Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
Download on the App Store

Rats d'Opéra episodes

  • Tosca Regards croisés
    Nous allons grâce à la complicité de deux fins connaisseurs de l’opéra italien Gilles Dupont et Alain Madella habitués à faire les présentations publiques lors des retransmissions de ces opéras et d’autres sur écran.

    Il va s’agir, pour cette première expérience, de faire débattre ces deux amateurs éclairés sur un même opéra afin de croiser leurs regards et leurs points de vue. Cette discussion et cet échange a pour but de nous le mieux faire connaître afin d’en augmenter et affiner notre compréhension. N’oublions pas que si nous sommes en 2025, il y a 101 ans mourrait Puccini à Bruxelles des suites d’une longue maladie pour utiliser l’expression pudique consacrée.Après avoir évoqué les conditions de naissance et d’apparition sur scène de l’œuvre le 14 Janvier 1900, nos deux commentateurs évoquerons successivement :
    Comment situer Tosca dans l’ensemble de l’œuvre du compositeur.
    Quels sont les thèmes autour desquels l’opéra s’articule sans oublier de dire un mot sur le contexte politique qui est également important dans cette œuvre où divers plans se chevauchent, s’entrecroisent et même s’opposent.
    Qu’est-ce qui, chacun à votre tour, vous séduit le plus dans cet opéra ?
    Vous avez choisi l’enregistrement avec Maria Callas, Carlo Bergonzi avec à la baguette Georges Prêtre en 1965. Ce qui permettra d’autres références musicales ainsi que des souvenirs personnels en lien avec cet opéra. Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • Carmen a 150 ans Deuxième volet
    A l’occasion du 150 ème anniversaire de la première de Carmen le 3 Mars 1875.
    Nous poursuivons son déroulement à partir du second acte. Tchaïkovski avait raison dans son jugement puisqu’ayant vu l’opéra de Bizet plusieurs fois à Paris, il n'avait prédit cet indéniable succès planétaire. Nous avons également compris les enjeux qui peu à peu se tissent entre Carmen et Don José lequel tombe tout d’un coup subitement amoureux de la belle cigarière qui lui demande alors qu’elle a été arrêtée pour bagarre de la libérer et de le suivre. Donc rien moins que de trahir ses
    engagements et sa discipline militaire. Mais Don José – qui
    rappelons-le est le personnage principal des nouvelles de Prosper
    Mérimée – est aussi en difficulté par rapport à une autre femme
    Michaela – la jeune fille pure de son village – que la mère de Don
    José à choisi comme femme pour son fils. Précisons que ce
    personnage n’existe pas dans les nouvelles de Mérimée. Il a été
    rajouté par Meilhac et Halévy – les deux librettistes de Carmen –
    rendant bien sûr le drame encore plus poignant et plus complexe. Il
    vérifie l’adage de deux scénaristes célèbres – Aurenche et Bost – qui
    affirmait lorsqu’on leur demandait ce qu’était le secret d’un bon
    scénario, ils répondaient imperturbablement : « c’est d’abord une
    histoire, puis une histoire et enfin une histoire. » C’est exactement le
    cas de Carmen. Lorsqu’entrera en scène le célèbre toréador Escamillo
    - dont Carmen tombe aussitôt amoureuse -se créée ainsi la troisième
    histoire. Suivons alors le déroulement du drame et sa terrible
    conclusion qui choqua le public qui n’avait pas l’habitude de voir un
    meurtre représenté sur scène. Retiré de l’affiche après 35
    représentations, BIZET fût, on le devine, fort affecté par ce
    déchainement médiatique contre son œuvre. Il meurt le 3 Juin dans
    le plus parfait désarroi. Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr 1 min
  • Carmen a 150 ans premier volet
    C’est le 3 Mars 1875 que Carmen est créée sur la scène de l’Opéra-Comique : il y a donc tout juste 150 ans.
    On sait la carrière de cet opéra. Il figure parmi les plus joués au monde. Toutefois la première fut un échec assez retentissant à sa création qui affecta beaucoup son compositeur. Blessé par cet échec, il se retire dans sa maison de Bougival aux bords de Seine où il se baigne dans les eaux glacées. Il est pris, peu après, d’une crise aiguë de rhumatisme articulaire puis d’un infarctus dans la nuit du 2 au 3 Juin 1875. Il décède à l’âge de 36 ans. Après la mort de Bizet, la carrière de Carmen sera rapide. Le premier triomphe a lieu à Vienne dès le mois d'octobre 1875.
    J. Brahms enthousiaste, assiste à vingt représentations. R.Wagner et F. Nietzsche furent, entre autres, des admirateurs de l'œuvre dont Tchaïkovski disait que « d'ici dix ans, Carmen serait l'opéra le plus célèbre de toute la planète» La Reine Victoria en Angleterre puis le tsar Alexandre II demandent une représentation spéciale. Ce n’est qu’après tous ces succès extérieurs que Carmen fut reprogrammée à l’Opéra-Comique. Avant que nous ne nous abordions le déroulé de l’opéra de Bizet, nous évoquerons aussi les différentes pages symphoniques que le compositeur produira avant de connaître le succès. BIZET reçoit la commande d’un ouvrage par l’Opéra- Comique en Juin 1872 et proposa la nouvelle de Mérimée en 1873 quand bien même ce choix posait problème en raison de la mort sur scène de l’héroïne à la fin de l’opéra: ce qui ne s’était jamais vu dans cette noble maison. On saisira intuitivement que cette tonalité pastelle et parfois mièvre des œuvres généralement proposées allait forcément contraster violemment avec le rouge et le noir, la passion et la mort qui affleurent dans Carmen. Et cela va effectivement choquer le public ! Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • L’Oratorio de Pâques de J.S.Bach

