Porte ouverte
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Porte ouverte episodes

  • Guillaume Dezaunay, Le Christ rouge (2/2)
    Nul ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent » (Mt 6, 24). À travers les nombreuses paraboles des intendants, l'Évangile ne se prive pas de critiquer vigoureusement l'asservissement par l'argent et s'oppose à la propriété comme jouissance exclusive, de même qu'il rejette le pouvoir perçu comme maîtrise d'autrui.
    Selon le Christ, nos biens et nos statuts ne nous appartiennent pas vraiment mais sont des dons à partager. Notre autorité ne légitime pas notre domination mais oblige au service des autres. Dans bien des cas, pourtant, cet enseignement n'est guère accueilli ; pour nombre de chrétiens une foi authentique s'accommode fort bien de privilèges indécents.

    Comment briser la logique mortifère de l'appropriation et de la privatisation du monde ? S'inspirant des textes évangéliques, Guillaume Dezaunay invite à raviver en nous la soif de justice, à participer à la construction d'un autre régime économique et à déployer une spiritualité de la désappropriation et de la mise en commun. Jusqu'à parler d'un « Christ rouge ».

    Auteur et professeur agrégé de philosophie, Guillaume Dezaunay enseigne cette discipline dans un lycée à Metz ainsi qu'en maison d'arrêt. Il est l'auteur d'un roman publié en 2018 aux éditions Balland : La mort est un problème à résoudre.

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    15 min
  • Guillaume Dezaunay, Le Christ rouge (1/2)
    Nul ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent » (Mt 6, 24). À travers les nombreuses paraboles des intendants, l'Évangile ne se prive pas de critiquer vigoureusement l'asservissement par l'argent et s'oppose à la propriété comme jouissance exclusive, de même qu'il rejette le pouvoir perçu comme maîtrise d'autrui.
    Selon le Christ, nos biens et nos statuts ne nous appartiennent pas vraiment mais sont des dons à partager. Notre autorité ne légitime pas notre domination mais oblige au service des autres. Dans bien des cas, pourtant, cet enseignement n'est guère accueilli ; pour nombre de chrétiens une foi authentique s'accommode fort bien de privilèges indécents.

    Comment briser la logique mortifère de l'appropriation et de la privatisation du monde ? S'inspirant des textes évangéliques, Guillaume Dezaunay invite à raviver en nous la soif de justice, à participer à la construction d'un autre régime économique et à déployer une spiritualité de la désappropriation et de la mise en commun. Jusqu'à parler d'un « Christ rouge ».

    Auteur et professeur agrégé de philosophie, Guillaume Dezaunay enseigne cette discipline dans un lycée à Metz ainsi qu'en maison d'arrêt. Il est l'auteur d'un roman publié en 2018 aux éditions Balland : La mort est un problème à résoudre.

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    15 min
  • Alexis Robert, La simplicité volontaire d'un lanceur de possible
    Aux portes de la forêt de Brocéliande, Alexis Robert habite une kerterre qui se fond visuellement dans la nature. Le Breton était en quête d’un habitat aligné avec sa philosophie de vie?: « Nous ne sommes que de passage sur cette terre. Une espèce parmi tant d’autres. Et pas la mieux adaptée. »

    Sa cabane ronde, il l’a rêvée pendant 50 ans. Celui qui a eu plusieurs vies dans une vie a toujours été à contre-courant.

    Élevé chichement par une « grand-mère paralysée », le garçon a grandi en apprenant à se contenter de peu.

    Des fermes à l’usine, de l’enseignement à la première coopérative bretonne bio, la « sobriété heureuse » a toujours guidé ses pas tambour battant.

    Un état d’esprit devenu indissociable d’un mode de vie minimaliste. À la retraite, il a fait le choix de vivre en autarcie. Son cocon est né d’un chantier participatif il y a plus de 20 ans. « Ça mesure 10 m2, je n’ai pas besoin de plus », annonce-t-il, en poussant la porte vitrée de sa maisonnette.

    Elle a été modelée à la main, avec un mélange à base de chaux, de sable, de paille, de terre et de chanvre. Le dôme a, lui, été réalisé avec des branches de châtaignier, tressées à la façon d’un panier en osier. « Les tiges qui dépassent me servent de porte-manteaux », sourit celui qui optimise le moindre m2.

