Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
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Rats d'Opéra episodes

  • Karajan et l’addiction au répertoire italien
    Nous débutons aujourd’hui, en compagnie de Jean-Pierre Pister, une série qui va être consacrée à un chef de grande renommée : Herbert Von Karajan.
    Il fût, incontestablement, à la fois un grand chef dirigeant avec maestria le répertoire symphonique qu’il était à l’aise dans celui des œuvres classiques. La maître n’excluait pas de ses programmes des
    incursions dans le répertoire moderne comme les œuvres d’Arnold Schoënberg. Mais, aujourd’hui, nous allons nous pencher sur les origines de sa passion pour l’opéra italien. En précisant au passage qu’il maîtrisait la langue italienne apprise pendant sa fuite de Berlin après la chute du régime nazi avec lequel il eut quelques sympathies coupables sur lesquelles J.P. Pister reviendra dans une prochaine émission. Tout débute par une rencontre qui va être marquante en la personne de Maria Callas avec laquelle il enregistrera Lucia di Lammermoor, puis Il Trovatore et Butterfly que Callas ne chanta que deux fois sur scène. Si Callas n’était pas, au moment de ces enregistrement la gloire qu’elle allait devenir, Il faut se rappeler que Karajan va propulser sur le devant de la scène la carrière de deux futurs très grands ténors : Carlo Bergonzi – pour Aïda, Paillasse et Cavalleria rusticana – et Luciano Pavarotti dans Tosca avec Leontyne Price puis avec son amie d’enfance Mirella Freni pour La Bohème et Butterfly. Il réenregistrera une Aïda avec José Carreras puis un Don Carlo avec Domingo et Katia Ricciarelli. Nous poursuivrons notre parcours de la carrière lyrique de Herbert von Karajan en abordant dans la prochaine émission le répertoire russe et le répertoire français A suivre donc…Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • La Toussaint et Frantisek Xaver Brixi
    Le calendrier nous conduit à nous intéresser à une période particulière de l’année : celle où nous nous penchons sur nos ancêtres et sur les saints qui sont à l’honneur dans les calendriers.
    Vous aurez compris que nous allons nous pencher sur les Fêtes de la Toussaint qui, comme son nom l’indique, célèbre tous les saints. Mais le lendemain de cette fête pieuse, la tradition établie au IXème siècle va honorer tous ceux qui nous ont quitté. Et dont nous allons fleurir les tombes. Le 2 Novembre est alors devenu le jour de la fête des morts. Si l’église catholique est à l’origine de ces traditions, elles existent aussi chez les chrétiens orthodoxes ainsi que dans les Églises catholiques orientales de rite byzantin qui célèbrent le dimanche de tous les Saints, le dimanche suivant la Pentecôte. Les protestants ne pratiquent pas le culte des saints mais certaines Églises luthériennes et les anglicans commémorent aussi les saints le 1er Novembre. Notons aussi une tradition plus folklorique Halloween,
    ou l'Halloween en français canadien. Il s’agit d’une
    fête folklorique originaire des îles anglo-celtes célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint. J’ai choisi, en lien avec Prague, de vous faire découvrir une famille de musicien de Bohème : Simon Brixi et son fils Frantisek Xaver Brixi qui en 1749, ses humanités terminées, retourne à Prague et commence de travailler comme organiste dans différentes églises. Dix ans après, il est nommé Kappelmeister, au poste prestigieux de la Cathédrale Saint Guy de Prague. Il a seulement 27 ans et restera à ce poste jusqu’à sa mort. En dehors de la musique religieuse, Frantisek Brixi composa une Symphony en Do majeur. Profitons-en pour dire que de son vivant, la musique de Frantrisek Xaver Brixi a été copiée dans toute la Bohème et la Moravie. Ce qui donne une idée de sa renommée dont une plateforme connue nous livre les enregistrements. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Gustave Botiaux, ténor
