L’œuvre que nous allons proposer aujourd’hui échappe
aux classifications habituelles entre Opéra-comique, opérette,
comédie musicale et partition d’opéra. En partie parce qu’ elle est
profondément ancrée dans la culture dont elle est issue : celle de
l’Amérique latine et, en la circonstance, celle de l’Argentine :
l’extrême pointe de l’Amérique du Sud que la Cordillères des Andes
sépare du Chili. Mais surtout parce qu’elle est inclassable. C’est une
sorte ovni artistique qu’i est bien difficile de ranger dans une
catégorie établie. C’est un opéra-tango – operita en dos partitas-
créée en 1968 sur un livret du poète uruguayen Horacio Ferrer mis en
musique par Astor Piazzolla. Le Musicien est alors un célèbre
compositeur de tangos et un très grand joueur de Bandonéon
internationalement connu Peu avant cette création Piazzolla passe
par un épisode personnel difficile dû, en partie, à ce qu’il constatait
de la désaffection des jeunes à l’égard de cette institution musicale
que constitue le tango. Astor Piazzolla est né en 1921 à Mar del Plata,
ville située à 400km de Buenos-Aires. Il est né de parents immigrés
italiens. Pour se développer économiquement, elle a fait appel à une
vague d’immigration. Plusieurs millions d’italiens – l’origine de
Piazzolla - d’espagnols, d’allemands, de français et de juifs de
l’Europe de l’Est arrivent. Comme tous les migrants, ils rêvent de la
terre promise, de la réussite et du bonheur. Ce que résume ce
proverbe humoristique : « Les mexicains descendent des Aztèques,
les Péruviens descendent des Incas et les Argentins descendent….des
bateaux ! » à partir de leur musique traditionnelle, ils vont inventer la
milonga puis le tango qui trouvera sa consécration dramatique dans
l’œuvre « Maria de Buenos Aires »…Jean-Pierre Vidit
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