    Un lit, son bureau, le poêle à bois pour affronter les températures hivernales et des clowns en guise de déco… Voilà ses essentiels.


    Celui qui vit « au rythme des saisons » démarre ses journées avec «une salade de pissenlit, d’ortie et de plantain en écoutant France Inter. Car le végétarien vit sobrement jusque dans l’assiette.

    Sans frigo « mais avec un four solaire », il se ravitaille en épicerie bio une fois par mois pour varier ses plats à base de légumes du potager. Ni plus ni moins.

    Par ricochet, l’eau qu’il consomme, il la puise dans une source à trois kilomètres de sa kerterre, et sa douche, est alimentée par l’énergie solaire.

    Celui qui limitait l’utilisation de sa voiture à 5?000 kilomètres par an a fait le choix de s’en séparer. « C’est ça, l’esprit de la transition ? », sourit celui qui est auteur de plusieurs essais présentant son mode vie.

    La quête est « encore longue », dixit l’intéressé, mais celui qui perçoit 1050 € de retraite vit « heureux avec 150 € par mois » Le reste de son pécule ne dort pas en banque, l’octogénaire parraine « une trentaine d’enfants vulnérables » à travers le monde. Là où son argent «?est vraiment important. »

    Si Alexis Robert vit en apparence reclus, à des années-lumière du train de vie de milliers de Français, il partage aussi son havre de paix avec plusieurs habitants. « Ici, c’est la kerterre d’Évelyne, elle y vit depuis 2015, Moussa est, lui, là depuis trois ans…?», guide-t-il entre les bruyères.

    Sur les 2,5 hectares du site de La Guette, un écolieu est né.

    Berceau de nombreux rassemblements autour de l’écologie pour voir « éclore de nouveaux mondes », il est aussi devenu un refuge où «près de 2000 visiteurs » s’accordent une pause chaque année.

    J’aide les SDF comme les PDG à trouver un sens à leur vie à travers la culture de la terre. Ils se ressourcent dans un environnement préservé, en logeant dans une de nos paillourtes.

    Lui n’attend rien ou presque – 10 € de cotisation à l’association – en retour.

    Et accueille leur détresse comme nul autre pareil. Alexis Robert est un homme bon. Au sens noble du terme.

    Un utopiste qui prouve par l’exemple, qu’il n’existe pas une seule façon de laisser entrer la lumière, pas une seule façon, d’habiter la terre…

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    15 min
  • Alexis Robert, La joie d'aider les autres
    Aux portes de la forêt de Brocéliande, Alexis Robert habite une kerterre qui se fond visuellement dans la nature. Le Breton était en quête d’un habitat aligné avec sa philosophie de vie?: « Nous ne sommes que de passage sur cette terre. Une espèce parmi tant d’autres. Et pas la mieux adaptée. »

    Sa cabane ronde, il l’a rêvée pendant 50 ans. Celui qui a eu plusieurs vies dans une vie a toujours été à contre-courant.

    Élevé chichement par une « grand-mère paralysée », le garçon a grandi en apprenant à se contenter de peu.

    Des fermes à l’usine, de l’enseignement à la première coopérative bretonne bio, la « sobriété heureuse » a toujours guidé ses pas tambour battant.

    Un état d’esprit devenu indissociable d’un mode de vie minimaliste. À la retraite, il a fait le choix de vivre en autarcie. Son cocon est né d’un chantier participatif il y a plus de 20 ans. « Ça mesure 10 m2, je n’ai pas besoin de plus », annonce-t-il, en poussant la porte vitrée de sa maisonnette.

    Elle a été modelée à la main, avec un mélange à base de chaux, de sable, de paille, de terre et de chanvre. Le dôme a, lui, été réalisé avec des branches de châtaignier, tressées à la façon d’un panier en osier. « Les tiges qui dépassent me servent de porte-manteaux », sourit celui qui optimise le moindre m2.

    Un lit, son bureau, le poêle à bois pour affronter les températures hivernales et des clowns en guise de déco… Voilà ses essentiels.


    Celui qui vit « au rythme des saisons » démarre ses journées avec «une salade de pissenlit, d’ortie et de plantain en écoutant France Inter. Car le végétarien vit sobrement jusque dans l’assiette.

    Sans frigo « mais avec un four solaire », il se ravitaille en épicerie bio une fois par mois pour varier ses plats à base de légumes du potager. Ni plus ni moins.