    En compagnie de Danielle Pister, nous allons entamer une série qui
    va tenter de retracer ce qu’elle a appelé « Les Riches heures lyriques
    en France des années 1960 au début des années 1960 » . Pour
    commencer cette série, Danielle Pister a choisi d’évoquer le ténor
    Gustave Botiaux qui, né en 1926 à Paris, fit une carrière qui lui permis
    de fréquenter toutes les scènes de l’hexagone et celle du pourtour
    méditerranéen ainsi que de quelques-unes de l’Italie. Il entame sa
    carrière par un concours lyrique à Cannes en 1954 qui se traduit par
    un premier prix et se concrétise par un engagement dans la très
    noble maison de La Monnaie, à Bruxelles. Doté d’un physique
    athlétique et d’un charisme hors norme il se produit peu à peu dans
    tous les théâtres de France pour interpréter tous les grands rôles du
    répertoire. Vous en entendrez des extraits grâce à la compilation qui
    a été faite chez Malibran Music et dont nous vous donnerons
    quelques extraits. Le succès qui est constant et son habileté dans
    tous les emplois fit que sa réputation dépassa le cadre hexagonal. Il
    finit par aller chanter tant au Japon qu’en URSS. Il fut également un
    interprète mémorable aux Chorégies d’Orange ou aux Arènes de
    Nîmes. Et dans le rôle du prophète Jean de l’Hérodiade de Massenet,
    il atteint un niveau d’interprétation que l’on peut qualifier
    d’exceptionnel. Un problème de santé le contraint malheureusement
    à un éloignement de la scène. Il y a assez peu de traces
    discographiques de Gustave Botiaux. Dans les années 1960, il
    enregistra 4 récitals d’airs d’Opéras qui furent gravés en trois 33
    tours et un 45 tours avec des extraits rare de Sigurd d’E.Reyer qui a
    été repris récemment sur une des scènes de notre région où ont
    disparu aussi bien la Juive de Fromenthal Halévy que L’Africaine de
    Meyerbeer. Jean-pierre Vidit

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    59 min
  • Base "Rat d'opéra"
    En lien avec l’un des spectacles du Festival de Fénétrange en cette année 2025, nous allons suivre à nouveau les pas de Mozart dans sa difficile relation avec Salzbourg :
    « Je vous jure sur mon honneur que je ne peux souffrir ni Salzbourg ni ses habitants - leur langage, leurs manières de vivre me sont insupportables. » écrit-il à son père. La brouille et la rupture sont quasiment consommées. De fait, Mozart profitera d’un déplacement à Munich et de la production de « Idoménée, roi de Crète » le 29 Janvier 1781 fort bien accueilli par le public pour « fuir » à Vienne. En 1782, l’empereur d’Autriche commande un opéra à Mozart. Ce sera
    « L’enlèvement au sérail » en langue allemande. Le 4 Août 1792 alors
    qu’il fait la promotion des « Noces de Figaro » à Pragues qu’il
    rencontre un couple de musicien, professeur de musique pour le mari
    – Frantisek Xaver Dusek – jouissant d’une réputation qui dépassait les
    frontières de son pays et son épouse – Josepha – qui était une artiste
    lyrique née à Prague. Va se nouer entre le couple Dusek et le couple
    Mozart des liens d’amitiés, de travail et de compositions musicales
    ou lyriques. Les Duschek habitaient une villa célèbre - La villa
    Bertamka - où se tenaient de très nombreuses réunions musicales. Et
    dans laquelle résida Mozart pendant la composition du Don Giovanni.
    Madame Duseck proposa à Mozart de lui écrire un aria sur le texte
    « Bella mia flamme, addio ». Mozart se soumit à cette exigence, mais
    pour se venger du tour que M me  Duschek lui avait joué, il insère dans
    la partition divers passages très difficiles dans l'aria et menaça son
    amie despotique de détruire l'aria sur-le-champ si elle n'arrivait pas à la chanter à vue sans erreur. La voix de Josepha Duschek fut louée pour sa tessiture et sa souplesse. La chanteuse interpréta cet aria et d'autres aux concerts que Mozart donna à Dresde et à Leipzig pendant sa tournée allemande de 1789.
    Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Georges et Célestine Suite
    En donnant de façon un peu humoristique un double nom à l’émission de ce jour – Georges et Célestine – je laisse entendre une proximité entre les deux artistes : c’est-à-dire d’un côté le compositeur Georges Bizet et de l’autre son interprète – Célestine Galli Marie – une mezzo-soprano de talent qui fait à l’Opéra-
    Comique et, avant Bizet, une très belle carrière. Nous évoquerons donc tout un ensemble d’œuvres qui, pour la plupart sont tombées dans l’oubli. Elles drainaient, pourtant, un public nombreux, le plus souvent familial dans le temple de l’opéra-comique : la Salle Favart située non loin de l’actuel Opéra Garnier. Auparavant, nous allons évoquer les créations musicales de mélodies que Georges Bizet conçut pour le piano, œuvre que ses succès opératiques et symphoniques éclipsent un peu. Comme le rappelle Patrick Taïeb dans le livre qu’il consacre à Célestine Galli-Marié édité chez Acte Sud avec la complicité du Palazzetto Bru Zane : je cite « Au cours de la saison 1873-1874, celle de la création de Carmen, 22 ouvrages différentes ont été programmés. Ce qui donne 444 représentations dans la saison qui, à l’époque, va de Pâques à Pâques. Il y a quelques fois deux opéra-comique dans la même soirée car il existe des ouvrages courts. » Les artistes réguliers de la maison – on est alors en présence d’une troupe comme il en existe encore actuellement en Allemagne – fait que les premiers rôles se retrouvent de 100 à 220 soirs par saison sur les planches. Et c’est sans compter avec les répétitions des œuvres à venir que l’on travaille en dehors des heures de spectacle. Célestine Galli Marié est ainsi programmée sen Rose Friquet des Dragons de Villars, puis dans Mignon, du messin Ambroise Thomas, et remplace, au pied levé, Lina Bell dans Mireille de Gounod ! D’où l’indéniable sens de la scène qu’elle déploiera lors de sa conception du rôle qu’elle arrache à Bizet. Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Mozart et Prague Premiére partie
    Dans cette émission, nous allons nous intéresser à Mozart en
    souvenir du Festival de Fénétrange 2025 qui a mis le compositeur à
    l’honneur en centrant l’une de ces journées sur ses séjours à Prague.

    Il faut dire, pour être tout à fait honnête, que le musicien avait une
    sorte de répulsion pour sa ville natale – Salzbourg - où son premier
    poste de « musicien de cour » au service de l’Archevêque
    Hiéronymus Colloredo fut semé de conflits et finit en rupture. Cela a
    d’ailleurs eu des échos dans sa musique notamment dans le rôle de
    Figaro des Noces. Il y met en scène le conflit de classe et l’injustice
    des privilèges qui, ici, est le droit de cuissage. La pièce de
    Beaumarchais fit scandale dans les milieux aristocratiques et
    profondément royalistes. S’y trouve un des airs chantés par Figaro
    montrant la rivalité entre le Comte Almaviva et Figaro qui veut
    absolument déjouer les entreprises de séduction que le Comte
    déploie à l’égard de sa promise : Suzanne. Il s’agit du droit de
    cuissage ! Fort de cette désaffection, Mozart arrive à Prague en
    octobre 1787. Les Noces de Figaro obtiennent un succès immédiat,
    si grand que l'on fredonnait dans les rues les mélodies de l'opéra,
    Mozart lui-même s'en émerveillait. Dans la foulée, le National
    Theater lui commande un opéra sur le thème de Don Juan coécrit
    avec L. Da Ponte. Prague qui fait alors encore partie de l’Empire
    austro hongrois est une ville toute trouvée pour tenter de s’imposer
    dans une autre contrée. Comment vivait-on musicalement à Prague
    vers le milieu du XVIIIe siècle ? Nous évoquerons divers musiciens
    de cette période dont Jan Dismas Zelenka surnommé le « Bach
    tchèque ». Josef Myslivecek, ressuscité par le film Il Bohémio. Plus
    surprenant, l'historien Bernard Michel évoque des formes "pré-mozartiennes" dans l'œuvre de Frantisek Xaver Brixi Trois auteursque nous découvrirons ( à suivre…). Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Georges et Célestine premier Volet
    Nous fêtons en 2025 le 150 ème anniversaire de la création de Carmen
    à l’Opéra-Comique le 3 Mars 1875.
