Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
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Rats d'Opéra episodes

  • Freddie De Tomnaso : la puissance et la gloire
    Nous allons, à la fois, nous plonger dans l’histoire personnelle et artistique d’un ténor qui occupe - probablement déjà - l’une des toutes premières places sur l’échiquier très restreint et très convoité des ténors de stature internationale : il s’agit de Freddie De Tommaso. Il est né en 1999 : donc âgé de 3I ans. Cet artiste lyrique d'opéra, ténor, anglo-italien, est remarqué dans les rôles lirico spinto du répertoire italien. J’ai choisi cet artiste pour vous faire partager la vie quotidienne de ces chanteurs internationaux qui doivent passer pas mal de temps en avion puisque le Samedi 8 Novembre 2025, il chantait sur la scène du Métropolitan Opéra de New York le rôle de Rodolfo, extrait de La Bohème de Giacomo Puccini. Et peu de temps après – 5 jours exactement - il foulait la scène du Royal Opéra House de Londres le jeudi 13 Novembre pour une Tosca dans laquelle il a pour partenaire Anna Netrebko. Freddie De Tommaso est né d'un père italien, décédé lorsqu'il avait 18 ans, et d'une mère anglaise. Son patronyme est d’ailleurs significatif de cette double appartenance. Il a grandi à Tunbridge Wells dans le Kent au Royaume-Uni, dans un environnement mélomane. Il a fréquenté, très tôt, les salles d'opéra dont le prestigieux Festival de Glyndebourne. Il a alors intégré la Royal Academy of Music en 2013 et reçu l'enseignement de celui qui est toujours son professeur, Mark Wildman dans la tessiture de baryton. Puis, il va se rendre compte que celle de ténor convenait mieux à sa voix. Il a ainsi pu passer tous les niveaux de l’École y compris l'année de spécialisation dans l'art lyrique. Mais les bonnes fées veillent. Au sortir des restrictions du Covid, il remplace – en seconde distribution – le ténor Bryan Hymel, souffrant. Son talent éclate. La critique est dithyrambique. La route du succès est ouverte et s’ouvre devant lui….Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Didon et Énée : entre fiction et réalité
    Nous vous proposons, dans la suite de

    l’actualité discographique, l’un des derniers opus du Label Erato. Dido
    and Ebeas – ou si nou francisons ce titre, Didon et Énée, d’Henry
    Purcell le compositeur anglais né à Londres en 1658 et dont cet opus
    est le premier opéra composé entre 1688 et 1689.
    Précisons quecette œuvre est une œuvre courte puisque son exécution – qui dépend bien évidement di chef et du metteur en scène – n’excède
    pas 50 0 60 minutes. Cette œuvre est véritablement l’œuvre la plus
    connue de ce compositeur. Et, elle compte parmi les grandes pièces
    lyriques de la musique baroque. Si l’on en croit les critiques ou les
    musicologues, Henry Purcell, a développé une forme proprement
    anglaise de musique baroque. Pour ce faire, il va incorporer dans ses
    compositions des avancées novatrices en introduisant dans ses
    œuvres des éléments stylistiques italiens et français. Pour bien comprendre le côté mélancolique de l’œuvre, il est nécessaire
    d’écouter, au préalable, une œuvre emblématique de la production
    de Purcell « Ô Solitude » composée en 1684-1685. Elle est, ici,
    interprétée par le célèbre contre-ténor Gérard Lesne qui est accompagné par il seminario Musicale et permet de mieux saisit la fin de Didon et Énée dont le célèbre « lamento » de la fin de l’opéra est .
    Nous retrouverons au cours de cet enregistrement – dans les différents temps de son exécution deux très grandes vedettes des scènes internationales lyriques : la mezzo-soprano Joyce Di Donato et le « bariténor » Michael Spyres : tous deux de nationalité américaine.