    Par ricochet, l’eau qu’il consomme, il la puise dans une source à trois kilomètres de sa kerterre, et sa douche, est alimentée par l’énergie solaire.

    Celui qui limitait l’utilisation de sa voiture à 5?000 kilomètres par an a fait le choix de s’en séparer. « C’est ça, l’esprit de la transition ? », sourit celui qui est auteur de plusieurs essais présentant son mode vie.

    La quête est « encore longue », dixit l’intéressé, mais celui qui perçoit 1050 € de retraite vit « heureux avec 150 € par mois » Le reste de son pécule ne dort pas en banque, l’octogénaire parraine « une trentaine d’enfants vulnérables » à travers le monde. Là où son argent «?est vraiment important. »

    Si Alexis Robert vit en apparence reclus, à des années-lumière du train de vie de milliers de Français, il partage aussi son havre de paix avec plusieurs habitants. « Ici, c’est la kerterre d’Évelyne, elle y vit depuis 2015, Moussa est, lui, là depuis trois ans…?», guide-t-il entre les bruyères.

    Sur les 2,5 hectares du site de La Guette, un écolieu est né.

    Berceau de nombreux rassemblements autour de l’écologie pour voir « éclore de nouveaux mondes », il est aussi devenu un refuge où «près de 2000 visiteurs » s’accordent une pause chaque année.

    J’aide les SDF comme les PDG à trouver un sens à leur vie à travers la culture de la terre. Ils se ressourcent dans un environnement préservé, en logeant dans une de nos paillourtes.

    Lui n’attend rien ou presque – 10 € de cotisation à l’association – en retour.

    Et accueille leur détresse comme nul autre pareil. Alexis Robert est un homme bon. Au sens noble du terme.

    Un utopiste qui prouve par l’exemple, qu’il n’existe pas une seule façon de laisser entrer la lumière, pas une seule façon, d’habiter la terre…

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    15 min
  • Maxime Le Moing et ses promenades sonores : la "Balade Zinzin" (2/2)

    Maxime Le Moing est un performeur et guide nature originaire de Metz. Il crée des expériences audios immersives mêlant écoute du vivant, savoir naturaliste, humour et créations originales.

    La "Balade Zinzin" est une promenade immersive et ludique, d’environ 45 minutes proposée à tout public, et adaptable jusqu’à 50 personnes dans laquelle Maxime Le Moing incarne un « guide nature fantasque et érudit », mariant science naturaliste, bioacoustique et imagination pour mettre en avant la vie sonore insoupçonnée autour de nous.

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    15 min
  • Maxime Le Moing et ses promenades sonores : la "Balade Zinzin" (1/2)

    Maxime Le Moing est un performeur et guide nature originaire de Metz. Il crée des expériences audios immersives mêlant écoute du vivant, savoir naturaliste, humour et créations originales.

    La "Balade Zinzin" est une promenade immersive et ludique, d’environ 45 minutes proposée à tout public, et adaptable jusqu’à 50 personnes dans laquelle Maxime Le Moing incarne un « guide nature fantasque et érudit », mariant science naturaliste, bioacoustique et imagination pour mettre en avant la vie sonore insoupçonnée autour de nous.

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    15 min
  • Guy Gilbert, l'homme qui transformait la violence en Amour

    Guy Gilbert est né en Charente-Maritime, à Rochefort sur mer, le 12 septembre 1935 dans une famille ouvrière de quinze enfants.

    Sa vocation se déclare très tôt, à l’âge de treize ans et c’est comme séminariste qu’il accomplit son service militaire en pleine guerre d’Algérie. C'est à Alger qu'il finit son séminaire. Il est ordonné prêtre en 1965 et nommé vicaire à Blida en Algérie. Il est prêtre du diocèse d'Alger de 1965 à 1970. Là-bas, Guy GILBERT rencontre dans la rue un enfant de 12 ans qui vient se réfugier chez lui et  réoriente sa vocation vers l’aide et l’éducation spécialisée envers les enfants des rues et les marginaux. Après 13 années en Algérie, Guy GILBERT retourne à Paris en 1972. Il s’installe alors dans le 19ème arrondissement et sillonne en moto les rues de la capitale afin de venir en aide aux adolescents livrés à eux-mêmes. Afin de comprendre au mieux ce que ces derniers peuvent vivre, il adopte leur apparence vestimentaire et leur langage, ce qui lui vaudra le surnom de « prêtre des loubards ». Il obtient son diplôme d’éducateur spécialisé. Dans les années 70, alors qu’il travaille pour une équipe de prévention dans les rues de Paris et organise des camps de jeunes dans les Gorges du Verdon, l’idée naît de créer sa propre structure d’aide aux jeunes, ce sera l’aventure de la Bergerie de Faucon.