    L’Oratorio de Pâques de J.S.Bach. Nous retrouvons Jean-Pierre Pister du Cercle Lyrique de Metz qui va nous accompagner pour mieux saisir cette œuvre de Jean-Sébastien Bach qui traite du thème de la Résurrection. Un Oratorio plus qu’une cantate malgré sa brièveté (40 minutes) en raison de sa foisonnante composition musicale. En effet, la richesse des morceaux instrumentaux initiaux, le soin apporté aux parties vocales et sa place dans les compositions de l’année liturgique (1734-1735) donnent à cette œuvre un caractère spécifique. A l’inverse de l’Oratorio de Noël, l’Oratorio de Pâques n’a pas de narrateur mais quatre personnages qui déroulent l’histoire : Simon Pierre, Ténor, Jean, Basse, Marie-Madeleine, Alto et Marie de Jacques , Soprano. Le chœur, bien sûr, intervient au cours de l’Oratorio dans le numéro 3 et à la fin. Le texte de l’Oratorio reprend grâce à la plume de Picander qui fût un collaborateur proche de Bach pour la traduction des textes profanes et sacrés à partir de 1725 le passage des Évangiles dans lequel les apôtres Pierre et Jean alertés par quelques saintes femmes de l’entourage de Jésus courent vers son tombeau pour le découvrir vide au matin de Pâques. Cet Oratorio a été créé en 1738. J.P.Pister a choisi l’enregistrement dirigé par le chef Marcel Couraud, Chef de Chœur et d’orchestre, spécialiste aussi bien du baroque religieux que de l’opéra français du XIXème siècle. Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    54 min
  • Le triomphe de Némorimo : Bellini
    Si Donizetti occupe une place de choix dans le belcanto italien, il est talonné de près par Bellini qui n'a pas moins de 71 Opéras sur la liste de ses œuvres lyriques.
    Il ompte parmi ceux ci des têtes d’affiches : particulièrement L'elisir d'amore, Lucia di Lammermoor, Don Pasquale, sa trilogie des Reines d'Angleterre, La Fille du Régiment et La Favorite. né le 29 novembre
    1797 à Bergame et mort le 8 avril 1848 dans la même ville. Précisons, au passage qu’il y un festival Donizetti qui a lieu tous les 2 ans dans cette magnifique ville qu’est Bergame. La vie de Donizetti se termina tragiquement puisqu’atteint par la syphilis, il est victime des attaques nerveuses qui sont le lot tragique de cette maladie. Il est interné en 1846 à la maison de santé du Dr Esquirol, célèbre neurologue, avant de revenir à Bergame sa ville natale où il meurt en 1848. Comme la plupart des livrets comiques du  XIXeme  siècle , cet opéra met en scène les personnages traditionnels de la commedia dell'arte italienne, tels que le soldat effronté, le charlatan. Et le paysan un peu naïf mais qui finalement tire son épingle du jeu.
