André Chénier fait partie des opéras qui résument toute la carrière
d’un compositeur si l’on excepte un autre titre -Fédora - assez peu
joué. Le Métropolitan Opéra avait proposé à ses spectateurs cette
œuvre dans l’une de ses retransmissions Ce numéro de Rats d’Opéra
nous donnera aussi l’occasion, en compagnie d’Alain Madella, de
faire connaître à nos auditeurs les caractéristiques du courant que
l’on appelle « vériste ». On y retrouve deux « masterpieces » avec les
deux succès planétaires de Cavalleria rusticana et de I Pagliacci. Alain
Madella rappellera la carrière et le parcours musical d’Umberto
Giordano né quelques années après Puccini et qui aura la chance de
travailler avec le librettiste attitré de Puccini : Luigi Illica. Ce dernier
relèvera le défi que Giordano avait, après l’échec de son premier
opus, adressé à Illica. Il sollicitait de lui donner un livret digne de ce
nom sur lequel il pourrait accorder sa musique. L’histoire se déroule
pendant l’un des épisodes marquants de la Révolution Française et
raconte les déboire d’André Chénier le poète qui, gagné aux idées de
la révolution, va , peu à peu, s’en éloigner car choqué par les excès de
ceux qui la dirige. Il vise alors dans l’opéra Gérard - un ancien
domestique de Madame de Croissy devenu l’un des grands tribuns de
la révolution. La fille de Mme de Croissy, amoureuse d’’André
Chénier, tentera de la sauver de la guillotine. Alain Madella,
s’inspirant entre autre du livret de Danielle Pister, sur le vérisme
retracera les grandes caractéristiques de ce qu’on appelle «courant
vériste » dans lequel se range l’opéra d’Umberto Giordano. Sans
toutefois que l’on puisse affirmer péremptoirement que l’on soit
« strictement » dans le vérisme. Ce dernier exige des voix plus
« rugueuses » puisque les personnages qu’ils représentent ne sont
plus des aristocrates fréquentant les salons en sirotant du thé ou du
chocolat mais des gens ordinaires. Alain Madella proposera pour finir
un document exceptionnel : le disque enregistré par Alain Vanzo..
Son timbre est trop « beau » et appartient à la peinture des classes
dites supérieures, et peine à représenter celle s’intéressant aux
destins du petit peuple. Jean-Pierre Vidit
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