    La composition de l’œuvre eut lieu à Bougival dans la banlieue parisienne où Bizet avait acquis une maison au bord de la Seine car l’homme appréciait les bains et la natation. Principalement - et tragiquement pourrait-on dire - les bains froids. Carmen s’il ne fut pas un échec cuisant et ce que l’on appelle en jargon de métier « un four » fut assez froidement accueilli probablement en raison de son sujet – ce que l’on appelle maintenant un féminicide – et, qui plus, est sur une scène habituée aux intrigues convenues, aux happy ends particulièrement mièvres ou magiques et sans surprise comme on peut le constater dans nombre d’opéra-comiques. Mais les causes de cette mauvaise réception de l’œuvre ne sauraient être imputées au seul Georges Bizet dont la musique fût reconnue et appréciée mais désigna
    l’interprète de Carmen : une chanteuse du nom de Célestine Galli
    Marié. Cette artiste déclencha une véritable et impitoyable bronca
    non pas tant pour les réserves apportées sur sa voix de mezzo-
    soprano mais surtout par le jeu de scène sensuel et explicitement
    sexuel de son interprète. Subtilement provocateur à l’égard du
    personnage masculin – Don José – il allait pour reprendre une
    expression consacrée « choquer le bourgeois » et offusquer les
    dignes mère de famille qui avait emmené leurs filles à l’Opéra-
    Comique. Un disque d’Eva Zaïcik - auréolé d’un diamant par Opéra
    Magazine - permet de saluer rétrospectivement le talent de Célestine
    Galli -Marie qui va exhumer des œuvres du répertoire français
    injustement écartées ou mises en sommeil du fait de leur fin
    incorrecte : la plupart du temps la mort naturelle ou provoquée du
    personnage principal. Elle fera sortir de l’ombre A.Thomas, certaines
    œuvres moins connues de Jules Massenet….
    à suivre. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • 2540 - Carmen… Uria-Monzon
    Les amateurs de chant lyrique et principalement ceux de notre pays la France, ont appris le décès des suites d’une longue maladie de Béatrice Uria -Monzon le 19 Juillet 2025 à Saint Hilaire de Lusignan dans le Lot et Garonne.
    Naissance à Agen : elle est la fille du peintre espagnol Antonio Uria-Monzon. Dans un interview d’A.Duault, elle parle effectivement de l’influence de l’Espagne, de ses couleurs, de ses rues et de la corrida dans la vie de la famille. Ce n’est peut-être pas tout à fait l’effet du hasard si le rôle de la belle cigarière lui a apporté une notoriété de tout premier plan. Notoriété a dépassé le cadre de l’hexagone et l’a entrainé sur toutes les scènes de notre pays mais aussi sur les scènes de bien d’autres continents. Son parcours : elle fait ses études dans sa région au Lycée d’Agen puis, indécise sur son projet d’étude, redouble et décroche un second diplôme. Cet anachronisme est important car elle va être initiée au chant à la chorale de ce second établissement par Roland Fornerod. S’en suit alors un trajet finalement assez classique. Elle entre à l’Université de Bordeaux, intègre au Conservatoire national de musique de Bordeaux puis le Centre national d’insertion professionnelle des artistes lyriques de Marseille. Elle finit son parcours de formation à l’École d’art lyrique de l’Opéra de Paris. Donc un chemin académique relativement classique qui va lui ouvrir les portes de la profession. Si elle débute au Chorégies d’Orange en 1986 dans une courte apparition scénique : le rôle du pâtre dans Tannhauser de Richard Wagner. Trois ans plus tard elle est Chérubin dans les Noces de Figaro de Mozart à l’ONL. Au cours de cette émission, nous évoquerons tous ses principaux rôles et ses partenaires. Nous redécouvrirons son dernier disque : Assoluta qui donne un panorama de sa carrière. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Orlando le magicien G.F. Haendel
    Au cours de cette émission, nous allons nous intéresser au Baroque. Mais qu’est-ce que le baroque ? À l’origine, en portugais cela désignait une perle irrégulière – en portugais : « barroco ».