    Le timide Nemorino, un jeune paysan, est amoureux d’Adina qui se moque de lui et de ses sentiments. Jusqu’à ce qu’arrive le Sergent Belcore qui tente de séduire Adina. Arrive alors de Docteur Dulcamara qui vend à Némorino un bouteille de vin bordeaux devenu élixir d’amour. Pour avoir une seconde bouteille il accepte de s’enrôler dans l’armée. Mais l’oncle de Nemorino meurt et fait don de sa fortune à son neveu Némorino. Du coup, Adina laisse entrevoir à Némorino qu’elle n’est pas insensible à son charme ce qui nous voudra l’air le plus célèbre de la partition : una furtiva lagrima. Adina rachète l’engagement du jeune Némorino et lui avoue son amour. C’est le final d’un mariage heureux. Némorino laisse éclater sa joie avec tout le village. Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr
  • 400 eme
    Cette émission aura un caractère un peu spécial puisqu’elle sera l’occasion de fêter la 400 ème émission.
    Si on se retourne en arrière, Rats d’Opéra dure depuis plus de 8 ans à raison
    d’une émission par semaine…sauf pendant l’été où nous rediffusons celles qui nous semblent les meilleures de l’année. Le titre de l’émission a été tiré d’amalgame entre « Rats de bibliothèque » et les célèbres petits élèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris. Nous avons décidé pour cette « spéciale » de mettre en valeur tous ceux qui sur ces ondes vous font partager leur amour de l’art lyrique :
    cette passion qui peut par moment devenir dévorante et un peu ennuyeuse pour qui ne l’apprécie pas. Nous avons demandé à tous ceux qui se relaient derrière ce micro à mes côtés : Alain Madella, Gille Dupont – pour l’opéra italien belcantiste- P.Stutzmann - pour les nouveautés contemporaines américaines- J.P.Héberlé - pour la comédie musicale- J.P.et D.Pister, - pour les grandes voix et les grands noms - M.F.Montfort, pour Puccini - P.Thil pour l’opéra français et pour R.Wagner et J.P.Vidit qui en est l’animateur pour l’opéra et l’actualité de l’art lyrique. Il ne faut pas oublier ceux qui travaillent dans l’ombre d’une part avec T.Desprez pour les réseaux sociaux – annoncer les émissions – et pour la technique, la mise en page et la réalisation Nicky Schneider. Nous leur avons demandé de choisir un ou deux titres et, bien évidemment, de nous donner les raisons de leur choix. Nous voulions les mettre à l’honneur car le travail qu’ils accomplissent pour ces émissions est remarquable. Ils leur consacrent beaucoup de temps. Bénévolement mais avec un
    doigt d’enthousiasme. Qu’ils en soient remerciés.
    Jean-pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr
  • Les puritains : le dernier opéra de Bellini
    L’opéra de Paris-Bastille met à son programme le dernier opéra de
    Bellini en trois actes intitulés « I puritani et I cavalieri ».
    Parallèlement, l’actualité concerne le disque puisque sort un CD
    sobrement intitulé I Puritani avec 5 clefs par Opéra Magazine.
    L'action se déroule près de Plymouth, en Angleterre au cours
    du XVII e  siècle, à l'époque d'Oliver Cromwell pendant la guerre civile
    entre les Puritains et les Royalistes. Une histoire d'amour se noue lors
    d'une rencontre entre ennemis politiques, un partisan
    des Puritains et celui des Stuart, après la décapitation du
    roi Charles I er . En clair, Elvira, fille de Lord Valton – un chef puritain –
    est amoureuse du royaliste Arturo Talbo. Riccardo a toute raisons