    De retour à Paris, il exerce son activité de prêtre dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le 19e arrondissement. 
    En 1974, grâce à un legs, Guy Gilbert achète une ferme à La Palud-sur-Verdon, « une ruine loin de Paris », pour y installer un lieu d'accueil, la « Bergerie de Faucon » où, avec une équipe d'éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté, par le travail et le lien avec les animaux. 
    Le 12 avril 2003, il officie pendant le mariage du prince Laurent de Belgique, fils cadet du roi Albert II de Belgique, et de Claire Coombs en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. En 2011, il participe à la première communion de leur fille, la princesse Louise. 
    En 2005, le président de la République Jacques Chirac le nomme chevalier de la Légion d'honneur, un insigne que lui remet l'abbé Pierre un an plus tard. 
    Il siège comme « personnalité qualifiée » au cabinet du Défenseur des droits. 
    Il est chroniqueur dans le quotidien La Croix et sur Radio Notre-Dame. 


    Le 9 décembre 2017 il participe à la cérémonie de funérailles du chanteur Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine à Paris, toujours avec son célèbre blouson de cuir noir. 


    Le 7 décembre 2018, il est fait chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 
    Toute sa vie, Guy Gilbert s'est occupé des loubards parisiens. Il relate ses activités dans ses livres. Il défend ces jeunes rejetés par la société et rappelle la responsabilité de notre société d'exclusion dans l'état de ces derniers. 


    Guy Gilbert est connu pour son registre de langue emprunté à la rue et pour son aspect de loubard puisqu'il arbore volontiers un blouson en cuir bardé de badges. 
    Il était régulièrement invité à l'émission radiophonique Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. Il participe à des émissions à forte audience aussi bien à la radio (ex. : Europe 1, Sud Radio, France Inter…) qu'à la télévision (ex. : TF1, France 2, M6, LCI, TV5 Monde, Public Sénat…). Il témoigne de son expérience et de son espérance en écrivant une quarantaine de livres. Il intervient dans de nombreux débats et conférences partout en France et même à l'étranger, dans les pays de l'Est et jusqu'en Amérique du Nord. 
    Il intervient aussi chaque mercredi de 22 heures à minuit sur les ondes de Radio Notre-Dame dans l'émission Écoute dans la Nuit. 
    En Belgique, le père Guy Gilbert a concélébré la messe du mariage de son ami le prince Laurent de Belgique avec Claire Coombs et a baptisé leurs trois enfants : la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric. Il célèbre le mariage de Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau le 7 mai 2008, puis celui de Stromae le 12 décembre 2015 à Malines. 
    En 2006, il a concélébré une messe en l’honneur du fondateur de l'Opus Dei, Josemaria Escriva de Balaguer, à Paris avec André Vingt-Trois. 
    Le 20 décembre 2007, il accompagne le président Sarkozy au Vatican pour une visite officielle au pape Benoît XVI. Le 11 septembre 2015, à l'occasion de ses 80 ans et de ses cinquante ans de sacerdoce, il est invité à célébrer une messe avec le pape François, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Le 9 décembre 2017, il officie lors des obsèques de Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine. 


    « Notre monde est fou. Tout va trop vite. Pas seulement les transports ou les nouvelles technologies. On ne mange même plus, on bouffe dans des "fast food". On ne parle plus, on jacasse sans arrêt. Une information-marchandise chasse la précédente. On ne regarde pas, on zappe. On ne vit pas, on survit. Il est urgent de prendre le temps de la lenteur.
    Refuse la précipitation, garde du temps pour toi. Tu apprendras que le monde est magnifique si tu sais le contempler ; que la nature apporte de la joie si on la respecte et qu'on collabore avec elle ; que les humains sont passionnants, qu'ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, dans le cercle de nos amis…
    Et tu apprendras aussi à t'écouter, à te valoriser, à t'aimer. Alors, aie de la bienveillance pour toi-même, et goûte à la beauté du monde ! »
    Guy Gilbert

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    14 min
  • Guy Gilbert, les 90 ans du prêtre des loubards

    Guy Gilbert est né en Charente-Maritime, à Rochefort sur mer, le 12 septembre 1935 dans une famille ouvrière de quinze enfants.