    C’est, finalement, leur rencontre et leur union impossible que l’opéra
    met en scène et plonge Didon dans la plus cruelle et noiremélancolie. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • La tradition de l’art choral
    Nous allons nous intéresser à un genre musical particulier en nous appuyant sur l’actualité discographique. Cette dernière nous a permis de faire connaissance au cours d’un concert de l’ensemble Les Métaboles dirigé par Léo Warynski. Le disque publié, par Alpha Classics, célèbre avec enthousiasme - si l’on en croit le titre « Viva » - 30 ans d’art choral. Le Chant Choral pour adultes est une discipline collective qui rassemble dans un même chœur des choristes aux voix aiguës (soprano, alto ou contralto) ou graves (ténor, basse) qui vont interpréter des œuvres destinées à cet art choral. Les chanteurs sont dirigés par un chef de chœur. C’est, certes, une technique de chant spécifique, mais cela va bien au-delà. Il y a un aspect plus psychologique qui apporte des bénéfices secondaires à ceux qui le pratique. Le chant choral est forcément collectif. Il encourage d’abord l'expression de soi mais, dans le même mouvement, la pratique de cet exercice apporte un soutien social qui favorise la confiance en soi. Dans une étude française sur les chorales scolaires, les chercheurs notent que les séances de chant exigent coopération et synchronisation, favorisant l'entraide et la confiance. Le grand public s’est d’ailleurs passionné pour ce type de travail artistique et de finalité pédagogique à partir du film de C.Barratier Les Choristes aux 10 millions de spectateurs. Nous évoquerons alors le différents exemples de chant choral à la fois dans le répertoire païen – les célèbres Carmina Burana de Carl Orff - mais surtout dans le domaine religieux – essentiellement chrétien – à partir du 17ème siècle pour terminer dans le 20 ème siècle avec le Messe en sol majeur de Francis Poulenc, le compositeur de l’opéra Le Dialogue des Carmélites. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Les demoiselles de Rochefort
    Nous jettons le projecteur sur la programmation artistique nationale qui nous fait pénétrer, en cette fin d’année ,au Lido de Paris.
    Précisons que le Lido de Paris s’est transformé. Il a abandonné ses paillettes, ses plumes et surtout ses danseuses – les Bluebelles Girls – pour devenir une scène consacrée à la Comédie musicale sous toutes ses formes et sous toutes les latitudes. Il s’agit cette fois d’une œuvre qui a été créée en 1967. Soit : il y a presque 60 ans ! Il s’agit du film écrit et réalisé par Jacques Demy qui mettait en vedette Catherine Deneuve et Françoise Dorléac : Les Demoiselles de Rochefort. La musique et les paroles ont été écrites par Michel Legrand, musicien multi primé, partageant son activité entre la France et les États Unis. Il fit d’ailleurs une brève incursion dans les studios de Radio Jérico lors d’un passage à Metz. Vous venez d’entendre, au niveau des voix Anne Germain et Claude Parent les voix de doublage de Delphine et Solange. Anne Germain appartenait, avec Christine Legrand sœur du compositeur, au groupe des Swingle Singers qui s’était spécialisé dans la chanson jazz dont on retrouve bien des échos dans la musique de Michel Legrand qui en fût, en France, l’un des ardents promoteurs. D’ailleurs, la quasi-totalité des artistes comédiens sont doublés par des chanteurs professionnels sauf une : l’interprète d’ Yvonne, la mère des deux jumelles. C’est l’actrice Danielle Darrieux, célèbre actrice de l’après-guerre, mais qui fût aussi une belle chanteuse. Apparait, ver la fin, aussi un personnage international – Andy- interprété par le célébrissime Gene Kelly un des grands noms de la comédie musicale américaine et l’interprète-danseur inoubliable de Chantons sous la pluie. L’émission vous propose donc de dérouler musicalement l’histoire de ce marivaudage moderne en chansons. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Spécial Noël Karajan musique sacrée
    Nous poursuivons l’exploration, en compagnie de Jean-Pierre Pister, de l’univers musical et des œuvres enregistrées par Herbert von Karajan. Et dans cette émission, nous allons nous intéresser à la musique religieuse. Le grand chef est né catholique romain dans un univers de la tradition autrichienne de son temps mais il n’a pas été très pratiquant même si au cours d’une célébration à Rome il a eu l’occasion d’enregistrer en présence du Pape Jean-Paul II. Le maestro reçut à cette occasion la communion des mains du Pape. Mais c’est d’abord à l’œuvre religieuse de Bach – qui n’était pas de confession catholique – par laquelle nous commencerons cette émission avec des extraits du Magnificat ainsi que de la Messe en si. Le maestro s’étonnait de n’avoir jamais dirigé le Messie de Haendel. En revanche, il s’intéressa à plusieurs reprises à la Création de Haydn en s’appuyant sur une de ses découvertes vocales : Gundula Janowitz. On sait que le père de Mozart – contrairement aux souhaits de l’intéressé – voulait que son fils devienne le maître de Chapelle du Prince Archevêque de Salzbourg. Hélas, les deux caractères bien trempés empêchèrent cette réalisation et les deux Messes majeures de Mozart – La Grand-Messe en ut Mineur (1782) et la Messe du couronnement composée en 1779 à son retour de Paris. La Messe du couronnement – fut interprétée par H. von Karajan le 29 Juin 1985 à St Pierre de Rome. Il reste à parler d’une œuvre majeure de Beethoven : la Missa Solemnis composée entre 1818 et 1823 en même temps que la 9ème Symphonie. Et comment ne pas terminer ce « Spécial Noël » sans le Minuit Chrétien mis en musique par Adolphe Adam en 1847. Il sera interprété en versionn anglaise par une des découvertes vocales de Karajan : Léontyne Price. Il reste pour clôre cette page consacrée à la musique religieuse dirigée par H.von Karajan à vous souhaiter un excellent Noël. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • La Flûte en-chantée
    Mais revenons à la Flûte enchantée qui est un « singspiel » c’est-à-dire un opéra chanté.