    d’être malheureux de ce mariage puisque nous apprenons par sa
    cavatine qu’il est lui aussi, amoureux d’Elvira. Elle a laissé éclater sa
    joie à l’annonce de l’arrivée d’Arturo rendant Riccardo fou de jalousie
    et décidé d’en découdre et se venger. Il va laisser Arturo s’enfuir avec
    la prisonnière pour mieux l’accuser de trahison. Arturo devient le
    traître et justifie la vengeance. A l’annonce de la fuite de son promis,
    Elvira perd la raison et le soupçonne d’être amoureux de celle avec
    laquelle il est parti. Cet air de la folie donne l’un des airs les plus
    célèbres de la partition avec des vocalises virtuoses. Nous allons
    changer d’interprète afin de rendre hommage à Maria Callas dont le
    moindre des mérites n’a-t-il pas été de remettre au goût du jour tout
    le répertoire du belcanto italien de la fin du 19 ème siècle. Riccardo qui
    est bouleversé par la maladie mentale d’Elvira. Ce n’est qu’en
    retrouvant Arturo qu’Elvira pourra s’apaiser. A l’acte 3, Arturo entend
    Elvira chanter leur chant d’amour et Arturo lui répond comme au
    temps de leurs premiers amours. Les deux amoureux se rejoignent.
    Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • Messager et un coup de roulis Volet 2
    Poursuivons notre découverte de l’œuvre de Jean Messager «  Coup de Roulis » sur le livret d'Albert Willemetz.
    Elle fut créée au théâtre Marigny, à Paris, le 29 septembre 1928. Nous sommes à bord du cuirassé « Montesquieu ». Les membres de l'équipage du « Montesquieu » attendent, nerveux, la feuille de permission avant de partir pour à leur retour, en manœuvres dans la Méditerranée.
    Mais le député Puy-Pradal - à la tête d'une commission d'enquête parlementaire – arrive à bord le 20 décembre – pour comprendre un accident dont le cuirassé a été victime. Puy-Pradal est accompagné de « son » secrétaire – qui est, en fait, sa fille Béatrice - mais une fois à bord, il affiche sa complète ignorance du droit maritime, enchaînant sans fin les maladresses. Après ce récapitulatif de l’acte 1 nous passons aux actes 2 qui commence par l’arrivée de l’actrice Sola Myrrhis qui a été l’amante du commandant du Montesquieu. Elle rêve de rentrer à la Comédie Française et, fine mouche, compte utiliser, à cette fin, l’appui de Puy-Pradal qu’elle va tenter de séduire.
    Dans l’acte suivant N° 3, Gerville réconcilie les amoureux et parvient à convaincre Puy-Pradal de donner son consentement au mariage de sa fille avec Kermao. Sola Myrrhis rejoindra finalement la Comédie Française, car elle a convaincu le député de la belle nature de son talent. Puy-Pradal, apprend, par un message codé et avant que le rideau ne tombe qu'il fait partie d'un nouveau remaniement ministériel. Tout est bien qui finit puisque Beatrice pourra épouser Kermao et Puy-Pradal obtient un poste ministériel. Tout est bien
    aussi qui finit en chanson grâce à la musique de Messager et aux« lyrics »  d’Albert Willemetz. Jean-Pierre Vidit .

