge Philippe Minyana, sur scène Théophile et Philippe Jacq font parler les archives et objets du quotidien d'Oscar Bild, un ouvrier Mosellan, décédé à la fin des années 90. Théophile Choquet a beaucoup joué les textes de Philippe Minyana, notamment le monologue Tu devrais venir plus souvent. L’auteur lui a confié un texte inédit, constitué de faits et d’images du quotidien, mais qui ainsi rassemblés, tressent la vision allégorique d’un territoire et de son histoire récente. Que reste-t-il d’une vie ? Porter à la scène l’histoire intime d’un ouvrier Lorrain, devient un acte artistique et politique, où la petite histoire individuelle rejoint à plus grande échelle l’histoire d’une région brutalement dépossédée de son passé sidérurgique, de sa culture ouvrière car les maîtres avaient trouvés ailleurs des esclaves moins chers. Cette pièce est relate l’une des tribulations de cette histoire de l’aliénation collective de tout une classe sociale niée jusque dans son existence-même. Telle est la langue des dominants qui aboutit toujours au meurtre du réel à leur profit.  Théophile sait qu’on ne peut vraiment rencontrer les autres cultures et le monde qu’à partir de cet infracassable noyau de nuit qu’est l’Amour de nos origines, de la terre des ancêtres peuplée des spectres qu’il faut apaiser et honorer afin de porter cet Amour et cette paix à travers les nombreux pays où il a voyagé en résidence d’artiste comme l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique ou le Brésil. De cette veine cosmopolite et interculturelle, il tire un jeu raffiné et puissant qu'il met au service de pièces qui, souvent, ont partie liée au mystères de la foi, de l'ascétisme et du sacré qui est aussi l’autre nom de ce qui n’en a pas.   C'est le cas des pièces Akedia, le Diable au désert du frère Adrien Candiard, les Fioretti où qui sont le produit d’une complicité et d’une communion d’Esprit avec Jules Meary, son partenaire sur scène et d’un compagnonnage avec le metteur en scène Francesco d’Agnello.


    Théophile est également diplômé d’un Master recherche en études théâtrales à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle. A l’invitation de différentes institutions, il présente des récitals de poésie et solos de théâtre contemporain. Il s’est produit récemment avec l’Orchestre de Normandie, à la Maison de la culture du Japon et à la Bibliothèque de la Sorbonne à Paris.
    A l’automne 2018, il achève une démarche artistique entamée en 2014 autour des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre. Il se consacre aussi au partage de l’œuvre du poète Antonin Artaud (1896-1948). Tout au long du mois de septembre, une grande tournée en Amérique du Sud l’a amené à présenter des spectacles et des conférences autour de l’œuvre d’Artaud qui tutoie la folie et place la mort au cœur de la condition humaine, au Brésil, en Argentine et au Chili.


    « Il faut croire à un sens de la vie renouvelé par le théâtre, et où l’homme impavidement se rend le maître de ce qui n’est pas encore, et le fait naître. Et tout ce qui n’est pas né peut encore naître pourvu que nous ne nous contentions pas de demeurer de simples organes d’enregistrement.
    Aussi bien, quand nous prononçons le mot de vie, faut-il entendre qu’il ne s’agit pas de la vie reconnue par le dehors des faits, mais de cette sorte de fragile et remuant foyer auquel ne touchent pas les formes. Et s’il est encore quelque chose d’infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c’est de s’attarder artistiquement sur des formes, au lieu d’être comme des suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers. »
    Antonin Artaud, Le Théâtre et son double, 1938, préface 

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    15 min
  • Théophile Choquet, comédien du souffle des mots et de l'esprit des lieux (2/3)

    Théophile Choquet est comédien de vocation c’est-à-dire que l’on ressent lorsqu’on le voit jouer la marque de cet appel vers le Sacré. Théophile signifie celui qui aime Dieu. L’étymologie des noms fait parfois signe et comporte  des prémonitions troublantes comme « ces suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers ». Eh bien, c’est comme cela que joue Théophile et les comédiens qui sont de sa famille d’esprit.  

    C’est un artiste de théâtre qui rôde dans les parages des mystiques, dans les parages des voix mortes qui se sentirent appelées par l’infini, qu’il ressuscite. Il joue et met en scène des pièces de théâtre très diverses, des pièces métaphysiques aux pièces plus intimistes, en France et dans le monde entier. Artiste de théâtre complet, protéiforme et polymorphe, son travail s'articule entre les spectacles très diversifiés qu'il présente au public : seul en scène théâtraux, lectures poétiques et littéraires, aussi bien que des stages et conférences sur les arts du spectacle. 
    Sur scène il se produit à Paris et dans toute la France (Festival d'Avignon, Opéra National du Rhin à Strasbourg, Orchestre de Normandie…) . Il a été invité à présenter ses spectacles dans le monde entier et déjà il transmet sa manière d’aborder l’art dramaturgique dans des ateliers et autres master class en Angleterre, en Allemagne, au Brésil, en Argentine, au Chili, en Norvège, au Danemark, ou en Roumanie où il a partagé une conférence sur son expérience de la scène et un stage de théâtre à l'Université de Targû-Mures, où il a fait siennes les recommandations des maîtres zen : « Essaie d’être aussi beau et présent sur scène qu’une vache dans un pré ».  