    Sa vocation se déclare très tôt, à l’âge de treize ans et c’est comme séminariste qu’il accomplit son service militaire en pleine guerre d’Algérie. C'est à Alger qu'il finit son séminaire. Il est ordonné prêtre en 1965 et nommé vicaire à Blida en Algérie. Il est prêtre du diocèse d'Alger de 1965 à 1970. Là-bas, Guy GILBERT rencontre dans la rue un enfant de 12 ans qui vient se réfugier chez lui et  réoriente sa vocation vers l’aide et l’éducation spécialisée envers les enfants des rues et les marginaux. Après 13 années en Algérie, Guy GILBERT retourne à Paris en 1972. Il s’installe alors dans le 19ème arrondissement et sillonne en moto les rues de la capitale afin de venir en aide aux adolescents livrés à eux-mêmes. Afin de comprendre au mieux ce que ces derniers peuvent vivre, il adopte leur apparence vestimentaire et leur langage, ce qui lui vaudra le surnom de « prêtre des loubards ». Il obtient son diplôme d’éducateur spécialisé. Dans les années 70, alors qu’il travaille pour une équipe de prévention dans les rues de Paris et organise des camps de jeunes dans les Gorges du Verdon, l’idée naît de créer sa propre structure d’aide aux jeunes, ce sera l’aventure de la Bergerie de Faucon.


    De retour à Paris, il exerce son activité de prêtre dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le 19e arrondissement. 
    En 1974, grâce à un legs, Guy Gilbert achète une ferme à La Palud-sur-Verdon, « une ruine loin de Paris », pour y installer un lieu d'accueil, la « Bergerie de Faucon » où, avec une équipe d'éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté, par le travail et le lien avec les animaux. 
    Le 12 avril 2003, il officie pendant le mariage du prince Laurent de Belgique, fils cadet du roi Albert II de Belgique, et de Claire Coombs en la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles. En 2011, il participe à la première communion de leur fille, la princesse Louise. 
    En 2005, le président de la République Jacques Chirac le nomme chevalier de la Légion d'honneur, un insigne que lui remet l'abbé Pierre un an plus tard. 
    Il siège comme « personnalité qualifiée » au cabinet du Défenseur des droits. 
    Il est chroniqueur dans le quotidien La Croix et sur Radio Notre-Dame. 


    Le 9 décembre 2017 il participe à la cérémonie de funérailles du chanteur Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine à Paris, toujours avec son célèbre blouson de cuir noir. 
    Le 7 décembre 2018, il est fait chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris. 


    Toute sa vie, Guy Gilbert s'est occupé des loubards parisiens. Il relate ses activités dans ses livres. Il défend ces jeunes rejetés par la société et rappelle la responsabilité de notre société d'exclusion dans l'état de ces derniers. 


    Guy Gilbert est connu pour son registre de langue emprunté à la rue et pour son aspect de loubard puisqu'il arbore volontiers un blouson en cuir bardé de badges. 
    Il était régulièrement invité à l'émission radiophonique Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. Il participe à des émissions à forte audience aussi bien à la radio (ex. : Europe 1, Sud Radio, France Inter…) qu'à la télévision (ex. : TF1, France 2, M6, LCI, TV5 Monde, Public Sénat…). Il témoigne de son expérience et de son espérance en écrivant une quarantaine de livres. Il intervient dans de nombreux débats et conférences partout en France et même à l'étranger, dans les pays de l'Est et jusqu'en Amérique du Nord. 
    Il intervient aussi chaque mercredi de 22 heures à minuit sur les ondes de Radio Notre-Dame dans l'émission Écoute dans la Nuit. 