    Contrairement à la rigueur du classicisme, le baroque est un style qui privilégie l’excès, le mouvement, la sensibilité, la courbe et le spectaculaire. L’exemple le plus clair - dans le chant lyrique - en sont les prouesses vocales – les ornementations – faites par les castrats lors de leurs récitals ou dans leurs rôles. Orlando sera créé le 27 Janvier 1733, le compositeur est alors âgé de 43 ans. C’est son deuxième séjour à Londres où il revient vers 1712 à la condition expresse de revenir je cite « dans un délai raisonnable ». Promesse de gascon dirait- on puisque ce second exil s’avèrera définitif puisqu’Haendel décédera à Westminster le 14 Avril 1759 à l’âge de 74 ans. Orlando renoue avec la tradition de l’opéra magique qui avait fait le succès de Haendel aux débuts de son arrivée en Angleterre (Rinaldo entre autres) et l’opéra reçoit un accueil favorable. Toutefois le climat est délétère : le roi soutient Haendel tandis que le fils du roi – le Prince Galles - soutient la troupe rivale : l’Opéra de la noblesse. Précisons l’argument d’Orlndo : il est basé sur le poème épique « Orlando Furioso » de Ludovico Ariosto. Il raconte l’histoire du chevalier Orlando, grand soldat, qui exprime son indécision entre son devoir - partir faire la guerre - et sa passion amoureuse pour la reine païenne Angelica qui est la compagne du Prince Medoro. Ce dernier, lui-même, étant aimé par une autre, Dorinda, bergère de son état. Il s’agit donc d’un triangle amoureux contrarié. C’est, avant tout, un opéra baroque qui met l'accent sur l'émotion et la virtuosité vocale, avec des arias passionnés, des duos et des récitatifs dramatiques basés sur l’expression amoureuse. Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Survolons la Saison troisième volet
    Dans une perspective très européenne, nous allons, cette année, innover.
    Pour vous parler des programmes de nos voisins. Par curiosité, certes, mais aussi parce que les amateurs d’opéras n’hésitent pas à se déplacer pour aller entendre une œuvre qui leur est particulièrement chère dans tel ou tel théâtre même éloigné ou bien pour découvrir une œuvre rare qu’un des opéras de notre aire géographique porte à sa saison. Alors commençons tout de suite par une des maisons d’Opéra les plus prestigieuses puisqu’il s’agit de La Monnaie de Bruxelles où vous pourrez assister et découvrir une œuvre assez rare en tout début de l’année 2026 : Benvenuto Cellini. A Liège, l’Opéra se trouve situé sur une place au milieu de laquelle se trouve une statut de Grétry un compositeur du 18ème siècle qui fût le professeur de piano de Marie-Antoinette. Il composa pour la cour des œuvres de divertissement dont Zémir et Azor, conte oriental à l’origine, qui servira également de trame au poète Jean Cocteau pour l’élaboration de son film le plus célèbre : La Belle et la Bête. Mais pour l’heure, il s’agit de rendre hommage à une interprète belge dont la disparition brutale en 2024 a placé le monde lyrique francophone dans la plus grande tristesse. Il s’agit, bien sûr, de Jodie Devos à laquelle de nombreux amis et collègues rendront un hommage n’en doutons pas vibrant. A la Monnaie comme au Grand Théâtre de Luxembourg vous retrouverez un ouvrage de Mozart : Idoménée Roi de Crète. Le Staatsoper de Sarrebrück nous offre pour le début de la saison une absolue rareté : La Duchesse de Chicago du compositeur hongrois Emmerich Kàlman. Revenons à Liège qui ouvrira cette dernière œuvre de la saison avec le Faust de Gounod. La Cage aux folles, pièce célébrissime de Jean Poiret, sera à l’affiche, pour les fêtes de fin d’année, au Staatsoper de Sarrebrück. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr

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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…