    Né à Metz en 1991, enfant comédien dès l'âge de 5 ans au sein d'une troupe de théâtre amateur, le Théâtre de Verny, il y restera durant dix ans avant d'entrer au Conservatoire d’art dramatique de Metz à 15 ans, puis à 18 ans au Conservatoire de Strasbourg. Vivant à Paris depuis 2013, il est diplômé d’un Master en études théâtrales à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Formé à différents registres de théâtre, son jeu scénique est la somme de plusieurs courants et influences qu’il a étudié en France et dans le monde. Théâtre classique, théâtre physique et danse. La recherche artistique de Théophile Choquet porte une vision ouverte du théâtre, mêlant littérature et poésie, souvent dans des lieux atypiques (églises, monuments historiques, bibliothèques, bateaux).
    Il parle couramment anglais, espagnol, portugais, et se produit dans différents pays et dans différentes langues. 

    Membre de l’Association Rodez-Antonin Artaud, qui met en avant l'oeuvre-vie du poète et homme de théâtre à travers des activités depuis Rodez (Aveyron), vers Paris. Antonin Artaud lui-même artiste total a marqué l’histoire du théâtre et de la littérature dans le monde entier. Théophile Choquet a notamment présenté des conférences sur Artaud et son théâtre de la cruauté en Norvège, au Brésil, en Argentine, au Chili, et pour le théâtre national du Mexique.

    Juillet 2024 : Akedia, le diable au désert, mise en scène de Francesco Agnello, avec Jules Meary et Théophile Choquet est présenté au Festival d'Avignon.


    En 2020, le spectacle Bossuet, Sermons & Oraisons est créé à l’occasion des 800 ans de la Cathédrale de Metz, et repris en 2021. 

    Théophile Choquet qui a été formé aux Conservatoires de Metz et de Strasbourg est à la fois un artiste qui honore ses racines mosellanes comme dans 57 - Inventaire de la vie d’un ouvrier mosellan où à partir d’une véritable enquête menée en Moselle par le dramaturge Philippe Minyana, sur scène Théophile et Philippe Jacq font parler les archives et objets du quotidien d'Oscar Bild, un ouvrier Mosellan, décédé à la fin des années 90. Théophile Choquet a beaucoup joué les textes de Philippe Minyana, notamment le monologue Tu devrais venir plus souvent. L’auteur lui a confié un texte inédit, constitué de faits et d’images du quotidien, mais qui ainsi rassemblés, tressent la vision allégorique d’un territoire et de son histoire récente. Que reste-t-il d’une vie ? Porter à la scène l’histoire intime d’un ouvrier Lorrain, devient un acte artistique et politique, où la petite histoire individuelle rejoint à plus grande échelle l’histoire d’une région brutalement dépossédée de son passé sidérurgique, de sa culture ouvrière car les maîtres avaient trouvés ailleurs des esclaves moins chers. Cette pièce est relate l’une des tribulations de cette histoire de l’aliénation collective de tout une classe sociale niée jusque dans son existence-même. Telle est la langue des dominants qui aboutit toujours au meurtre du réel à leur profit.  Théophile sait qu’on ne peut vraiment rencontrer les autres cultures et le monde qu’à partir de cet infracassable noyau de nuit qu’est l’Amour de nos origines, de la terre des ancêtres peuplée des spectres qu’il faut apaiser et honorer afin de porter cet Amour et cette paix à travers les nombreux pays où il a voyagé en résidence d’artiste comme l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique ou le Brésil. De cette veine cosmopolite et interculturelle, il tire un jeu raffiné et puissant qu'il met au service de pièces qui, souvent, ont partie liée au mystères de la foi, de l'ascétisme et du sacré qui est aussi l’autre nom de ce qui n’en a pas.   C'est le cas des pièces Akedia, le Diable au désert du frère Adrien Candiard, les Fioretti où qui sont le produit d’une complicité et d’une communion d’Esprit avec Jules Meary, son partenaire sur scène et d’un compagnonnage avec le metteur en scène Francesco d’Agnello.