    En Belgique, le père Guy Gilbert a concélébré la messe du mariage de son ami le prince Laurent de Belgique avec Claire Coombs et a baptisé leurs trois enfants : la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric. Il célèbre le mariage de Jamel Debbouze et Mélissa Theuriau le 7 mai 2008, puis celui de Stromae le 12 décembre 2015 à Malines. 
    En 2006, il a concélébré une messe en l’honneur du fondateur de l'Opus Dei, Josemaria Escriva de Balaguer, à Paris avec André Vingt-Trois. 
    Le 20 décembre 2007, il accompagne le président Sarkozy au Vatican pour une visite officielle au pape Benoît XVI. 
    Le 11 septembre 2015, à l'occasion de ses 80 ans et de ses cinquante ans de sacerdoce, il est invité à célébrer une messe avec le pape François, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. 
    Le 9 décembre 2017, il officie lors des obsèques de Johnny Hallyday à l'église de la Madeleine. 
    « Notre monde est fou. Tout va trop vite.


    Pas seulement les transports ou les nouvelles technologies. On ne mange même plus, on bouffe dans des "fast food". On ne parle plus, on jacasse sans arrêt. Une information-marchandise chasse la précédente. On ne regarde pas, on zappe. On ne vit pas, on survit.
    Il est urgent de prendre le temps de la lenteur.


    Refuse la précipitation, garde du temps pour toi. Tu apprendras que le monde est magnifique si tu sais le contempler ; que la nature apporte de la joie si on la respecte et qu'on collabore avec elle ; que les humains sont passionnants, qu'ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, dans le cercle de nos amis…
    Et tu apprendras aussi à t'écouter, à te valoriser, à t'aimer. Alors, aie de la bienveillance pour toi-même, et goûte à la beauté du monde ! »
    Guy Gilbert

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    15 min
  • Bruno Altmayer, peintre réaliste visionnaire

    Bruno Altmayer, peintre mosellan originaire de Vaudreching définit lui-même l'art visionnaire auquel il appartient de la manière suivante: "La peinture visionnaire est un courant atemporel, qui ne peut s’apparenter à, et qui n’inclut pas : l’abstraction, les taches en particulier, les peintures décoratives, du showbiz, de l’art contemporain financiarisé, les installations, etc ! Pour se prévaloir du terme visionnaire il est nécessaire, comme cela est décrit dans l’intitulé de mon groupe « réalisme de l’imaginaire », il est nécessaire d’avoir une maîtrise technique pour la forme (comme les peintres des cavernes qui étaient de grands artistes reliés au monde du vivant et de la spiritualité et qui ont beaucoup inspiré les modernes), Bosch, Durer, Grünewald, Friedrich, Böcklin, plus proches de nous Dali... 
    Ainsi qu’une vision engagée du monde, pour le fond … Être un artiste authentique… on en voit de moins en moins et on croise de plus en plus d’artistes sincères, certes, mais qui sont sincères dans leur démarche égotique, superficielle, plagiant souvent, ne dégageant la plupart du temps aucune personnalité propre à LEUR art qui leur permettrait d’être identifiable au premier coup d’œil (un des critères pour l’authenticité) …
    La question de la peinture est une vaste question et celle de la peinture visionnaire plus encore et demanderait la lecture de quelques ouvrages de référence comme celui de Michel Random, ou celui d’Hervé Seranne grand collectionneur d’Art Visionnaire contemporain ( Margotton, Di Maccio, Roland Cat, Yves Thomas…) directeur de la feu galerie RÂ à Paris". Bruno Altmayer passe son enfance à Vaudreching, un petit village de Moselle où sa conscience s'éveille très tôt à la beauté de la nature et à la nécessité de préserver l'environnement et la biodiversité ; ses parents tiennent un café-tabac et une station-service Ozo, puis Total, ce qui confrontera directement le jeune homme aux aspects économiques et géopolitiques des premier et deuxième chocs pétroliers.

    Il effectue ses études secondaires au lycée Henri-Poincaré de Nancy de 1976 à 1979, avec obtention d'un baccalauréat A7bis (littérature, spécialisation arts plastiques et histoire de l'art). Il est ensuite étudiant à l'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, où il obtient en 1983, sous la direction de Camille Claus, un diplôme de peinture avec félicitations du jury et Prix de la ville[1]. Il effectue une dernière année avec Sarkis Zabunyan comme directeur d'études.

    De 1984 à 1986, il travaille à Saint-Avold comme vitrailliste, en créant la société ArtVitAl en succession du maître verrier Arthur Schouler (1927-1984), puis collabore avec les établissements Jean Salmon de Woippy pour la création de vitraux dans des édifices publics et religieux du Grand Est et pour des commandes de particuliers en France, Allemagne et Luxembourg.