    Là le chant, au lieu d’être calqué sur le modèle aristocratique, s’effectue dans la langue allemande c’est-à-dire celle du pays de naissance de Mozart : l’Autriche. Cet usage de la langue du pays était un vœu ou un ordre de l’empereur François-Joseph 1er qui voulait certes favoriser l’allemand mais surtout développer, dans le même mouvement, un art lyrique local. Mozart avait d’ailleurs compris l’idée de son empereur puisqu’il composa l’Enlèvement au sérail en Allemand qui rentre dans la catégorie des singspiels qui sont chantés en allemand On est proche de notre opéra-comique. La contrepartie de cette suprématie de l’italien c’est qu’à l’époque, elle prive beaucoup de spectateur d’un accès à l’opéra : c’est le cas des classes populaires. D’autre part, l’usage de l’italien va devenir progressivement l’apanage des classes aristocratiques qui en feront un marqueur et vont ainsi s’approprier l’opéra. Il sera généralement donné dans les grandes maisons aristocratiques qui possèdent, elles-mêmes, des orchestres à leur couleurs. Ce que détestait Mozart ! Mais revenons à La flûte enchantée qui est créée le 30 Septembre 1791 trois mois avant la mort du musicien dont ce sera le dernier opéra. L’opéra vit le jour dans le théâtre de Schikaneder « Theater auf der Wien » une petite salle en bois implantée dans la propriété du Prince de Starhzemberg et fréquentée par un public plus populaire que celui d’une salle habituelle. Schikaneder, quant à lui, était un entrepreneur de spectacle qui va proposer à Mozart le livret de la Flûte enchantée qui s’adresse à toutes les classes sociales. Elle va garder l’affiche pendant plusieurs années assurant ainsi une sorte de vengeance à Mozart qui fût boudé par Vienne et n’y connut jamais la consécration qu’il ira rechercher à Prague dont nous avons parlé dans deux précédentes émissions que vous retrouvez sur les podcasts de 2025. Nous allons tout de suite écouter la version qu’en a donné Hervé Niquet et son Concert Spirituel. La particularité de cette version est qu’elle est interprétée en français et je vous propose d’écouter Hervé Niquet parler de ce choix qui, rappelons-le, était la règle avant les années 70. L’interview date d’Avril 2021. Cette version a été réalisée sous l’égide du Château de Versailles : Centre de musique baroque française. Nousx allons suivre le déroulement de l’œuvre de W.A.Mozart. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Karajan : l’intérêt pour le répertoire russe et français.
    Nous abordons cette émission toujours en compagnie de Jean-Pierre
    Pister, Vice-Président du Cercle lyrique de Metz.
    Nous abordons le deuxième volet de cette saga sur Herbert von Karajan – elle en comportera au total 5 dont une consacrée à la musique sacrée- et
    sera centré sur l’intérêt porté par le maître au répertoire russe qui a
    été révélé en France au début du XXème siècle. Debussy et son disciple Inghelbrecht étaient fascinés par Modeste Moussorgski le compositeur de Boris Godounov qui, précisons-le, comporte plusieurs versions : 3 d’abord par le compositeur lui-même selon que le tsar meurt au milieu de l’œuvre (3 ème acte) ou tout à la fin. Rimski- Korsakov en fit galement, à partir de l’œuvre de Moussorgski, 3 versions. On appréciera tout particulièrement une des grandes scènes de l’opéra au XIXème siècle comparable - selon certains spécialistes - à la mort de Tristan dans l’œuvre de R. Wagner. Le travail sur les chœurs, l’usage de la polyphonie attestent de la maîtrise de Karajan qui fait un excellent usage des forces vocales de l’opéra de Vienne et des chœurs de la radio bulgare à l’accent un peu moins russe. Nous abordons maintenant le second chapitre de cette émission où nous allons essayer de comprendre la passion de Karajan pour l’opéra français. Elle se concrétise par son goût pour son œuvre la plus emblématique : Carmen. Elle donnera lieu à de nombreuses productions à l’Opéra de Vienne. Au cours d’une tournée aux États-Unis, il fait la connaissance d’une interprète avec laquelle il
    enregistrera, à Vienne, l’œuvre de Bizet. Il s’agit de la très grande
    soprano, afro-américaine, Léontyne Price dans le rôle-titre et le ténor
    Franco Corelli. Ce sera l’enregistrement Decca, gravé à Vienne, pour
    Decca-RCA destiné à pouvoir satisfaire le marché américain lors des
    tournées que le grand chef effectua dans une atmosphère un peu
    contrastée. Un autre opéra sera également l’un des favoris du
    maestro : il s’agit du Pelléas et Mélisande de Claude Debussy que le
    maestro aurait aimé avoir composé lui-même. C’est tout dire !
    Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Georges et Célestine premier Volet
    Nous fêtons en 2025 le 150 ème anniversaire de la création de Carmen
    à l’Opéra-Comique le 3 Mars 1875.
    La composition de l’œuvre eut lieu à Bougival dans la banlieue parisienne où Bizet avait acquis une maison au bord de la Seine car l’homme appréciait les bains et la natation. Principalement - et tragiquement pourrait-on dire - les bains froids. Carmen s’il ne fut pas un échec cuisant et ce que l’on appelle en jargon de métier « un four » fut assez froidement accueilli probablement en raison de son sujet – ce que l’on appelle maintenant un féminicide – et, qui plus, est sur une scène habituée aux intrigues convenues, aux happy ends particulièrement mièvres ou magiques et sans surprise comme on peut le constater dans nombre d’opéra-comiques. Mais les causes de cette mauvaise réception de l’œuvre ne sauraient être imputées au seul Georges Bizet dont la musique fût reconnue et appréciée mais désigna
    l’interprète de Carmen : une chanteuse du nom de Célestine Galli
    Marié. Cette artiste déclencha une véritable et impitoyable bronca
    non pas tant pour les réserves apportées sur sa voix de mezzo-
    soprano mais surtout par le jeu de scène sensuel et explicitement
    sexuel de son interprète. Subtilement provocateur à l’égard du
    personnage masculin – Don José – il allait pour reprendre une
    expression consacrée « choquer le bourgeois » et offusquer les
    dignes mère de famille qui avait emmené leurs filles à l’Opéra-
    Comique. Un disque d’Eva Zaïcik - auréolé d’un diamant par Opéra
    Magazine - permet de saluer rétrospectivement le talent de Célestine
    Galli -Marie qui va exhumer des œuvres du répertoire français
    injustement écartées ou mises en sommeil du fait de leur fin
    incorrecte : la plupart du temps la mort naturelle ou provoquée du
    personnage principal. Elle fera sortir de l’ombre A.Thomas, certaines
    œuvres moins connues de Jules Massenet….
    à suivre. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Hervé, le Petit Faust
    Nous allons nous intéresser à l’opérette car, en ce moment, l’Opéra de Reims et la magnifique compagnie des Frivolités Parisiennes propose justement à l’affiche une œuvre légère : Le petit Faust d’Hervé.
    Beaucoup penseront que Jacques Offenbach est le père de l’opérette. En réalité, il n’a que très rarement utilisé le terme d’opérette et intitulait ses principales productions Opéra-Bouffe préférant se rattacher à Mozart par cette dénomination. Vous aurez compris à mon propos qu’il est normal d’attribuer à Hervé la paternité de l’Opérette, paternité qu’à mon avis Jacques Offenbach n’aurait pas contesté. Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé, est né à Houdain dans le Pas-de-Calais en 1825, dans un milieu modeste. Sa mère, très pieuse, fréquente l’église Saint-Roch, la paroisse des artistes. Le jeune Florimond devient alors membre du chœur des enfants de cette église, et se prend de passion pour la musique, et particulièrement pour l’orgue.
    Il est nommé, à 14 ans, organiste de l’église de la Sainte-Famille de l’Hôpital Bicêtre, qui accueille principalement les personnes les plus démunies et beaucoup d’aliénés. Et, là, cet homme va avoir une idée de génie. En 1842, il compose une fantaisie musicale intitulée, l’Ours et le Pacha, d’après un vaudeville d’E.Scribe. Il recrute des médecins, des infirmières et quelques malades pour la représenter devant le public de l’hôpital. On se presse pour voir cet « opéra des fous », dont les airs ont la vertu d’apaiser les malades. Il invente en quelque sorte une technique de soin : la musicothérapie. Il fréquente les théâtres du Boulevard du Temple, s’y produit et décide de prendre un nom de scène : ce sera Hervé. Il évoquera cette double-vie dans son opérette Mam’zelle Nitouche en 1883, avec le personnage de Célestin-Floridor que nous allons vous faire découvrir par la suite de l’émission grâce à son enregistrement sur disque. Jean-Pierre Vidit.

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    1 hr

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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…