    Théophile est également diplômé d’un Master recherche en études théâtrales à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle. A l’invitation de différentes institutions, il présente des récitals de poésie et solos de théâtre contemporain. Il s’est produit récemment avec l’Orchestre de Normandie, à la Maison de la culture du Japon et à la Bibliothèque de la Sorbonne à Paris.
    A l’automne 2018, il achève une démarche artistique entamée en 2014 autour des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre. Il se consacre aussi au partage de l’œuvre du poète Antonin Artaud (1896-1948). Tout au long du mois de septembre, une grande tournée en Amérique du Sud l’a amené à présenter des spectacles et des conférences autour de l’œuvre d’Artaud qui tutoie la folie et place la mort au cœur de la condition humaine, au Brésil, en Argentine et au Chili.


    « Il faut croire à un sens de la vie renouvelé par le théâtre, et où l’homme impavidement se rend le maître de ce qui n’est pas encore, et le fait naître. Et tout ce qui n’est pas né peut encore naître pourvu que nous ne nous contentions pas de demeurer de simples organes d’enregistrement.
    Aussi bien, quand nous prononçons le mot de vie, faut-il entendre qu’il ne s’agit pas de la vie reconnue par le dehors des faits, mais de cette sorte de fragile et remuant foyer auquel ne touchent pas les formes. Et s’il est encore quelque chose d’infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c’est de s’attarder artistiquement sur des formes, au lieu d’être comme des suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers. »
    Antonin Artaud, Le Théâtre et son double, 1938, préface 

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    15 min
  • Emmanuel Pierrat, "Je crois en l'athéisme"
    Comme son homonyme architecte qui, jadis, fit bâtir la cathédrale de Metz, Emmanuel Pierrat semble avoir signé un pacte avec le Diable pour que celui-ci lui accordat le don d'ubiquité, afin de se multiplier et de croître en écriture, dans les arts, au barreau avec tout ce que le monde compte de curiosa et de prestiges, de vanités peut-être. Homme de tous les réseaux et de toutes les sociétés naguère secrètes, il est partout et semble doué de tous les talents. Les muses l'ont pourvu de tous les dons sauf de celui de la paresse. Mais le Diable frelate tout car tout ce qui brille n'est pas de l'or et l'or du diable achète votre âme. Sera-t-il assez habile alchimiste pour transmuter son destin? Qui peut le dire?

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  • Théophile Choquet, comédien du souffle des mots et de l'esprit des lieux (1/3)

    Théophile Choquet est comédien de vocation c’est-à-dire que l’on ressent lorsqu’on le voit jouer la marque de cet appel vers le Sacré. Théophile signifie celui qui aime Dieu. L’étymologie des noms fait parfois signe et comporte  des prémonitions troublantes comme « ces suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers ». Eh bien, c’est comme cela que joue Théophile et les comédiens qui sont de sa famille d’esprit.  

    C’est un artiste de théâtre qui rôde dans les parages des mystiques, dans les parages des voix mortes qui se sentirent appelées par l’infini, qu’il ressuscite. Il joue et met en scène des pièces de théâtre très diverses, des pièces métaphysiques aux pièces plus intimistes, en France et dans le monde entier. Artiste de théâtre complet, protéiforme et polymorphe, son travail s'articule entre les spectacles très diversifiés qu'il présente au public : seul en scène théâtraux, lectures poétiques et littéraires, aussi bien que des stages et conférences sur les arts du spectacle. 
    Sur scène il se produit à Paris et dans toute la France (Festival d'Avignon, Opéra National du Rhin à Strasbourg, Orchestre de Normandie…) . Il a été invité à présenter ses spectacles dans le monde entier et déjà il transmet sa manière d’aborder l’art dramaturgique dans des ateliers et autres master class en Angleterre, en Allemagne, au Brésil, en Argentine, au Chili, en Norvège, au Danemark, ou en Roumanie où il a partagé une conférence sur son expérience de la scène et un stage de théâtre à l'Université de Targû-Mures, où il a fait siennes les recommandations des maîtres zen : « Essaie d’être aussi beau et présent sur scène qu’une vache dans un pré ».  

    Né à Metz en 1991, enfant comédien dès l'âge de 5 ans au sein d'une troupe de théâtre amateur, le Théâtre de Verny, il y restera durant dix ans avant d'entrer au Conservatoire d’art dramatique de Metz à 15 ans, puis à 18 ans au Conservatoire de Strasbourg. Vivant à Paris depuis 2013, il est diplômé d’un Master en études théâtrales à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Formé à différents registres de théâtre, son jeu scénique est la somme de plusieurs courants et influences qu’il a étudié en France et dans le monde. Théâtre classique, théâtre physique et danse. La recherche artistique de Théophile Choquet porte une vision ouverte du théâtre, mêlant littérature et poésie, souvent dans des lieux atypiques (églises, monuments historiques, bibliothèques, bateaux).
    Il parle couramment anglais, espagnol, portugais, et se produit dans différents pays et dans différentes langues. 