    En 2011, après s'être établi successivement à Strasbourg, Saint-Julien-lès-Metz, Marly et Saint-Nabord, il installe son atelier de peinture au centre-ville de Saint-Avold, où il enseigne et expose à plusieurs reprises. Il quitte la cité naborienne en 2019 pour La Gacilly, village d'artistes et d'artisans d'art dans le Morbihan, y créant son atelier-galerie « La maison de Gaïa ». En 2022, il revient en Moselle pour s'installer définitivement à Vaudreching, le village de son enfance, afin d'y construire son nouvel atelier.

    En 2015, à l'occasion du millénaire de la cathédrale de Strasbourg, il est le seul Lorrain parmi les vingt-quatre artistes choisis par l'archevêché pour illustrer les sept demandes du Notre Père.

    Bruno Altmayer est inscrit à La Maison des artistes depuis 1989. Il est sociétaire des Artistes lorrains depuis 2012 et a fait partie pendant dix-sept ans des Artistes indépendants d'Alsace. Depuis 2024, il est membre du Cercle des artistes européens. Il est inscrit à l'I-Cac, organisme indépendant de référencement et de cotation des artistes peintres professionnels en activité.

    Inspiration, style et techniques
    Influencé depuis son adolescence par le symbolisme, le surréalisme, le romantisme et le préraphaélisme, Altmayer se définit comme peintre réaliste-visionnaire et "peintre témoin"pour se différencier des peintres réalistes descriptifs.

    Ses sources d'inspiration sont notamment l'écologie, les civilisations des peuples autochtones (Amérindiens, Aborigènes d'Australie, etc.), le chamanisme, l'Apocalypse dans le sens étymologique de révélation et dévoilement de la conscience, la collapsologie, le bouddhisme, le Tibet, l'Inde…

    Des œuvres littéraires ont eu une influence fondatrice sur sa théorie de la vision globale ou du « deuxième regard », comme L'Apocalypse de Jean (1908) de Rudolf Steiner, Narcisse et Goldmund de Hermann Hesse, ou certains livres de Marlo Morgan, Jiddu Krishnamurti, Jean-Émile Charron et Teresa Carolyn McLuhan.

    Altmayer pratique le dessin au crayon Wolff à ses débuts, la gouache, le pastel sec, sur différents supports, mais principalement l'huile sur toile, en employant la technique alla prima. Il fabrique lui-même les encadrements, conçus en fonction de la thématique du tableau.

    Il a réalisé en 2015 deux peintures murales d'anges musiciens dans l'église d'Alsting et en 2016 le carton de la grande tapisserie « Transcendance » de la chapelle des Prêtres du Sacré-Cœur de Metz. Il a également réalisé des fresques murales décoratives d'intérieur pour des particuliers.

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    15 min
  • Serge Hefez, Quête d'identité et transition de genre
    À la fois psychiatre et psychanalyste, Serge Hefez est responsable de l'unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Parallèlement, en tant que spécialiste du VIH, il dirige l'ESPAS, l'espace social et psychologique d'aide aux personnes touchées par le sida.
    C'est également en qualité d'expert qu'il intervient à l'Institut national pour l'éducation à la santé et sur les problèmes liés à la toxicomanie.

    Passionné par son métier et par les problématiques liées à la famille, Serge Hefez écrit régulièrement pour le magazine Psychologies et a publié de nombreux ouvrages, notamment La Danse du couple, Quand la famille s'emmêle, Dans le coeur des hommes ou Scènes de la vie conjugale.

    Toujours soucieux de communiquer sur la famille pour aider les gens à déculpabiliser, le psychiatre a créé un blog, en collaboration avec Libération : Familles, je vous haime, dans lequel il rebondit sur l'actualité, en observant la place de l'homme, la différence des sexes, la violence...

    Depuis quelques années, des jeunes de plus en plus nombreux remettent en question les frontières balisées du genre. Ils sont de genre neutre, fluide, transgenres ou agenres. Ils refusent les étiquettes, les fixations identitaires et réclament le droit de dépasser les frontières entre masculin et féminin. Ces évolutions suscitent parfois un désarroi, voire des inquiétudes auprès des soignants, des parents, des éducateurs et des thérapeutes. Comment comprendre et accompagner les interrogations sur le genre exprimées par les adolescents ? Comment entendre ces revendications qui traversent nos sociétés ?

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