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    59 min
  • les Contes d'Offenbach 02
    Les récits de Hoffmann - qui ont inspiré le livret de Jean-Michel Carré - traitent souvent de la dualité entre le réel et l’irréel ainsi que le thèmes des figures de l’amour – surtout – mais aussi de la folie et de l’art.
    Pendant le déroulement de cet opéra l’un des personnage – la cantatrice Stella – entre en scène pour jouer Don Giovanni de Mozart qui se terminera en même temps que notre œuvre. Mais Offenbach et son librettiste vont subtilement mêler à ces thèmes rebattus le fil de l’histoire personnelle du compositeur dans lequel il est assez facile de reconnaître des phases de sa vie. La musique, vous le verrez, varie au fur et à mesure des extraits. Elle passe d'une atmosphère légère et enjouée – presque juvénile (1 er acte) à des passages plus dramatiques (2 ème acte), pour finir dans le sombre ( 3ème acte) reflétant les émotions complexes
    des personnages. D’abord, à l’acte 1, Hoffmann est fasciné et
    subjugué par Olympia, croyant qu'elle est une femme réelle. Il chante et danse avec elle, mais découvre bientôt qu'elle n'est qu'un robot.
    Première déconvenue. Puis Hoffmann se retrouve face à Antonia un
    amour plus récent et finalement plus mature. La jeune femme,
    déchirée entre son amour pour Hoffmann et les avertissements de sa
    mère, finit par succomber à la tentation et chante, ce qui lui coûte la
    vie. Hoffmann se retrouve donc encore une fois seul et face à une
    disparition tragique. Avec l’Acte 3 nous entrons dans une autre forme
    d’amour : celui de l’amour vénal où tout – y compris les sentiments
    et bien sûr les plaisirs – s’achètent au prix fort. Gulietta vole le reflet
    d’Hoffmann, ce qui le rend vulnérable et le plonge dans la désillusion.
    Utilisé et trahi, il n'est pas en mesure de se libérer de son amour pour elle. À la fin de l'acte, Hoffmann est laissé seul et désespéré. Il se retrouve dans l’épilogue dans la taverne du Prologue pour une fois
    encore s’enivrer. Et peut-être oublier. Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr
  • Les contes d’Offenbach
    La dernière œuvre de Jacques Offenbach créée en
    1881 à l’Opéra-Comique consacre comme un compositeur reconnu
    par le public et la presse: Jacques Offenbach. Celui-ci fût longtemps
    boudé, ostracisé par les cercles des « connaisseurs » qui pour des
    motifs beaucoup moins nobles bloquaient son accession dans les
    lieux officiellement consacrés au lyrique. Un léger relent
    d’antisémitisme, un fort courant anti-allemand ainsi qu’une bonne
    rasade de rivalités vont mettre à mal celui qui est à son apogée dans
    les années 1870 et à l’affiche de nombreux théâtres. La France
    vaincue, l’empereur fait prisonnier par le Kaiser, le territoire amputé
    de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine : la France se réveille avec la
    g… de bois. Mais l’histoire commence aux alentours de 1856 alors
    qu’Offenbach récolte les succès avec en 1855 Les Deux aveugles.
    J.Michel Carré et Jules Barbier écrivent une pièce à succès qui
    s’inspire des Contes Fantastiques d’E.T.A Hoffmann dont les œuvres
    était connues dans toute l’Europe. Il est probable qu’Offenbach ait vu
    cette pièce et peut-être même imaginé en tirer un opéra. Toutefois, il
    ne donne pas suite occupé qu’il est à fournir des pièces nouvelles
    qu’on lui réclame de toutes parts. Il y reviendra 7 années avant sa
    mort et en composera la musique sur le seul livre écrit par Jules
    Barbier puisque Carré était décédé quelques années auparavant.
    Nous allons suivre au cours de cette émission le prologue. S’il a le
    mérite de nous introduire dans l’œuvre ; se posent un certain
    nombre de remarques qui permettent de localiser l’influence de
    Mozart sur la composition de Jacques Offenbach qui vouait au
    compositeur Salzbourgeois un véritable culte. On peut le constater
    dans l’air du second acte - appelé l’air de Frantz- où le domestique se
    moque de lui-même certes mais, au travers de cette moquerie, c’est
    sa maîtresse, cantatrice, qui est visée. Jean-Pierre Vidit

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr

About Rats d'Opéra

From the publisher's feed

Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…