    Membre de l’Association Rodez-Antonin Artaud, qui met en avant l'oeuvre-vie du poète et homme de théâtre à travers des activités depuis Rodez (Aveyron), vers Paris. Antonin Artaud lui-même artiste total a marqué l’histoire du théâtre et de la littérature dans le monde entier. Théophile Choquet a notamment présenté des conférences sur Artaud et son théâtre de la cruauté en Norvège, au Brésil, en Argentine, au Chili, et pour le théâtre national du Mexique.

    Juillet 2024 : Akedia, le diable au désert, mise en scène de Francesco Agnello, avec Jules Meary et Théophile Choquet est présenté au Festival d'Avignon.


    En 2020, le spectacle Bossuet, Sermons & Oraisons est créé à l’occasion des 800 ans de la Cathédrale de Metz, et repris en 2021. 

    Théophile Choquet qui a été formé aux Conservatoires de Metz et de Strasbourg est à la fois un artiste qui honore ses racines mosellanes comme dans 57 - Inventaire de la vie d’un ouvrier mosellan où à partir d’une véritable enquête menée en Moselle par le dramaturge Philippe Minyana, sur scène Théophile et Philippe Jacq font parler les archives et objets du quotidien d'Oscar Bild, un ouvrier Mosellan, décédé à la fin des années 90. Théophile Choquet a beaucoup joué les textes de Philippe Minyana, notamment le monologue Tu devrais venir plus souvent. L’auteur lui a confié un texte inédit, constitué de faits et d’images du quotidien, mais qui ainsi rassemblés, tressent la vision allégorique d’un territoire et de son histoire récente. Que reste-t-il d’une vie ? Porter à la scène l’histoire intime d’un ouvrier Lorrain, devient un acte artistique et politique, où la petite histoire individuelle rejoint à plus grande échelle l’histoire d’une région brutalement dépossédée de son passé sidérurgique, de sa culture ouvrière car les maîtres avaient trouvés ailleurs des esclaves moins chers. Cette pièce est relate l’une des tribulations de cette histoire de l’aliénation collective de tout une classe sociale niée jusque dans son existence-même. Telle est la langue des dominants qui aboutit toujours au meurtre du réel à leur profit.  Théophile sait qu’on ne peut vraiment rencontrer les autres cultures et le monde qu’à partir de cet infracassable noyau de nuit qu’est l’Amour de nos origines, de la terre des ancêtres peuplée des spectres qu’il faut apaiser et honorer afin de porter cet Amour et cette paix à travers les nombreux pays où il a voyagé en résidence d’artiste comme l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique ou le Brésil. De cette veine cosmopolite et interculturelle, il tire un jeu raffiné et puissant qu'il met au service de pièces qui, souvent, ont partie liée au mystères de la foi, de l'ascétisme et du sacré qui est aussi l’autre nom de ce qui n’en a pas.   C'est le cas des pièces Akedia, le Diable au désert du frère Adrien Candiard, les Fioretti où qui sont le produit d’une complicité et d’une communion d’Esprit avec Jules Meary, son partenaire sur scène et d’un compagnonnage avec le metteur en scène Francesco d’Agnello.


    Théophile est également diplômé d’un Master recherche en études théâtrales à l’Université Paris III Sorbonne nouvelle. A l’invitation de différentes institutions, il présente des récitals de poésie et solos de théâtre contemporain. Il s’est produit récemment avec l’Orchestre de Normandie, à la Maison de la culture du Japon et à la Bibliothèque de la Sorbonne à Paris.
    A l’automne 2018, il achève une démarche artistique entamée en 2014 autour des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre. Il se consacre aussi au partage de l’œuvre du poète Antonin Artaud (1896-1948). Tout au long du mois de septembre, une grande tournée en Amérique du Sud l’a amené à présenter des spectacles et des conférences autour de l’œuvre d’Artaud qui tutoie la folie et place la mort au cœur de la condition humaine, au Brésil, en Argentine et au Chili.


    « Il faut croire à un sens de la vie renouvelé par le théâtre, et où l’homme impavidement se rend le maître de ce qui n’est pas encore, et le fait naître. Et tout ce qui n’est pas né peut encore naître pourvu que nous ne nous contentions pas de demeurer de simples organes d’enregistrement.
    Aussi bien, quand nous prononçons le mot de vie, faut-il entendre qu’il ne s’agit pas de la vie reconnue par le dehors des faits, mais de cette sorte de fragile et remuant foyer auquel ne touchent pas les formes. Et s’il est encore quelque chose d’infernal et de véritablement maudit dans ce temps, c’est de s’attarder artistiquement sur des formes, au lieu d’être comme des suppliciés que l’on brûle et qui font des signes sur leurs bûchers. »
    Antonin Artaud, Le Théâtre et son double, 1938, préface 

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